ILES
c C'est nous snrtoiit gens mariés , dit tristement un des personnages dn poète comiqoe, qne les dieux se plaisent a rainer, nous sommes tonjours obligés de chômer quelque fête ! » Les fêtes d'Adonis étaient spécialement recherchées par les femmes de la Grèce , surtout à Athènes. La légende, que chacun connait, exprimait la tristesse profonde de la nature, lorsque le Soleil , son amant, paraît la quitter pour réchauffer un autre monde. Tant de joies sont brusquement étouffées dans les larmes, tant d'existences sont subitement flétries par la douleur ou le désenchantement, que de pareilles solennités arracheront toujours des torrents de pleurs à un sexe qu'impressionnent vivement les représentations dramatiques pareilles à celles qu'on faisait dans les fêtes d'Adonis. Le spirituel Lucien , dans son écrit De la déesse syrienne , nous a laissé un curieux tableau des Adonidies. L'image du dieu mort était placée sur un catafalque colossal, usage qui aura probablement inspiré aux Hellènes Vépitaphe du Vendredi-Saint. Les femmes, vêtues de deuil et les cheveux épars , passaient la nuit devant leur maison en prodiguant les signes de la plus profonde désolation. € Pleuré