ANACHRONISMES
RÉSULTANT D’OPINIONS ET DE TEXTES CONTRAIRES AUX PRINCIPES DE CETTE MÉTHODE.
Eusèbe établit un synchronisme entre Atlas et Criasus. /ty. 7# Suivant la disposition des généalogies, la naissance d’ATl as , xxxiv — 3 7 , correspondant à la cent-vingtième année après la naissance de Criasus , 11 — 52, on doit donc lire lasus au lieu de Criasus, et alors le synchronisme sera des plus parfaits; car Iasus, étant né, in — 4 1 • aura régné âgé de quarante ans, au degré 37 , qui correspond précisément à la naissance d’Atlas.
Eusèbe nous présente un autre synchronisme, dans p “i- 7) lequel Atlas , et lo, supposée fille de Prometheus , sont rangés comme contemporains , et rapportés à la seconde année du règne de Phorb as , 11 — 48» l’an 1 6 i 4 : maisij est ajouté que, suivant d'autres traditions, ces personnages vivoient au temps de Cecrops , ou , suivant d'autres encore, soixante ou quatre-vingt-dix ans avant Cecrops. On ne trouve ici que des élémens confus et discordans; mais ils vont s’éclaircir. 11 est à remarquer d’ailleurs que cette scholie, n'existant pas dans la version arménienne, peut avoit été introduite dans nos textes.
Atlas 1 xx*jv — 37, ne pouvoit être contemporain de
1 84 EXPLICATION MÉTHODIQUE Phorbas, dont la mort est fixée à l’an i jpo par le commencement du règne de Triopas, trente ans avant la naissance d’Atlas. Si l’on s’attache au contraire à la tradition , suivant laquelle l’Io mentionnée dans la scholie du texte d’Eusèbe datoit de soixante ans plus haut que l’cpoqup de Cecrops, on verra que, dans les sources d’où ces rapports étoient puisés, il ne s’agissoit pas d’une lo qu'aucune généalogie n’a citée comme fille de Prometheus, mais d’io fille de Piranthus, c’est-à-dire, lo Callithyia, v — 48. '
En effet, la soixantième année avant Cecrops, né xvn- 42, correspond au degré 48, l’an 1670. Or c’est précisément à ce degré que , pour tant d’autres corrélations déjà expliquées, doit naître lo Callithyia, fille de Piranthus, que quelque copiste aura aisément confondu avec Prometheus. Cette princesse aura donc été âgée de quarante-six ans à la seconde année du règne de Phorbas en 1624, et conformément au principe du synchronisme indiqué dans la même scholie par la mention faite de la correspondance d’io avec la soixantième année avant Cecrops : d’où il suit qu’ Atlas naissant, xxxiv — 37, n’aura été compris que par équivoque dans cette scholie d'Eusèbe; et l’on voit que la source de l’erreur dépend de ce que ce roi étoit effectivement contemporain d’io fille d’Iasus , dont la naissance se fixe au degré 38.
Ut. v, s Si Diodore de Sicile, s’il n’y a pas faute dans le texte , aurait placé le déluge de Deucalion sept générations après l’époque de Xanthus, fils de Triopas. Les généalogies comparées montrent au contraire que Deucalion, XLit — 4 U
DU TABLEAU GÉNÉRAL. ■ 8 j
et Xanthus, iv — 4 r , étoient parfaitement contemporains. Le Tableau peut donc servir à rectifier ies textes.
Eusèbe place le règne de Pelops sous la troisième année P*g. du règne d’ERECHTHEUS , l’an 1 4 * 7 î mais on voit que Pelops, xxxiv — 18, n’a pu naître qu’en 1370. C’est ce que prouvent les nombreux synchronismes de tous les degrés des lignes collatérales de sa postérité.
Eusèbe fixe le règne de Minos, fils d’Europa, liv — j 3 , à la trente-deuxième année du règne de Pandion I.* r , lequel règne commença l’an 1461. Ceseroit donc à l’an 1419 que Minos auroit régné; mais cette date précède sa naissance de cent dix ans, suivant les corrélations des généalogies. Il est alors évident qu’Eusèbe aura confondu Pandion I." avec Pandion II, dont le règne, en 1320, correspond effectivement à la naissance de Minos en 1328, ou qu’il aura parlé de Minos l’ancien, lvii — 25,
Eusèbe fixe la date de la promulgation des lois de Minos à la dix-neuvième année du règne de Thésée, en 1234.
Suivant ies généalogies, Minos, liv — 13, auroit eu à cette époque quatre-vingt-six ans; ce quirépondroitàl’an 1234 : mais le témoignage d’Hérodote , qui fixe la mort de Minos La. vu, durant la troisième génération antérieure àla prisedeTroie, fournit la preuve de l’anachronisme commis par Eusèbe.
Aucun des savansqui se sont occupés de la chronologie
1 86 EXPLICATION-MÉTHODIQUE des siècles les plus anciens de l’histoire grecque , n’a fait usage d’un fragment de généalogie qui pouvoit seul rétablir Anim*hm.aJ l’harmonie entre les dynasties portées dans les deux pre- ' nxx'xn. mières divisions du Tableau. Scaliger et Fréretont énoncé Acüd. dt, i m- le principe qui leur a fait considérer Arcas, xii — 27, r!!g.So XLVI1 ’ comme immédiatement fils de Nyctimus, xiii - — 5 2. Or, pour achever de démontrer la fausseté du sentiment suivi par ces illustres savans et par tous ceux qui en ont fait l’application dans leurs systèmes chronologiques , il faut développer les principaux anachronismes produits par l’opinion erronée qui fait prétendre qu’Arcas étoit immédiatement fils de Nyctimus.
A l’article viu, on a vu que Prœtus, v — 26, âgé de soixante ans , épousa Sthenebœa, xiv — 22, âgée de vingt ans; mais, suivant l’opinion contraire, Sthenebœa , qui doit être placée comme arrière-petite-fille de Callisto au degré 22, devroit remonter à 37, col. ux, suivant le degré que doit occuper Callisto, comme immédiatement fille de Lycaon -ou de Nyctimus. Comment donc Sthenebœa auroit-elie pu épouser Prœtus placé à cent dix ans de distance, au degré 26!
Prœtus est fixé à ce poinf d’après les synchronismes nombreux qui correspondent à tous les degrés de son ascendance et de la descendance de son frère. Cette remarque doit s’appliquer à tous les articles suivans; l’avertissement n’en sera plus renouvelé.
CCXCVH.
A l’article xiv, Eurysthëus, i— 1 o , épousé AntimacAe, xiii — -p; mais , dans l'opinion contraire, Antimache,
DU TABLEAU GÉNÉRAL, n 187 remontant au degré 2 6 , coi. ux, aurait épousé Eurystheus naissant au degré 10 , à cent soixante ans de distance.
CCXCVJII.
A l’article xxm, Arcas, xn — 27, épouse Leanira, xxiv — 25. Mais, dans l’opinion contraire, Arcas, considéré comme petit-fils de Nyctimus , et placé en conséquence au degré 44 > col. ux, aurait épousé Leanira à cent quatre-vingt-dix ans de distance.
A l’article xxiv , Hyperippe , xiv — 24 , fut mariée à Endtmion II, xlii — 2 j. Dans l’opinion contraire, Hyperippe , devant naître au degré 4 1 , aurait épousé Endymion à cent soixante ans de distance.
A l’article xxvi, Alcidice, xiv — 17, fut mariée à Salmoneus, fils d’Æot-us II, XLViii — ip. Dans l’opinion contraire , Alcidice , devant naître au degré 3 5 , aurait épousé Salmoneus à cent soixante ans de distance.
A l’article xxvn , Echemus , x — 8 , épousa Timandra, xxm — 6 . Dans l’opinion contraire, Echemus naîtrait au degré 2 5 , à cent soixante-et-dix ans de distance.
A l’article cxvm, Apis, fils de Jason, xi — 22, fut tué par Ætolus II , xui — 21, aux jeux funéraires qui furent célébrés en mémoire d’Azan , Xlii — 23. Dans
T raductivn
frtuu , . d" Apol lodort, tom. I/, W- 49 ».
Animadven.
ad Ejtstb. ann.
DX XXII , pag.
1 88 EXPLICATION MÉTHODIQUE l’opinion contraire , Azan seroit né au degré 4 °. col- ux ; cent quatre-vingts ans avant son meurtrier.
A l’article cxix, Stymphalus , vm — 21, fut tué en trahison par Peiops, xxxiv — 1 8. Dans l’opinion contraire, Stymphalus, devant naître au degré 38, auroit été antérieur de deux cents ans à la naissance de Peiops.
A l’article cxl, Hyllus.iii — 5, fut tuéparEcHEMus, x — 8. Dans l’opinion contraire , Echemus, devant naître au degré 25, auroit été antérieur à Hyllus de deux cents ans.
Nous avons vu, è l’article ccv, que Triptolemus , xxxvni — 27, étoit venu enseigner la culture des terres à Areas, xit — 27. Dans l’opinion contraire, Areas, devant naître au degré 44 . auroit été antérieur à Triptolème de cent soixante-et-dix ans.
Il est essentiel de remarquer ici que les élémens qui démontrent cet anachronisme , sont puisés dans le texte même de Pausanias , dont M. Clavier et d’autres savans s ’étoient autorisés pour établir qu’Arcas étoit petit-fils de Nyctimus.
Les auteurs de l’opinion que je combats , surtout Scaliger, pour rabaisser l’époque de Nyctimus à l’an 1490. prétendent que Nyctimus et Deucalion étoient contemporains, et que ce fut sous le règne du premier qu’arriva le
DU TABLEAU GÉNÉRAL. i » 9
déluge connu sous le nom du second. Mais, par l’emploi du fragment de généalogie tiré du scholiaste d’Euripide, on voit que Nïctimus a dû naître au degré xnt — $ 2 , l’an 1710, et qu'il étoit antérieur de cent quatre-vingt- un ans au déluge de Deucalion , fixé à l'an 1529 par la date exprimée dans les Marbres de Paros et dans les preuves données aux articles relatifs à cette époque fondamentale.
A l’article cclvhi , nous avons vu qu’ARAS, xxn — 3 6 , antérieur de trois générations à Pelasgus , fils d’Arcas, X — 24 , étoit, suivant Pausanias, contemporain de Prometheus, xlij — 4 }- Dans l'opinion contraire, si l’on comptoit trois générations avant Pelasgus, qui devroit être placé au degré 4 1 » col. ux , l’époque d’Arcas remonteroit cinquante ans avant la naissance de Prometheus.
Le traducteur français d’Apollodore a fixé arbitrairement l’époque de Nyctimus , de manière qu’il le suppose contemporain d’ABAS, iv — 29. Il a donc placé en conséquence à l’an 1420 l’époque d’Arcas, qu’il présente d’ailleurs comme contemporain de Danaé. Toute l’histoire se trouverait alors bouleversée, et, pour le démontrer, il suffit de l'époque d’Arcas, fixée, suivant les principes du traducteur, au degré 22, année 14*0, col. lix.
Dans cette supposition , Areas, âgé de cinquante ans au degré 22 , aurait pu épouser Leanira, xxiv — 25, âgée de trente, ans ; mais alors Pelasgus son fils , x — 24 ,
Discourt prétimin. fmg. )4‘ net. /.
Loch citât.
Uk.V, t,p.J7S
Ap. Photium , Narrai . t4-
Lii. VIH, p.
}i7> *rh).
190 EXPLICATION MÉTHODIQUE n aurait pu naître de cette Leanira , et toute la ligne descendante d’Arcas se trouverait fixée à des degrés incompatibles avec ceux des personnages qui leur sont comparés dans le Tableau. , , .
11 faut abandonner la suite de ces confrontations à la curiosité de ceux qui voudront comparer les effets du synchronisme établi entre Areas et Danaé par le traducteur français d’Apollodore, dans sa Digression sur les Pélasges et dans son Histoire des anciens temps de la Grèce , et long-temps avant lui par Scaliger et Fréret, qui n’ont jamais examiné la question dans ses détails.
La contradiction qui paraît régner entre les divers témoignages des anciens, relativement à la date de la naissance d’Endymion, montre qu’il dut exister deux rois de ce nom , dont chacun fut père d’un Ætolus différent, et que, par cette raison, l’un étoit petit-fils de l’autre. Suivant Pausanias , un Endymion eut pour filsPseon, Epeus, Ætolus , avec une fille nommée Eurycyda. Suivant les extraits de Conon, l’Endymion dont celui-ci parle n’eut qu’un fils et une fille , savoir, Ætolus et Eurypyle. Cette différence indique assez qu’il s'agit de deux Endymion très-distincts. A cette difficulté se joignent plusieurs considérations qui confirment les moyens que j’emploie pour la résoudre.
Suivant le témoignage de Strabon , un Ætolus fils d’Endymion fut chassé de l'ÉIide par Salmoneus fils d’un Æolus. La mort d’Azan fils d’Arcas, xiv — 23, a pu coïncider avec la date de cet événement ; car , suivant plusieurs auteurs, le meurtre d’Apis fils de Jason , qui a été traité à
l’article cxvih , fut indirectement cause de l’émigration de ce roi.
Ces deux indications, combinées avec la généalogie des Æolides, doivent donc fixer à l’an 1 340 l’arrivée de Salmoneus, xlviii — 1 9 , âgé de quarante ans , dans le Péloponnèse ; et c’est effectivement à cette époque environ qu’il aura épousé Alcidice, fille d’Aieus, roi d’Arcadie, xiv — 17, comme on l’a vu à l’article xxvi.
Comment ce Salmoneus, marié à Alcidice vers l’an t 340, auroit-il pu chasser un Ætolus, xlii — 28, qui, comme second arrière-petit-fils de Deucalion , dateroit nécessairement de l’an 1470. d’après les preuves multipliées de la vraie date du règne de son bisaïeut ?
Le degré que doit occuper un Ætolus , est donc fixé â l’an 1410 par le synchronisme incontestable qui le fait correspondre avec la date de la mortd’Azan, roi d’Arcadie, et avec celle d’Alcidice, fille d’Aleu*. Or, si le même nom d’Ætolus appartient à la date de l’an 1470. H en faudra conclure qu’il y eut deux Ætolus, et, par conséquent, deux Endymion, comme l'indiquent les noms différons des fils attribués , comme on l’a vu , à deux pères du même nom par Pausanias et Conoh.
La nécessité de placer un Ætolus à l’an 1 470 est démontrée aussi clairement que vient de l'être celle d’en pincer un à l’an 14 >0.
Nous avons vu , d’après l’article ccu , que cinquante ans après le déluge de Deucalion, c’est-à-dire , l'an 1 479 . Endymion, fils d’Æthlius, chassa de l’Élide Cly menus, petit-fils d’Hercules Idxus. 11 est bien évident que ce ne peut être le même que celui qui fut père de i’Ætolus
/if. y u.
Pauuxn. V t Ht t i*t- /*•
192 EXPLICATION MÉTHODIQUE chassé de l’Élide, selon Strabon, par Salmoneus, l'an i 340. 11 y a donc dans la dynastie des rois d’Ætolie une lacune de cent soixante-et-dix ans, qu’il faut remplir en répétant deux fois les noms d’Endymion et d’Ætolus, ainsique l’autorisent les exemples fréquens de semblables répétitions dans les généalogies des Deucalionides , et notamment dans la branche même que nous allons faire connoître , et où se trouvent deux Oxylus incontestables.
Strabon rapporte une inscription gravée sur la base d’une statue d’Oxylus élevée dans la place publique d’Élis , et suivant laquelle ce petit-fils de Thoas étoit le dixième descendant d’Endymion par Ætolus. Cette énumération remonte ainsi : Oxylus II, xlviji — 1 , Hæmon, Thoas, Andrsemon , Oxylus I. er , Protogenia, Calydon, Ætolus II, Endymion II, Ætolus I. er , dixième degré désigné xlii — 28.
Le degré d’un premier Endymion , déjà fixé par ses rapports avec Clymenus et Deucalion , se trouve donc confirmé par l’énumération comprise dans l’inscription citée par Strabon; les degrés d’un autre Endymion, celui d’un autre Ætolus, sont également fixés dans l’énumération différente de la même ligne par Pausanias. Oxylus, xlvjii — t , étoit fils d’Hæmon fils de Thoas; ce Thoas, qui étoit associé aux fils d’Atrée pour renverser le trône de Priant, remontoit, à la sixième génération, jusqu’à un Ætolus fils d’Endymion , xlii — 22. Il est donc démontré, comme également incontestable, qu’il y eut un Endymion fils d’Æthlius au degré xlii — 3 1 , et un Ætolus au degré xlii — 28 ; un autre Endymion au degré xlii — 25, et un Ætolus au degré xlii — 22. Le principe sur lequel
DU TABLEAU GÉNÉRAL. , 9i
est établie la construction Je cette partie de mon Tableau, n’est donc pas le résultat d’une supposition arbitraire.
II ne nous reste plus que d’en poursuivre la démonstration par une preuve tirée des anachronismes qui dériveroient de l’usage commun de réduire la même généalogie aux huit degrés suivans, savoir: Endymion, Ætolus, Calydon, Protogenia, Oxylus, Andræmon, Thoas, Ha> mon , Oxylus. Or c’est dans l'accord même que présente le tableau de la dynastie des Inachides , que nous allons puiser les preuves des anachronismes qui résulteroient de la réduction contraire à la disposition que nous avons adoptée pour la construction de cette ligne directe des Deucalionides.
Pausanias s’exprime ainsi relativement à la généalogie d’Endymion : « Le premierqui régnasur cette terre (l’Élide), fut Æthlius, fils de Jupiter et de Protogenia, fille de » Deucalion. Les fables disent qu’il fut aimé de la Lune, » dont il eut cinquante filles ; mais les traditions histo- » riques portent qu’Endymion n’eut que trois fils, savoir, » Paeon , Epeus et Ætolus, avec une fille nommée Eu- » rycyda. Ces enfans lui naquirent , soit d’Asterodia , » sa femme (xuv — 3 1 ), soit de Chromia, fille d’Itonus " ( XL — 30) et petite-fille d’Amphictyon , soit enfin » d’Hyperippe , fille d’Arcas ( xiv — 24); car, sur ce • point , les traditions sont diverses. »
Pausanias ne pouvoit mieux confirmer , quoiqu’indirectement , 1 ? nécessité de reconnoître deux Endymion différens dans la ligne de Deucalion. A l’exception
Bb
Ci. mtr, trad.
tTApcllod t. U, p. j44 . itou if.
PüMUUt. V, /,
iy 4 EXPLICATION MÉTHODIQUE d’Asterodia, dont nous ne connoissons pas la généalogie , les deux autres, savoir, Chromia et Hyperippe, ont épousé deux Endymion nécessairement différens. Pausanias paroît les avoir confondus en un seul ; mais nous les avons fait distinguer dans les articles xxiv et lviii.
Pausanias , ayant d'ailleurs supposé faussement qu’ Areas étoit petit-fils de Lycaon , et que Lycaon étoit contemporain de Cecrops , ne pouvoit s'apercevoir de l’anachronisme qui serait résulté de sa supposition , lorsqu'il fâisoit épouser Hyperippe. xiv — 24 . fille d’Arcas, par Endymion fils d’Æthlius , xlii — 31, malgré la distance de soixante-et-dix ans entre la naissance des deux époux. Cet anachronisme palpable et confirmé par la multitude des synchronismes qui assurent ces deux points de comparaison , se tourne donc en preuve de la nécessité d’admettre l’Endymion II.
La nécessité d’admettre, en outre , l’Endymion I. cr , résulte du mariage de Chromia, XL — 30 , fille d’Itonus, et petite-fille d’Amphictyon , cousine, au quatrième degré , du premier. En effet, supposé que cette princesse ait été mère d’ÆxoLUS, xlji — 28, elle ne pouvoit l’être d’EPEus, xlv — 20 ; car , dans cette supposition , Pausanias aurait commis un anachronisme de cent ans entre la naissance jle Chromia et celle d’Epeus supposé son fils.
Mais, comme l’époque d’Epeus est historiquement fixée au degré xlv — 20 par le meurtre qu’il commit aux
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jeux funèbres qui furent célébrés pour la mort d'AzxN, roi d’Arcadie, xm — 23 , il s'ensuivroit un anachronisme de cinquante ans entre la naissance d’Epeus et l’âge même de soixante ans auquel on pourrait supposer qu’Endymion l. cr , fils d’Æthlius , aurait été père de cet Epeus.
La même nécessité d'admettre deux Æolus dans la postérité d’Hellen se démontre d’un autre côté d’après les synchronismes formés par les mariages d'Ino fille deCadmus, vu — 29 , avec Athamas fils ifÆolus F.”, lui — 31 (art. xvii ); d’Æthlius, xlii — 34. avec Calyce fille d'Æolus, lu — 3 3 (art. lvii) ; de Creusa fille d’Erechtheus, xv — 3 .x, avec Xuthus, tii — 23, descendant d’Æolus au quatrième degré*, comme frère d’un autre Æolus , fils «fHIppotes; par le mariage de Salmoneus, xlvii — ip, avec Aicidice , fille d'Aleus , xiv — 1 7 ( art. xxvi ) ; par le mariage de Procris , fille de Pandion II , xix — 13, avec Cephalus, fils de Deion , xux — 14 (art. xxxi); par le mariage de Pleuron, filsd’Ætolus, xlii — 19, qui épousa Xanthippe, fille de Dorus, lv — 19 (art. lix); enfin par tous les synchronismes qui fixent les degrés d’ion , de Sarpedon, de Minos II , d’Androgeus , de Catreus, de Chryses , d’Ariana , de Phædra , d’Ærope , de Molus , de Sthenelus et d’AIccus, qui sont cités dans les dîfférens articles des trois premières sections. Au reste , notre confrère M. Saint- Martin éclaircira sans doute bien mieux cette généalogie dilficultueuse dans le travail qu’il prépare sur la chronologie positive.
Bb 2
Sckol. in Homcr. IliaJ. XIII, y. 66j.
i p(S EXPLICATION MÉTHO DIQUE DOUZIÈME SECTION.