CHAPITRE IV. — THERMODYNAMIQUE
dépensé suivant Tadiabatique de compression, de telle sorte <|ue toute la transformation utile de chaleur en énergie s'effectue suivant l'isothermique supérieure; il en est de même dans les cycles considérés, puisque les quantités de chaleur absorbées et dégagées sur les isodiabatiques sont égales, et que c'est encore sur les isothermiques que se produit utilement la conversion de la chaleur en travail. Il est dès lors évident qu'on aura, comme pour le cycle de Carnot,
On peut prendre arbitrairement une des lignes de transformation : l'autre est nécessairement déterminée par la condition imposée. On démontre sans peine que les deux lignes répondent à une équation de même nature.
Pour juger de la valeur économique et théorique d'un cycle proposé, il convient de comparer le travail qu'il donne effectivement au travail maximum disponible.
On peut encore calculer d'abord le coefficient économique d'un moteur parcourant le cycle proposé, puis le comparer au coefficient économique du cycle de Carnot, entre les mêmes limites de température.
Le résultat de la comparaison du travail effectif au travail disponible, ou bien le rapport des deux coefficients économiques, donne le rendement générique de la machine thermique. C'est ce rendement générique qui caractérise la machine; c'est par lui qu'on peut juger de la valeur relative de deux cycles.
Nous désignerons le rendement générique par la lettre p'.
La connaissance du rendement générique d'une machine n'est pas encore suffisante dans la pratique, car la note qui en résulte est incomplète à certains égards. En effet, on ne recueille pas tout le travail brut appliqué sur les pistons des moteurs; par suite du frottement, des chocs, de l'inertie et de toutes les résistances passives des organes mécaniques, il se perd une portion du travail fourni par la conversion du calorique et Ton ne trouve sur l'arbre de couche qu'une fraction du travail brut emmagasiné par le piston. Le travail dispo- W. 12
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nîble sur Tarbre de couclie se mesure au frein de Prony; il est immédiatement utilisable; le travail disponible sur le piston s'évalue par l'indicateur de Watt et il s'appelle le travail indiqué. Le rapport entre le travail indiqué et le travail réellement utilisable sur Tarbre moteur constitue le rendement pratique de la machine. C'est ce rendement qui frappe le plus vivement les esprits, parce que sa notion, facilement accessible, semble moins théorique et par là même plus industrielle. En réalité, le rendement pratique ne dépend que de la construction plus ou moins parfaite et de Tagencement plus ou moins ingénieux des organes. Ce rendement n*est pas caractéristique d'un type de machines à feu; il dépend des conditions particulières de telle ou telle machine spécialement considérée.
Nous avons insisté sur ces considérations qui doivent être familières aux physiciens.
81. Calculer le travail niaœimum que peut produire une calorie prise à une source dont la température est de i5o<»C.
Pour produire 425*^8™, il faudrait que Ton pût disposer d'un réfrigérant au zéro absolu. C'est aussi impossible, mais ce serait tout aussi nécessaire, que d'atteindre le centre de notre globe pour actualiser toute l'énergie d'une chute d'eau.
82. Étant donné un cycle quelconque ABCD {Jig. 33), reconnaître la période pendant laquelle on cède de la chaleur au corps et celle pendant laquelle on lui en soustrait.
Il suffit pour cela de construire deux couples d'isothermes et d'adiabatiques tangentes au cycle proposé; de A en C il y a transmission de calorique, tandis qu'on en reprend de C en A par 1).