SUR LES PRONOMS PERSONNELS
(F. Grammaire, nos £22 à 435 inclusivement.)
Les élèves liront avec attention, en transcrivant les phrases suivantes, les observations placées en tête du chapitre IV et la note de la page 42.
Les hommes doivent s'entr'aider : telle est la loi de la
nature (425, 4°). Voyez? l'observation placée trois phrases plus bas.
Qui chérit son erreur ne veut pas la connaître (425, 1°). Voyez la même observation.
Pardonnez les torts dont je suis coupable, et rendez-moi votre amitié (426). Voyez l'observation ci-dessous.
0 mon Dieu ! faites que la vertu dirige toutes nos actions, ou arrachez-nous le jour (426).
Observation. Les quatre phrases qui précèdent ne sont pas fautives; nous ne les avons placées ici que pour fournir à l'élève l'occaiion de se rappeler les règles £25 et 426, et d'en faire l'application, ;n donnant aux pronoms régimes une autre place que celle que nous leur avons assignée ici.
Mon innocence est le seul bien qui me reste; laissez-moijla (427).— Regardez -moi durant cet entretien, et imprimez- (vous-le) le-vous bien dans l'esprit (427). — Je pars pour
visiter la patrie de Thémistocle; accompagnez-m'y (y-moi), et rien ne manquera à ma satisfaction (427, exception). — Les impulsions du cœur sont rarement trompeuses : abandonnes-y-toi (abandonne-t'y), si tu veux être heureux (427, exception), — Vous n'êtes pas heureux, et (vous) avez sauvé Rome (428, 2°)! — Je ne puis me commander à moi-même, et commande au monde entier (427, 2°) ! i— Les grandes prospérités nous aveuglent, transportent, égarent (429). — Quand un homme est innocent, la pensée qu'on le croit coupable le poursuit, tourmente, accable (429). Un homme de bien a de la pudeur, quand même il n'a que soi (lui) pour témoin (450). — Quelque modeste que soit un honnête homme, il ne saurait empêcher qu'on ne dise sur son compte tout le bien qu'un malhonnête homme ose dire de soi (de lui) (421). — Les passions, qui ont en elles (soi) tant de force, cèdent toutes à l'ambition (430). — Un homme de mérite est un soleil dont les rayons échauffent, brillent, éblouissent, à mesure qu'on s'approche d'eux (432). — La terre, naturellement fertile, la (le) serait bien davantage, si elle était mieux cultivée (455). — Bien des choses ne sont impossibles que parce qu'on s'est accoutumé à croire qu'elles le., sont. — L'homme inconstant ne ressemble jamais à soi-même (à lui-même). — Les ressources de la vertu sont infinies : plus on fait usage d'elles, plus elles se multiplient (432). — Etes-vous la maîtresse de cette maison? — Je le (la) suis. — Etes-vous maîtresse de vos actions? — Je ne la (le) suis pas. — Le sage qui entend une j parole sensée la loue et se l'applique à soi-même (450). — Personne n'est aussi content de son sort que de lui (450). — Mais qui peut altérer vos bontés ? Vous seule, vous, ma fille, en abusant trop d'elles (452). — S'il est ordinaire d'être vivement touché des choses rares, pourquoi le., sommes-nous si peu de la vertu ? — Les vices renferment en soi tout ce qui peut les rendre odieux (450). — Vous n'êtes pas ma fille; mais lors même que vous le (la) seriez, je ne prendrais pas un intérêt plus vif à votre bonheur (454). — L'excellence des i sens vient de la nature, mais l'art et l'habitude peuvent leur (y) ajouter un plus grand degré de perfection (452). — Qi je suis malheureuse ! ô ciel ! que je la (le) suis ! — Un homme , vain trouve son compte à dire du bien et du mal de soi ; un , homme modeste ne parle point de soi (450). — Nous nous
tourmentons moins pour devenir heureux que pour faire croire que nous le... sommes. — Un homme qui a su vaincre ses passions et leur mettre un frein a remporté la plus belle de toutes les victoires (432). — Ne me trompé-je pas en vous croyant ma nièce? — Oui, monsieur, je le (la) suis (434). — Si nous n'avons pas démérité de votre amitié, rendez-nous-la (427).