CHAPITRE m. — fiLBGTROGINfiTIQUB. 2y
binaison de Félectrolyte (égale à sa chaleur de décomposition) était supérieure à la chaleur équivalente à Ténergie du courant. Une pile de Volta ne saurait décomposer Teau.
Nous plaçant à un autre point de vue, nous dirons que la décomposition d'un électrolyte n*est possible que si la différence de potentiel, établie par le courant entre les électrodes, est supérieure à la force électromotrice inverse de Félectrolyte, c'est-à-dire à la polarisation des électrodes* Le dépôt sur les lames des éléments de Télectrolyte suffit pour expliquer le phénomène de la polarisation. Les électrodes polarisées sont de véritables condensateurs, dont la capacité dépend de leur état et de leurs dimensions; la force éiectromotrice du courant secondaire, produit par leur décharge, dépend au contraire de la nature des éléments qui se recombinent. La quantité d'électricité restituée pendant la durée du courant secondaire est égale à celle qu'il a fallu dépenser pour polariser les électrodes. Toute la théorie des accumulateurs est renfermée dans ce peu de mots.
Dans la décomposition des électrolytes complexes, les corps qui se dégagent aux électrodes sont ceux dont la libération exige le moins d'énergie : cette loi, dite loideSprague, est la réciproque de la loi du travail maximum formulée par M. Berlhelot.
Nous avons supposé jusqu'ici que les divers points des circuits considérés étaient maintenus à une même température : il nous reste à parler des phénomènes thermo-électriques.
Un circuit métallique, formé d'éléments hétérogènes, est traversé par un courant, lorsque ses différents points sont à des températures différentes : c'est ainsi qu'on obtient des couples thermo-électriques, en soudant entre eux divers métaux constituant un circuit fermé.
La force électromotrice d'un couple dépend de la nature des métaux au contact; mais il est indifférent que ces métaux soient reliés directement ou par l'intermédiaire d'un conducteur quelconque.
Les forces thermo - électromotrices sont fonction de la différence de température des soudures, et elles constituent un caractère spécifique pour chaque couple. Toutefois, on remarque que si une des soudures est maintenue à une tem-
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pérature constante, et que l'on élève progressivement la température de Tautre soudure , la force électromotrice augmente généralement jusqu'à ce qu'elle atteigne un maximum; elle diminue ensuite jusqu'à zéro et change de signe. Cette interversion est une nouvelle caractéristique de la nature des métaux.
Pour un couple présentant une différence dt de température, on observe une différence rfE de force électromotrice, qui est égale à une certaine fonction de la température 9(^), à laquelle Sir W. Thomson a donné le nom d^ pouvoir thermoélectrique. Le pouvoir thermo-électrique de deux métaux, à une température t, est égal à la différence des pouvoirs thermo-électriques de chacun d'eux par rapport à un troisième métal. On rapporte généralement les pouvoirs au plomb.
Thomson a introduit une autre considération, qui est fort utile; il a appelé chaleur spécifique d'électricité un coefficient cr, variable avec la température, caractéristique pour chaque métal, et qui représente la différence de potentiel créée par une variation de température égale à l'unité pour un courant d'une unité. M. Tait a démontré que la chaleur spécifique d'électricité est proportionnelle à la température absolue T.
On appelle point neutre de deux métaux la température pour laquelle leurs pouvoirs thermo-électriques sont égaux : il n'y a plus de courant, lorsque la moyenne des températures des soudures est égale à la température du point neutre; le courant s'intervertit donc au point neutre.
Le phénomène de Peltier établit une relation entre les actions thermo-électriques et les dégagements de calorique produits par les courants, par application du principe de la conservation de Ténergie. £n appelant n la quantité de chaleur positive ou négative dégagée par seconde à chaque soudure en vertu de l'effet Peltier, par l'unité de courant, on trouve que / X iT T <Œ
dans cette formule, T est la température absolue e\,--=dï
est la force électromotrice du couple pour une différence cfT