‹ Excursions en Roumélie et en MoréeChapitre 297 sur 339 · PARTIE V. — LIVRE II · texte numérisé non relu

PARTIE V. — LIVRE II

de leurs manifestations fluidiques WY n'est donc pas invraisemblable que le roi y catholique convaincu, ne se soit pas montré plus difficile à persuader que les RR. PP. Lacordaire et Ventura, les évêques et les journaux catholiques*. Ainsi s'expliquerait comment, lorsque pour la première fois , depuis qu'il régnait , la Russie et l'Autriche suivaient une pqjitique opposée , il se serait décidé contre des amis dont ses déceptions l'auraient promptement et complètement rapproché.

Si l'apologie du roi Othon écrite par M. R. de Coarcy n'avait pas eu une si grande publicité, je n'aurais pas cru absolument nécessaire d'énumèrer les griefs de l'opposition. Mais pour que l'Occident se fasse une juste idée des causes delà révolution d'octobre, il est indispensable qu'on entende divers représentants de cette opposition. D'après ce que j'ai dit dans le cours de cet ouvrage, on verra sans peine ce qui me parait fondé dans les réclamations des adversaires du gouverne-

^ Comp. G. des Mousseaux , Mœurs des démons ou esprits visiteurs,

• Voy. YUnion, VUnivers, la Ga%ette de France^ etc. de cette époque.

590 l'insurrection de naupli.

ment, et ce qui me semble sujet à contestation. Si, par exemple, la nation peut raisonnablement reprocher au roi de n'avoir point, malgré les promesses de la Charte , assuré par l'inamovibilité l'indépendance de la magistrature, il est difficile^ d'un autre côté, de lui faire un crime du parti qu'il a pris dans les complications multipliées de la guerre d'Qrient. L'entraînement était tellement général parmi ses sujets , et les Hellènes de tous les partis se montraient si pressés d'aider les Russes à détruire l'empire des sultans , qu'il eût été difficile au chef de l'État de faire prévaloir la poUtique de neutralité ado)itée par les Serbes. Moi qui personnellement étais d'avis que la Grèce ne pouvait, quand les vainqueurs deNavarin en venaientaux mains, prendre, sans les plus graves inconvénients, parti pour une des puissances protectrices , j'ai dû me résigner à voir ces sages conseils, inspirés par le plus sincère philhellénisme , interprétés avec une malveillance acharnée par certaines gens qui comprennent aujourd'hui toute l'imprudence de leurs manifestations d'alors. Les réfugiés de Naupli auraient donc bien fait de ne point rendre le roi responsable d'une erreur qui fut celle de

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