PARTIE m. — LIVRE I
din et Dubois d'Amiens , sur les maladies mentales, la catalepsie et Thystérie. C'est ainsi que les éléments les plus subtils du paganisme se sont glissés dans les rangs des adorateurs de TEsprit , et que les flèches de Taveugle Éros ont frappé au hasard dans le camp de ceux qui renversaient ses autels, des coups assez terribles pour attester la puissance du perfide compagnon de l'épouse d'Héphaestos.
La Grèce n'avait pas attendu l'avènement du christianisme pour donner à la sensibilité féminine quelques-uns de ces aliments équivoques , où la mélancolie religieuse se mêle avec des impressions d'un tout autre genre. Ârès, père d'Éros — si l'on en croit Simonide — ne fut pas le seul personnage qui rendit Aphrodite infidèle. Les arts et la poésie ont popularisé ses amours avec Adonis. Adonis , dieu syro-phénicien, était une de ces divinités étrangères dont le culte s'introduisait si aisément, grâce au goût pour les modes étrangères que Strabon reprochait aux Athéniens , et à la passion des femmes grecques pour les dévotions variées et multipliées, passion constatée par Platon, par Plutarque, par Strabon et par Ménandre.