CHAPITRE IV
PREMIER EXERCICE. {V. Gramm., nos 73 à 79 inclusivement.)
V élève, en copiant les phrases suivantes, désignera les pronoms personnels par un trait de plume tiré sous chacun d'eux.
Quand les envieux ne diront plus de mal de moi, disait un homme de talent, c'est qu'il n'y aura plus de bien à en dire. — Un sot occupant de hautes fonctions est un homme placé sur une éminence du haut de laquelle tout le monde lui paraît petit, et d'où il paraît petit à tout le monde. — Je me console de n'être pas riche en me disant : Si nous avions de la fortune, peut-être que nous n'en ferions pas un meilleur usage que tant de gens dont nous blâmons la conduite. — Dans les grandes choses, les hommes se montrent comme il convient de se montrer ; dans les petites, ils se montrent tels qu'ils sont. — Souviens-toi que tu es homme et par conséquent sujet aux faiblesses de l'humanité * cette considération te rendra indulgent pour les autres. — Si vous voulez connaître le caractère des femmes, observez-les lorsqu'elles sont animées d'une passion violente. — Se moquer de ses amis, au lieu de se montrer animé de bienveillance envers eux, c'est le moyen d'attirer sur soi l'animadversion générale.
DEUXIÈME EXERCICE. (V. Gramm., 110. 77, 80, 81.)
Les élèves, en transcrivant Vexercice qui suit, souligneront par un trait les pronoms démonstratifs, et par deux traits les adjectifs démonstratifs.
Ce n'est pas par de vaines clameurs que cette femme excitera la pitié sur des malheurs imaginaires, mais bien par des preuves manifestes d'une infortune véritable. — C'est en agissant loyalement que ces honnêtes gens se sont acquis la confiance du public. — Celui qui a secouru ce brave homme se trouvera récompensé par le plaisir que cause à
l'âme une bonne action. — Ce que je voudrais posséder, c'est ce coin de terre où se dérobent au monde ce laborieux villageois et sa famille ! Mais à quoi bon m'occuper de ces vaincs idées, puisque ceux qui habitent ce séjour champêtre s'y plaisent et en sont les propriétaires? — Qu'est-ce que la langue dans la bouche d'un homme vertueux? C'est la clef qui ouvre un trésor. — Nous vivons comme si tout ceci ne devait jamais finir : celui-ci, par des soupçons artificieux, veut animer ce juge susceptible contre la partie adverse ; celui-là emploie l'autorité pour le corrompre : aujourd'hui c'est ceci, ce sera demain cela, pour obtenir une sentence favorable à la cause que nous avions proclamée être juste !
TROISIÈME EXERCICE. (V. Gramm., nos 78, 79, 80.)
Les élèves écriront les phrases suivantes, et choisiront, selon le sens, entre le pronom personnel se, et le pronom | démonstratif ce, placés entre les parenthèses.
Le désir obstiné de comprendre (ce, se) qu'on ne com- I prend pas, fait tomber dans beaucoup d'absurdités. — (Ce, j se) que vous dites peut (ce, se) résumer en quelques mots. ] — La vanité, voilà (ce, se) qui perd la plupart des hommes. i — Ceux-là sont heureux qui savent (ce, se) contenter de (ce, se) qui leur est nécessaire, et qui ne (ce, se) tourmentent pas pour (ce, se) procurer le superflu. — L'àme qui n'a point de but (ce, se) égare et (ce; se) perd : (ce, se) est n'être en aucun lieu que d'être partout. — (Ce, se) que l'on a donné ne doit point (ce, se) reprendre. — (Ce, se) que l'on conçoit bien (ce, se) énonce clairement. — Les blessures de la calomnie (ce, se) ferment, mais la cicatrice reste. — Ne demande pas que les événements (ce, se) règlent au gré de tes désirs, mais conforme tes désirs aux événements : (ce, se) est le moyen d'être heureux. — Dans une question où il (ce, se) agit de notre intérêt, (ce, se) ranger à l'avis de la partie contraire, (ce, se) est faire preuve de désintéressement, d'équité ou d'ineptie, suivant les circonstances.
QUATRIÈME EXERCICE. {V. Gramm., nos 71, 72, 82.)
On écrira les phrases suivantes en soulignant d'un trait de plume les adjectifs possessifs, et de deux traits les pronoms possessifs.
C'est mon livre que je vois dans vos mains : oui. je vous le répète, ce livre est le mien, et non le v.tre, — Leurs revenus sont considérables, mais les n.tres et les v.tres sont plus sûrs que les leurs. — Tes amis sont plus nombreux que les siens, mais ses amis sont plus dévoués que les tiens. — N.tre maison est agréable, mais la v.tre est plus commode. — Les estampes que vos parents ont réunies sont plus belles que celles que possèdent nos cousins, mais les leurs sont mieux conservées. — V.tre crainte est plus fondée que la n.tre. — Son opinion est consciencieuse, et nous devons la respecter, quoiqu'elle ne soit ni la v.tre ni la mienne. — C'est de la félicité de son peuple qu'un roi doit faire la sienne. — En plaignant les autres, nous nous consolons nous mêmes; en allégeant leur infortune , nous sentons moins la n.tre.
CINQUIÈME EXERCICE. (V. Gramm., n* 83, U, 86.)
Les élèves, en écrivant les phrases suivantes, tireront un trait de plume vous les pronoms relatifs.
Le secret qui t'échapppe est ton maître ; celui que tu retiens est ton esclave. — Une âme honnête, qui a connu les passions fortes, les redoute et les fuit. — Les ambitieux, qu'on loue tant, sont des glorieux qui font des bassesses, et souvent des mercenaires qui veulent être payés. — Il n'est point de misère à laquelle saint Louis n'ait laissé une ressource publique. — Ce dont je vous parle est rarement ce à quoi vous pensez. — Vous me demandez si cet homme a des amis, je vous répondrai : Il n'en a qu'un seul. — On voulait lui donner une commission difficile, il s'en est dispensé, — En approfondissant les hommes, on y découvre bien des imperfections. — J'allai trouver l'individu qui m'avait parlé du mariage de mademoiselle N***, lequel me parut dans les mêmes sentiments. — Il faut tâcher d'apprécier sainement les personnes à qui l'on est forcé d'avoir affaire.
SIXIÈME EXERCICE. (F. Gramm., n-> So.)
Les élèves souligneront d'un trait les articles définis, se trouvant dans les phrases suivantes, quits transcriront ; et de deux traits les pronoms relatifs le, la, les.
Il n'y a pas d'homme que la Fortune ne vienne visiter ■
une fois en sa vie 5 mais lorsqu'elle ne le trouve pas prêt à la recevoir, elle entre par la porte et sort par la fenêtre.— Si le frère de l'un de vous faiblit, soutenez-le; s'il tombe, rclcvez-Ie; c'est la morale de l'Évangile, pratiquez-la. — Les occupations auxquelles vous vous livrez sont utiles, mais les miennes le sont bien davantage. — Pour connaître les hommes, il faut les fréquenter, les étudier, les éprouver. — Votre réputation d'homme d'honneur exige que vous teniez votre parole, si vous l'avez engagée. — La colère n'est bonne qu'à nous attirer l'animadversion d'autrui : nous devons donc la vaincre par tous les moyens qu'il est en notre pouvoir d'em ployer pour la dompter avant qu'elle n'éclate.