CHAPITRE I. — OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE
Admettons que ABC {fig, loi) soit le prisme satisfaisant à cette condition; appelons i Tangle d'incidence d'un faisceau
parallèle de lumière blanche, i' l'angle d'émergence d'un rayon simple de couleur quelconque, pour laquelle l'indice de réfraction a une valeur n.
On voit sans peine que
r-^Ar=/'^B, d'où
r'=A — B-h/et
sini'" /isin(A— B H-r).
Mais
sin « = /i sin r.
Donc
sint'= cos(A — B)sin« 4- sin(A — B)v^/i*— sin*/.
Pour qu'il n'y ait pas de dispersion, il faut que l'angle V soit indépendant de n, c'est-à-dire que A soit égal à B.
La condition cherchée est donc que le prisme soit isoscèle : cette propriété, bien connue des constructeurs, est utilisée dans les instruments d'Optique où ces prismes font office de miroirs.
17. On veut achromatiser une lentille convergente de crown par une lentille biconcave de jlint lourd pour les raies D e^ F : les rayons R et R' de la lentille de crov^m sont i™,2o et 2'°^fSo; calculer le rayon R' extérieur de la lentille de Jlint, et dire si le système est convergent ou divergent. W. 28
Nous aurons
/If — /l'i) 1 ,6347 — ' ,6224
Donc
Mais
fif — /*D i,523i — 1,5172
an II
I __ J[ji i.J>8\
~ (R'—R X 1,08) ~~ 2,00 — 1,29 Le signe du système dépend de la divergence de la seconde lentille; car, ainsi que nous l'avons dit, ==2-- — — — —. Or nous avons, pour la radiation F,
~-(«K-.)(^ + ^)-(«r-.)(iJ;+^}
La radiation D donnerait une équation de même forme et nous aurions, par soustraction membre à membre,
^=(«r-«o)(è+^,)-(«r-«L)(^-hi).
Éliminons ^, -\ — entre ces deux relations, et il viendra R' jr
p --(/iF— ,!,>)+ -^ 1 .
F ' VR I^ / \/«K — /«D /iF— nij
On voit sans peine que la lentille convergente étant de crown, qui est le verre le moins dispersif, le système achromatique doit être convergent, car le terme entre parenthèses
prend le signe de ^^~—.
/iK-^/lD