ÉLECTROCLNÉTIQUE OU PROPAGATION ET ÉNERGIE DES COURANTS
Quand on établit une communication entre deux conducteurs maintenus à des potentiels différents, il se produit entre eux un flux d'électricité, c'est-à-dire un courant : sa cause est l'inégalité de niveau des deux conducteurs; son intensité, c'est-à-dire la quantité d'électricité qui passe dans l'unité de temps, est proportionnelle à cette différence de potentiel, qu'on appelle la force électromotrice; elle varie d'autre part en raison inverse de la résistance du circuit. Cette loi a été formulée par Ohm, en appliquant à l'électricité les résultats obtenus par Fourier dans l'étude de la propagation du calorique :
La force électromotrice E est une constante du générateur; la résistance R est égale à — ; elle est donc proportionnelle à la longueur du fil conjonctif, en raison inverse de sa section et elle varie avec -> qui est la résistance spécifique de la matière du conducteur, c'est-à-dire la résistance d'un cube, de i<=™ de côté, entre ses faces opposées : c est la conductibilité spécifique de la substance.
Le potentiel décroît en progression arithmétique le long du fil, dans le sens de la propagation du courant; la courbe des potentiels est représentée géométriquement par la ligne droite AB {fig- 65), entre les deux pôles de la source aux ni-
veaux — V cl -H V. Les polenliels sont rapportés au potentiel moyen de la Terre, pris comme zéro de Téchelle. Dans un
Fig. 65.
conducteur homogène, dont Tcxtrémilé B est à la Terre, le potentiel varie d'un point M {fig> 66) à un autre point N pro-
Fig. 66.
portionnellement à la distance qui sépare ces points de l'extrémilé B. Le potentiel au pôle A se rapprochera d'autant plus de la force éleciromotricc E de la source que la résistance intérieure r de cette source sera moindre relativement à R, la résistance du conducteur.
Supposons qu'un courant se ramifie en plusieurs autres, de résistance R', R', R*^, . . ., la résistance x du conducteur unique pouvant les remplacer tous est égale à l'inverse de la somme des réciproques des résistances des circuits partiels :