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CHAPITRE lY. — THERMODYNAMIQUE. l

surchauffe ou condensation, tandis que Tinverse a lieu pour la vapeur d'éther.

Le fait de la condensation de la vapeur d'eau dans la détente a élé découvert par MM. Clausius et Rankine, par des méthodes d'investigation théorique. M. Bertrand montre très clairement comment ce phénomène se produit.

« La vapeur se dilate dans le cylindre d'une machine à vapeur. La dilatation est une cause de refroidissement. Le refroidissement tend à condenser la vapeur. D'un autre côté, l'accroissement de volume permet au même poids de vapeur de rester à l'état de saturation à une température moindre. Deux effets contraires sont donc en présence. Lequel des

deux l'emportera? On avait cru, sur la foi de Watt, à

une compensation parfaite : la vapeur, refroidie par l'expansion, devait saturer, à chaque instant, l'espace occupé par elle. Quand, après le travail d'une machine, on trouvait de l'eau dans le cylindre, on la croyait sortie de la chaudière et entraînée mécaniquement ». i^^ d'air à i5o* et 5»^™ de pression, se dilatant jusqu'à ce que sa tension soit devenue égale à l'atmosphère, se refroidit de 210° ; le même poids de vapeur d'eau saturée, pris dans les mêmes conditions de température et de pression, ne perdrait que 5o% puisque sa température tombe à ioo« à la pression de l'atmosphère. Cette moindre chute de température tient à une condensation de vapeur ; la fonction U diminue par la substitution d'un liquide à la vapeur; cette condensation s'explique donc aisément. Si pour quelques vapeurs il y a compensation ou un phénomène inverse, il faut en chercher la cause dans les chaleurs spécifiques.

Il nous reste à dire un mot des vapeurs surchauffées : ne nous occupons que de la vapeur d'eau.

Les propriétés de la vapeur d'eau surchauffée sont mal connues; mais on sait qu'elle suit à peu près les lois de Ma-

riotte et de Gay-Lussac ; toutefois a, au lieu d'être égal à — 5?

paraît, d'après M. Hirn, plus voisin de -r-- Admettons ce

chiffre. Sa chaleur spécifique à pression constante est égale à 0,48.

l66 LIVRE II. — CHALEUR.

Nous pouvons écrire (36) pv=ip^çQ{i~i-at) = ^^{2DO-^l)—^{2oo-^l);

To est connu; prenons-le égal à t,65i.

Il vient donc, à loo^ C,

20O -+- JOO

A une température suffisamment élevée, on aurait

C'est une valeur limite; dans ce cas, on pourrait écrire

jor=:RT(»).

Le programme de l'élude des vapeurs surchauffées est le même que celui de l'étude des gaz.

Le rapport y des chaleurs spécifiques égale i,3o.

(*) M. Herwig a présenté les mêmes résultats d'une manière difîereiite: il considère R comme variable au voisinage de la saturation et tendant vers une valeur limite constante, qui est atteinte à 325'» C.

GBÀPITRE IV.

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