PARTIE I. — LIVRE II
tables forêts vierges. La côte, depuis le golfe d'Ambracie jusqu'à l'Achéloiis est élevée , privée de ports et forme des terrasses plantées d'oliviers ou garnies d'arbres. A partir de l'Achéloùs, le littoral est, au contraire, plat et marécageux , bordé , à distance , de monts qu'il n'est pas aisé de franchir. Sur le versant de la mer Egée, la péninsule hellénique, entre le golfe de Corinthe et la mer Saronique , d'une part , la mer d'Eubée , de l'autre, se resserre tellement qu'elle n'est plus qu'une chaîne de montagnes épaisses, où Ton remarque le Parnasse (1,800 mètres), l'Hélicon (1,400 mètres) et le Cithéron (1,300 mètres). Les deux versants étroits de cette chaîne sont la Locride , la Phocide , la Béotie et l'Attique.
Dans la Phocide, le bassin du Sperchius , qui descend d'une prolongation du Pinde, le mont Tymphrestus, dans une gorge profonde, ouverte vers Hypate , est encaissé , au nord , par le mont Othrys. Cette montagne le sépare du magnifique bassin du Pénée (130 kilomètres de longueur), dont l'issue est si célèbre sous le nom de vallée ^ de Tempe. Au midi , le bassin est fermé par le mont Œta, chaîne d'une notable
paisseur, atleignant jusffu'à 1,200 mètres. La allée du Sperchius, riche en blé, en maïs, en otoD, en mûriers, en vignes, montrerait seule i qu'il faut penser de la stérilité attribuée à )ute la Grèce par les voyageurs qui n'ont vu ne la côte de l'Attique. Les dernières pentes de (Ëta laissent seulement le long du golfe ^^• aque un défilé étroit , devenu fameux sous le om de Thermopyles. C'est là que Léonidas , et e nos jours Ulysse, soulinreat contre les barares qui voulaient s'avancer au midi , des luttes ui ont immortalisé leur nom.
Entre la mer d'Eubée, le golfe de Corinlhe et , mer Saronique , la presqu'île hellénique ne irme qu'un plateau étroit et escarpé, nommé éotie, envahi en partie par le lac Copaïs, situé a centre. Ce lac, qui reçoit leCéphise béotien, iramunique avec la mer par des canaux soutertins, La péninsule, en se rétrécissant de plus iplus, aboutit à l'Attique, dont le promon- )ire Sunium est l'extrémité méridionale.
La cbaîne souvent brisée qui , après s'être déchée du Tymphrestus, dans la Doride, courtâ Orient, en comprenant le Parnasse, l'Hélicon,
Cithéron, le Parnès, le Pentélique et l'Hy-