‹ Excursions archéologiques en GrèceChapitre 48 sur 53 · Rayet, Études d'archéologie et d^art, p · texte numérisé non relu

Rayet, Études d'archéologie et d^art, p

et des guirlandes; ici une haute Stéphane d*or se dresse sur le devant de la tête ; là les cheveux sont soutenus par un réseau de rubans et de fils d'or; ailleurs des couronnes dorées s'entremêlent à la chevelure, et de longues épingles de métal soutiennent le savant édifice, construit à grand renfort de fers chauds et de cosmétiques. On conçoit quelle était, dans cette société, Timportance du coiffeur qui édifiait ces merveilles; les boutiques de ces industriels, toujours remplies d'élégants et d'oisifs, étaient le rendez-vous de tous les nouvellistes de la ville. On y causait tout le long du jour des menus bruits de la cité et des grands intérêts de la politique, et le maître du lieu donnait le ton et l'exemple avec une faconde intarissable. On rapporte à ce propos une spirituelle réponse du roi Archélaos. Comme un coiffeur bavard lui demandait, en lui endossant le peignoir : « Comment faut-il te tailler les cheveux, ô roi? — En silence », répondit le prince.

D'autres accessoires complétaient la toilette. Sur le sommet de la tête on posait un chapeau rond, presque plat, et surmonté d'une pointe ; à la main on prenait l'éventail en forme de feuille de lotus, généralement peint en bleu clair; aux bras, aux mains, on attachait les bijoux. d'or; enfin le fard et l'antimoine servaient à faire la figure, et de savantes mixtures donnaient aux cheveux une belle teinte d'un fauve doré qui rappelle le blond vénitien. On pouvait alors se montrer en public, le miroir au côté, la démarche preste et vive, dans la grâce légère et la coquetterie savante de ces ajustements.

Nous ne pouvons, dans cette revue sommaire, mentionner qu'en passant bien d'autres figurines encore, non moins jolies, non moins élégantes : telles sont ces

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jongleuses faisant les tours les plus variés, ces musiciennes gonflant leurs joues pour faire résonner la double flûte, ou jouant de la harpe et du tambour do basque, ces danseuses exécutant des pas brillants au son des crotales et du tympanon, et tout ce peuple de belles élégantes, à la physionomie souriante, au regard mutin, à la toilette pleine d'exquises séductions. C'est à ces merveilles de goût, de fantaisie et de grâce piquante que s'est amusé le génie de la Grèce du IV* siècle, et c'est par ces incomparables qualités, par cet air tout moderne que les jolies figurines sorties des nécropoles ont séduit notre siècle et mérité une gloire inattendue aux humbles coroplastes de Tanagra en Héolie.

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PllÉFACE.

INTRODUCTION. — Les découvertes de l'arcuéolouib au Za9 SIÈCLE I

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