‹ Exercices de physique et applications préparatoires à la licenceChapitre 164 sur 293 · CHAPITRE III. — ÉLECTROCINÊTIQUE. 27 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — ÉLECTROCINÊTIQUE. 27 I

On peut dire aussi que la conduclibililé du faisceau est égale à la somme des conductibilités des fils qui le composent, car

:ï-^iV ^ îr ^ [^//r + •

S'il n*y a que deux dérivations,

H'-hir

Appelant I l'intensité du courant dans le circuit principal, r, P, ... les intensités dans les deux circuits dérives, on a

r ir V ~ R' '

Un s/iuni de résistance S étant intercalé entre les bornes d'un galvanomètre de résistance G, le pouvoir multiplicaleur du shunt, c'est-à-dire le coefficient par lequel il faut multiplier rintensité observée pour connaître Tintensité du courant total, est égal à

(3 bis) n =: —

Pour obtenir un pouvoir multiplicateur donné /i, on fera donc

soit

^, G Ct il

S = — =: — = pour /e := 10 zirioo = looo.

La résistance totale x du shunt ct du galvanomètre se calcule de môme :

GS

Les lois (le Kirchhoff permellent de traiter complètement le problème générai des dérivations :

Première loi. — Lorsque plusieurs conducteurs aboutissent à un même point, la somme des intensités des courants qui traversent ce point est nulle.

Deuxième loi, — Pour toute figure fermée d'un réseau y la somme du produit des intensités des courants par les résistances des circuits est égale à la somme des forces électromotrices comprises dans la figure fermée,

(5) ilR^iE.

M. Bosscha a déduit de ces lois deux corollaires qu*il est utile de connaître :

i« Si rintensité du courant est nulle dans une branche d'un circuit, on ne change pas le régime du système en faisant varier la résistance de celle branche de zéro à Tinfini.

2° Lorsqu'il se trouve dans le système deux conducteurs A et B tels qu'une force électromotrice placée en A n'envoie aucun courant en B, on peut faire varier la résistance de A de zéro à l'infini sans changer le régime en B.

Nous avons supposé jusqu'ici un isolement du conducteur suffisamment parfait pour écarter toute déperdition latérale; mais, s'il y avait une perte par la surface, nous appliquerions l'équation de Fourier relative à la propagation de la chaleur dans une barre, et nous trouverions

(6) Vz=AeP^4-Be-?-';

si ce fil était indéfini, la constante A serait nulle (comme en chaleur), et il viendrait

V^Be-P'.

L'état variable du courant, qui précède l'établissement du régime permanent, soulève des problèmes fort difficiles, qu'on résout encore par les formules de Fourier; mais les in-

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