CHAPITRE VIL
SUR l'emploi des pronoms en général.
(V. Grammaire, n°s 416 à 421 inclusivement.^
'{ L'élève, en transcrivant les phrases suivantes, aura jpgard à ^observation que nous avons placée en tète du chapitre IV de cette seconde partie 9 et à la note a de la page 42.
Si nous n'avions pas tant d'orgueil (un si grand orgueil),
nous parlerions moins de celui des autres. — Il est rare d'entendre (la) raison dans un âge où Ton se fait quelquefois un mérite de ne pas la consulter. — Les hommes aiment à rendre justice aux morts (416), soit qu'ils se flattent de l'espérance qu'on la leur rendra un jour, soit qu'ils aiment naturellement la vérité. — La politesse exige qu'on prête attention à ce qu'on nous dit (418). — Hypéride a imité Démosthène dans les endroits où il (celui-ci) s'est montré : le plus éloquent (419). — On s'ennu.. presque toujours dans la société des personnes avec lesquel.. il n'est pas permis de s'ennuyer. — Il y a dans Dieu une sagesse et une puissance infinie., sans laquelle (lesquelles) on ne saurait le concevoir. — Condé avait un courage, une intrépidité auxquels (à laquelle) rien ne résistait. — II faut en tout faire la part du temps ou du hasard au.. quel., il est juste d'attribuer la plupart de nos succès. — L'homme prudent sait demander conseil et le suivre (416). — L'homme qui craint Dieu, qui connaît les moindres secrets de nos cœurs, ne fait rien qui soit contraire à la vertu (418). — L'empereur Théodose fut mis en (soumis à une) pénitence publique par saint Ambroise, et elle dura jusqu'à ce qu'il se fût hu-i milié devant Dieu et devant les hommes. — On n'estime guère que les qualités qu'on admire en nous (41 8). — François Ier érigea Vendôme en duché-pairie, en faveur de Charles de Bourbon ; il (le) mena ensuite (celui-ci) en Italie, où il (le duc) se comporta vaillamment. Quand le roi (il) fut fait prisonnier à la bataille de Pavie, il (Charles) ne voulut point accepter la régence ; cependant il ne cessa pas de travailler à la délivrance du roi, et il continua à le bien servir, quand il (François Ier) fut rendu à ses sujets (418). — Les hommes les plus avides de plaisirs connaissent rarement celui que fait goûter une bonne action (416). l'homme de bien doit son assistance à tout infortuné, lors même qu'il (celui-ci) est son ennemi (419.) — Dans les pre-1 miers âges du monde, chaque père de famille gouvernait la sienne avec un pouvoir absolu (399). — Quand mes frères sont venus me voir, je leur., ai dit (421) les sujets de mé-i contentement que j'avais contre eux. — On n'aime pas à donner des louanges qui sont comme des aveux de la supériorité qu'on a sur nous (418). — Peu de temps après la mort d'Auguste (dont le peuple romain fui vivement af-
; fligé), la poésie, qui avait brillé avec tant d'éclat sous les
; yeux de ce prince qui protégeait les lettres , s'éclipsa sous
ses successeurs, qui s'abandonnèrent, pour la plupart, à la
mollesse et à toutes sortes de crimes, qui amenèrent la chute
I de l'empire (418).