‹ Exercices français sur l'orthographieChapitre 8 sur 41 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

PREMIER EXERCICE. (V. Gramm., n°89.)

Les élèves écriront les phrases suivantes et souligneront tous les verbes.

La meilleure manière de se venger d'une injure, c'est de ne pas imiter celui qui l'a faite. — L'homme savant qui parle ressemble à l'homme généreux qui donne : cependant la pauvreté tend la main, et l'ignorance ferme l'oreille. — Celui qui , le matin , a écoulé la voix de la vertu peut mourir le soir : cet homme ne se repentira pas d'avoir vécu; la mort ne lui fera aucune peine. — L'adversité est un creuset où la vertu de l'homme s'évapore ou s'épure. — L'affectation, dans le langage, affaiblit la pensée ; dans les manières, elle gâte les grâces et la beauté. — Se vanter de ses aïeux, c'est aller chercher dans les racines les fruits que l'on doit trouver sur les branches. — Les méchants n'ont que des complices, les libertins ont des compagnons de débauche, les intéressés ont des associés, le commun des hommes oisifs a des liaisons, les princes ont des courtisans, les hommes vertueux ont seuls des amis. — La bêtise est une maladie de l'esprit, dont on ne souffre pas, mais dont on ne guérit point.

DEUXIÈME EXERCICE. (V. Gramm., 11° 93.)

Les élèves souligneront les sujets des verbes dans les phrases suivantes, qu'ils transcriront.

Le temps fuit, la conscience crie, les infirmités surviennent, la mort arrive, et l'homme dort quand il devrait s'inquiéter de son salut, — Par le travail on charme l'ennui, on guérit la langueur de la paresse et les pernicieuses rêveries de l'oisiveté. — Les jeunes gens disent ce qu'ils font ; les vieillards, ce qu'ils ont fait ; les sots, ce qu'ils ont envie de faire. — Je vous dirai demain ce que m'aura rapporté cette spéculation. — Une tuile tombe, un accès de fièvre survient, une veine se rompt, et le lendemain meurt avec l'espérance : chaque jour de notre vie est un feuillet de notre histoire. — Le lendemain, enfant de la veille, succède à tous ses droits au temps, mais il est souvent déshérité. — La modestie et le respect font l'effet des pleurs des enfants ; leur faiblesse même et leur impuissance font leur force et obtiennent tout de nous. — Le vice empoisonne les plaisirs, la passion les frelate, la modération les aiguise, l'innocence les épure, la bienfaisance les multiplie, l'amitié les perpétue. — Notre mérite nous attire l'estime des honnêtes gens, et notre étoile, celle du public.

TROISIÈME EXERCICE. {F. Gramm., nos 9£, 9b, 96, 98, 99.)

Les élèves souligneront les régimes directs des verbes dans les phrases suivantes, qu'ils transcriront.

La raison tempère les disgrâces, le courage les combat, la patience et la religion les surmontent. — La nature donne une partie de l'esprit, et le commerce du monde donne l'autre. — Quand on écoute le cri de l'humanité, on n'est pas loin d'entendre la voix delà raison. — Tout homme se flatte et s'abuse ; les défauts qui le choquent dans les autres le choquent moins lorsqu'il les découvre en lui; et si nous nous jugeons avec trop d'indulgence, les autres nous jugent avec trop de rigueur. — Il est plus aisé d'exercer un acte de violence que d'exercer un acte de justice. — L'adversité, qui abat les cœurs faibles, grandit les âmes fortes. — Ne te hâte ni de faire des amis nouveaux, ni de quitter ceux que tu as. — Les beaux -arts élèvent l'âme, et la culture de l'es-

prit en tout genre ennoblit le cœur. — Quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore" ce que donne ta main droite.

QUATRIÈME EXERCICE. (F. Gmmm., n<* 94, 93, 97, 98, 99.)

On soulignera les régimes indirects des verbes dans les phrases suivantes, après les avoir transcrites.

L'art du langage est celui qui contribue le plus cflicacei ment au perfectionnement de l'entendement humain. — ! Aux petits des oiseaux Dieu donne la pâture. — La bien- ! vcillance plaît à tous, même aux rois. — Le Temps efface I les ouvrages de l'homme, et couvre de poussière et de ! mousse les plus fastueux monuments. — On ne s'amuse pas ! longtemps de l'esprit d'autrui. — Les jeunes gens ne séparent I point leur estime de leurs goûts. — Joseph avait été envoyé par son père pour acheter des Égyptiens le pain qui était destiné à l'alimentation de la famille. — On est coupable du mal auquel on participe, soit en s'y prêtant, soit en y coopérant. — Il ne faut que se prêter aux plaisirs : dès qu'on s'y adonne, on se prépare des regrets. — Les meilleurs fruits sont ceux qui ont été becquetés par les oiseaux, et les plus honnêtes gens sont ceux qui ont été déchirés par la calomnie. — Cet ennemi me nuit ainsi qu'à mes enfants : dites-lui bien que ce dont il m'a entretenu est faux, et que j'en parlerai à la personne que cela concerne.

CINQUIÈME EXERCICE. (KGramm., no* 100 à 106 inclusivement.)

Les élèves feront suivre du chiffre I les verbes actifs , du chiffre II les verbes passifs, du chiffre III les verbes neutres, du chiffre IV les verbes pronominaux, et du chiffre V les verbes impersonnels.

La clarté orne les pensées profondes. — Gagnons l'estime des gens de bien: quant à l'opinion de la multitude, rnénageons-la sans la flatter. — "Usez, n'abusez pas. — Mes amis, c'est le propre du vrai talent de faire de très-belles choses d'une manière simple. — Ne laissez pas le pauvre languir, quand vous pouvez le soulager. — Il ne suffit pas qu'on se repente d'une faute, il faut qu'on la répare. — Une bonne ! ( action se passe de confidents ; une mauvaise ne saurait

guère se passer de complices. — Saturne eut trois fils, qui se sont partagé le domaine de l'univers. — Quand un homme est estimé, les calomnies que les envieux dirigent contre lui ne sont pas écoutées, et elles inspirent du mépris aux honnêtes gens. — Celui qui fait l'aumône, pour être vu, ne soulagerait pas un indigent dans l'ombre. — Souvent, pendant Tété, il fait beau le matin ; le soir il tonne : et le lendemain il pleut. — L'homme qui se montre affable sans affecter de prétentions sera préféré, dans tous les temps, pour exercer un emploi de confiance, lorsqu'il faudra faire un choix à la première vue. — Souvenez-vous. mes amis, qu'il est nécessaire d'user de discernement avant de contracter une sérieuse amitié.

SIXIÈME EXERCICE. (V. Gramm., nos 107 et 108.)

Les élèves mettront au pluriel les sujets et les verbes des phrases suivantes, sans changer néanmoins les personnes ni les temps.

Je méprise les hommes adonnés à l'ivrognerie. — Tu aimeras ton prochain comme toi-même; tu l'aideras dans ses besoins. — L'avare aime l'or plus que la vertu. — C'est pour que tu saches commander que je t'enseigne à obéir. — Tâche d'être tel que tu ne puisses qu'être loué en ton absence. — Le mal que tu as fait reste devant toi comme un fantôme qui trouble ton sommeil : fais donc le bien pour vivre en repos et pour obéir à Dieu. — Je n'approuverais pas ta conduite, si tu renonçais à suivre les lois du devoir et de la conscience. — Un ami véritable supporte nos défauts avec patience et nous les pardonne avec indulgence. — Je n'ai pas demandé que tu agisses contre tes intérêts : ce que je voulais, c'était que tu n'oubliasses pas que l'intérêt de ton ami est aussi en jeu.

SEPTIÈME EXERCICE. (F. Gramm., n<« 107 et 109.)

On transcrira les phrases suivantes, et on fera suivre du chiffre I les verbes employés à la première personne ; du chiffre II ceux qui sont à la seconde personne ; du chiffre III le$ verbes qui sont placés à la troisième personne.

Fuyez tout homme curieux, c'est à coup sûr un indiscret.

— Les jugements sur les apparences sont si souvent faux, , qu'il est étonnant qu'on ne s'en désaccoutume pas. — Nous ( rouvons aisées les choses auxquelles les autres réussissent et 1 que nous ne devons pas entreprendre. — La modestie fait ressortir nos talents : il est incompréhensible que, vains I comme nous le sommes, nous ne soyons pas toujours modestes. — Quelque douces et quelque agréables que soient i les paroles d'un flatteur, ne t'y fie pas. — Si l'on m'a | montré tant de bienveillance, je ne le dois pas à mon i propre mérite, mais bien à la recommandation de beau- ! coup de personnes qui sont considérées dans le monde. — ! Dans nos disgrâces, nous sommes bien moins touchés de i la part que nos amis y prennent, que nous ne sommes irrités de la joie que nos ennemis en conçoivent. — Vous 1 n'avez point de protecteur et vous espérez réussir? Quelle I est votre erreur! Le talent sans appui ne sert à rien dans le temps où nous vivons.

HUITIÈME EXERCICE. (V. Gramm., nos 107, 110, 111, 112,113, 1U, 115 et 116.)

Les élèves, en transcrivant les phrases suivantes, feront suivre chaque verbe selon le mode auquel il est employé, du chiffre I pour {'indicatif, du chiffre II pour le conditionnel, du chiffre III pour /'impératif, du chiffre IV pour le subjonctif, et du chiffre V pour /'infinitif.

Nous sommes persuadés que le public accueillera avec indulgence le nouvel ouvrage que nous lui présentons. — Celui qui n'a point le bonheur domestique est le plus malheureux des hommes, car il n'a plus de branche à laquelle il puisse se rattacher. — Pour juger les hommes, il faut leur passer les préjugés de leur temps. — Écoutez-moi attentivement , et ne m'interrompez pas pendant le long et triste récit que je vais vous faire. — Si j'avais écrit mes lettres d'un style dogmatique, il n'y aurait que les savants qui les eussent lues, et ceux-ci n'en avaient pas besoin. — Si les ennemis viennent de perdre une bataille où il soit resté sur la place quelque neuf à dix mille hommes, le nouvelliste en compte jusqu'à trente mille, ni plus ni moins. — L'intrépidité est une force extraordinaire de l'âme qui s'élève audessus des troubles, des désordres, des émotions, que la vue des grands périls pourrait exciter en elle.

NEUVIÈME EXERCICE. {V. Gramm, n<>< 107, 118, 119, 120 et 121.)

Les élèves, en copiant les phrases qui suivent, feront suivre chaque verbe, selon le temps auquel il est employé, du chiffre I pour le présent, du chiffre II pour le futur, et du chiffre III pour le passé.

On a besoin de tout le monde quand on ne tient à personne. — Benjamin Constant raconta cette fable, qui fit grande sensation a la tribune : «Un passager indiqua au capitaine un rocher caché sous l'onde ; le capitaine ne l'écouta pas; le passager insista, et le capitaine le fît jeter à la mer; cette mesure énergique mit fin à toutes les remontrances. » — Plus d'un Achille sentirait, à la vue d'une épée, son sang bouillonner : plus d'un Vaucanson , à l'aspect d'une machine, méditerait l'organisation du bronze et du bois. — II s'agit d'adopter un état de vie. Quand vous le choisirez, que ce soit avec la conviction que vous devrez un jour mourir, et vous verrez si le désir de vous élever vous y fera prendre un vol trop haut. — Les puissants du monde veulent que les autres hommes soient à leur service moyennant salaire : ils ne croient pas à la possibilité de trouver un autre lien social que l'argent. — La médiocrité de votre fortune et la douceur de votre caractère empêcheront qu'on ne vous craigne : on sera sans crainte, quand on saura qu'on peut vous offenser sans danger. — Une volonté patiente saisit I toutes les occasions, ne se rebute jamais, et prévoit qu'elle obtiendra demain ce qu'elle ne peut obtenir aujourd'hui, ou ce qu'elle n'a pu obtenir hier.

DIXIÈME EXERCICE.(r.Gramm.,n°* 122, 123, 124,125, 126etl27.)

Les élèves, en transcrivant les phrases suivantes, souligneront d'un trait les temps simples des verbes, et de deux traits les temps composés.

La langue du cœur est universelle, il ne faut que de la ] sensibilité pour la comprendre et pour la parler. — Les conseils que nous donnons nous font perdre souvent la confiance de nos amis, sans les rendre ni meilleurs ni;, plus habiles. — Vous aviez désiré posséder une grande fortune, vos vœux sont accomplis. — Quand cette plante1 aura langui quelques jours encore, elle mourra. — Il a fallu'

toute ma présence d'esprit pour prévenir le danger qui nous menaçait. — li est arrivé des événements fâcheux, qui ne contribueront pas à rétablir l'ordre dans les pays voisins.

— Vous vous étiez imaginé, messieurs, que l'on vous aurait pardonné facilement une faute si grave ; mais vous vous êtes trompés, et vous ne tarderez pas, je le pense, à être punis comme vous l'avez mérité. — Le fil de la vie se relâcherait, dit Pythagore, s'il n'était mouillé de quelques larmes. — Dès qu'il fut parvenu à ma connaissance que vous souffriez davantage, je me suis empressé de me rendre auprès de vous.

ONZIÈME EXERCICE. (F. Gramm., n°« 129 et 130.)

Les élèves, en transcrivant les phrases suivantes, feront suivre chaque verbe, selon la conjugaison à laqueMe il appartient, au chiffre I pour la première conjugaison, du chiffre II pour la seconde, du chiffre III pour la troisième, enfin du chiffre IV pour la quatrième.

La finesse emploie des termes qui laissent beaucoup à comprendre. — La plus grande finesse est presque toujours de n'en pas avoir. — La meilleure traduction flétrit le texte.

— Il sied mal au méchant de se plaindre des attaques d'un homme qu'il considère comme aussi méchant que lui. — Il faut que les folies d'autrui servent à nous rendre sages.

— Nous devons suivre la fortune dans ses caprices, et la corriger quand nous le pouvons. — L'homme de génie prend sa place, on ne la lui donne pas. — Il y a des hommes sur qui la gloire ne tient pas. — La gloire la plus éclatante est comme un beau jour; elle ravit à son levant, resplendit à son midi, s'altère à son couchant, et se perd dans la nuit. — L'homme qui a perdu le sentiment de sa propre dignité ressemble à un cadavre qui n'a plus rien du sentiment dont il était animé. — Semblable à Saturne qui dévorait ses enfants, plus d'un héros a détruit lui-même sa propre gloire.

— Fontenelle a dit qu'une idée nouvelle est un coin qui n'entre que par le gros bout.

DOUZIÈME EXERCICE. (F. Gramm., nos \U à iU inclusivement.)

Les élèves, en transcrivant les phrases qui suivent, rem- -' les vides laissés dans les verbes, en se conformant

ipliront

aux règles de la grammaire suivant les numéros indiqués en tète de de cet exercice.

C'est en interrogent fréquemment la nature que nous lui arrachons ses secrets. — Ne jug..ns promptement de personne ni en bien ni en mal. — Souvent le ciel serait injuste s'il exau..ait nos prières.

Ne formons point notie talent, Nous ne ferions rien avec grâce.

L'adulation dégén..re toujours en ingratitude. — On n'est pas digne de r..gner, quand on ne r..gne pas sur soi-même. — On s'expose à passer pour un sot, lorsqu'on rép..te les sottises d'autrui. — Il n'est pas de secret que le temps ne rév..le. — Le temps renverse tout ce qu'il cL.ve.— La paix ram..nj l'abondance. — Dieu, dans nos déserts, a s..mé la lumière, ainsi qu'il s.. me la poussière dans nos champs. — Ce qu'on a pp.. le flux et reflux n'est que le mouvement alternatif des eaux. — L'homme proj..te toute sa vie, et meurt sans jouir de l'accomplissement de ses projets. — Dieu appela les eaux pour punir la terre. — Saint Louis rejc.ait i les conseils de la politique, quand ils n'étaient pas d'accord ; avec la vertu. — L'homme, par ses désirs, empi..te sur l'a- ' venir comme pour prolonger la durée de sa vie. — Les l maximes des hommes déc.lent leurs cœurs. — Nous con- i naîtrions bien mieux la nature, si nous l'étudi..ns dans ses merveilles et non dans les livres. — Il est rare, malheureusement, que nous nous réconcilions avec un homme qui a blessé notre amour-propre. — Les choses dont nous nous souci.. ns le moins sont souvent celles qui contribuent le j plus à notre bonheur. ï

Nous côtoy..ns les rivages de la fertile Egypte, lorsqu'un vaisseau phénicien nous fit prisonniers. — Les moyens les plus sûrs que nous employions pour assurer notre félicité sont ceux que la vertu avoue. — Essa..ez de tous les plaisirs, et vous verrez que celui qui nous plaît le plus constamment est un travail de choix et de goût. — Le succès nous pa..e de toutes nos peines. — Les âmes qui se plo..ent aisément s'aplatissent de même. — Rien ne plaît, rien n'agr.. de la part de quelqu'un qu'on n'aime pas. — Jamais l'esprit et la routine ne suppL.ront au bon sens ni au «avoir.-

Nous envisag..ns la nature sous d'autres points de vue que ne le faisaient les anciens. — La veille d'une bataille, les drapeaux de Clovis furent bén..s par l'évêque saint Rémi. — Béni.. s soient les rois qui ont été les pères de leurs peuples ! — Les hommes haussent quelquefois ceux qui les ont Obligés, et cessent de ha..r ceux qui leur ont fait outrage. — L'homme qui est (mouvoir, au participe passé) par un sentiment de justice donne à chacun ce qui lui est (devoir, au participe passé). — On a dit de la Fontaine : Il a pein.. la Nature, et l'a mod..lée sur son cœur. — Que nous sommes changeants! souvent ce que nous ha.. mes autrefois est ce que nous préférons aujourd'hui. — Les sciences fL.rissaient chez les Chinois à une époque fort reculée. — La piété et la justice, en fL.rissant sous saint Louis, ajoutèrent à l'éclat de son règne. — L'Italie est la seule contrée qui ait fl..ri deux fois : sous Auguste et sous Léon X. — On ne repren.. avec ménagement que ceux qu'on crain.. ou qu'on aime. — Que d'hommes, comme les plantes, vég..tent ou ont vég..té sur cette terre ! — Il est difficile que vous conciliez vos devoirs avec le goût des plaisirs. — Celui qui s. .me l'injustice récolte la haine et la vengeance. — C'est dans les ouvrages de Racine que la poésie déplo..e toutes s:s richesses. — Vous récr..rez votre esprit par la variété des objets que vous lui offrirez. — L'histoire n'est qu'une suite des mêmes événements renouve. .es et variés.

Je vois cette personne (mouvoir, au participe passé) (1 50)

de compassion pour cette jeune famille, qui join.. (151)

l'amour du travail à la honte de demander l'aumône.— C'est

| en ha. .ssant(l 46) levicequenousnousfortif..onsdans l'amour

! de la vertu. — Nous annoncions des richesses comme si

j nous devions toujours vivre (138). — Nous ne remplaçons

I jamais l'honneur par la gloire, ni le bonheur par le plaisir.

— Il n'est rien que nous oublions aussi promptement que

J les malheurs passés (140). — Dieu exige que nous em-

j plo..ons au soulagement de nos semblables les richesses qu'il

! nous a départies. — Les ignorants crc.ent tout voir, et ils

j ne vo..ent rien : ils n'a perçoivent tout au plus que de vaines

I ombres qui n'ont rien de réel. — Le grésil s'est (résoudre,

1 au participe passé) (154) en eau. — Qu'avez-vous (résoudre,

au participe passé) (154) dans ces circonstances difficiles? — La mort rév..le les secrets du cœur. — L'homme sensé csp..re peu, et ne désesp..re de rien. — Quand nous nag..ns dans l'abondance, nous ne song..ns point aux besoins d'autrui. — Des coupables bourr..lés de remords ont imaginé l'athéisme. — Il n'y a de véritable esclave que celui qui se ven.. lui-même. — La mort sépare les hommes, et les rejoin... — Tout rapp.Je l'homme à ses devoirs. — La monarchie française commen..a sous Pharamond. — Nous ne pay..ns véritablement les bienfaits que par une vive reconnaissance. — On augmente son bonheur en le partagent avec un ami. — Un père aime ses enfants tout en haussant leurs défauts. — Ils ont bén.. le ciel qui leur a accordé un roi si digne de leur amour. — La religion veut que nous n'empIoy..ns que les bienfaits pour nous venger de nos ennemis* (144). — Notre intérêt exige que nous ne nous confi..ns qu'à des hommes d'une vertu éprouvée. — La nature n'emplo..e la violence que pour détruire; elle op..re le bien avecuneforce tempérée (145, 136). — Rien nerécr.. la vue comme la présence de ceux qu'on oblige. — Il n'est rien qu'un homme de bien ha..sse autant que la flatterie. — L'homme sensé ne répon.. jamais aux injures. — La bénédiction de la rose d'or est une cérémonie par laquelle une rose de ce métal est bén..e solennellement par le pape le quatrième dimanche de'carême. — Environnés d'une foule de préjugés, nous envisag..ns rarement les choses sous leur véritable point de vue.

Une femme qui a été absou.. (152) n'en reste pas moins honteuse d'avoir été accusée. — La plupart des hommes sont (mouvoir, au participe passé) (150) dans leurs actions par des intérêts vulgaires ou des préjugés absurdes. — La somme qui vous est (redevoir, au participe passé) (150) n'est pas considérable.— Tu veux que nous fuy..ns (142) le vice, et que nous ren..ons (141) toute complicité dans l'accomplissement l du mal, et que nous croy..ns (141) à la vertu. — Lorsque * la volonté préc.de la réflexion, le repentir la suit. — Fassent les Dieux que nous n'envi.ais aux riches que le pouvoir de \ faire des heureux ! — L'amour de Dieu et du prochain sup- } pl..nt à toutes les vertus qui nous manquent. — Un homme

indiscret est une lettre décach..tée : tout le monde peut la lire. — Les arts fL.rissaient à Athènes et à Rome sous Pcriclès et sous Auguste (448). — Dieu envo..e aux uns les secours nécessaires pour vivre, et aux autres des consolations pour bien mourir.

L'Aurore au visage riant De rubis et de fleurs pars. .me l'orient.

— La vertu peut seule rendre un État heureux et florissant.— La fortune des joueurs change avec la même promptitude que les dés qu'ils j..tent. — Celui qui crain.. Dieu necrain.. que lui (151).— Nous avançons par la crainte les maux qui doivent nous arriver. — Racine est le plus grand po..te dont nous nous glorifions, disent les Français.

Craignez, seigneur, craignez que le ciel rigoureux Ne vous ha..sse assez pour exaucer vos vœux.

— Nous croy..ns m..ner les choses, mais ce sont elles qui nous m.. rient. — La nature, sage dans le partage de ses dons, ne cré.. pas (144) égaux en facultés tous les hommes.

TREIZIÈME EXERCICE. (.FGramm., n°s 155 à 161 inclusivement.)

Les élèves donneront aux phrases suivantes la forme interrogative , en les transcrivant.

Je blâme votre conduite. — Tu as terminé ta besogne.

— Il a cherché à plaire. — Il accomplira sa tâche avant midi. — Je prends garde à toutes vos actions. — Ils se plaisaient à être contredits. — Il aura écrit sa lettre ce soir, à votre retour. — Nous eussions souffert toute sa mauvaise humeur, en considération de l'état de sa santé. — Tu répon dras à notre demande. — Je dois te faire connaître la vérité.

— On a voulu nous représenter un combat dans ce tableau.

— Il préfère la mort à l'infamie. — Elle cherchera à s'emparer de ce papier. — J'eusse recouvré tout ce qui m'appartenait, sans son aide. — Il serait parti sans vous voir. — Je sers souvent mes plus cruels ennemis, je les oblige sans espérer d'eux des témoignages de reconnaissance. — Je me suis fait une loi de remplir mes devoirs avec zèle et assiduité. — Je ne passe pas des jours heureux sur la terre. — Je ne prodiguai pas les biens que m'avaient laissés mes parents.

QUATORZIÈMEEXERCICE.(F.Gramm.,nosl62àl69 inclusivement.)

Les élèves mettront les verbes qui suivent aux temps dérivés que Von demande, en suivant les règles de la formation des temps.

Ma sœur (répondre, au futur simple) (165) à la demande que vous lui (mettre, au futur simple) par écrit. — Le meunier (moudre, au présent du conditionnel) (165) le grain que vous (battre, au présent du conditionnel) (165) dans votre grange. — Les tailleurs (coudre, au futur simple), et les ouvriers qui gâchent le plâtre (mouler, au futur simple) pour gagner leur vie. — Si la société parvenait à procurer à tous les artistes du travail qu'elle (rétribuer, au présent du conditionnel), elle aurait bien mérité du pays : alors l'artiste peintre (peindre, au présent du conditionnel) des tableaux d'histoire ; l'homme de lettres (écrire, au présent du conditionnel) des livres utiles ; l'artiste musicien (jouer, au présent du conditionnel) de l'instrument sur lequel il excelle; et nous en (conclure, au présent du conditionnel) nous, que nous aurions de meilleurs résultats que ceux que nous fournissent aujourd'hui la peinture, la littérature et la musique.

Il faudrait que tu (donner, à l'imparfait du subjonctif) (169) ton approbation à cette affaire. — Il est nécessaire que tu (promettre, au présent du subjonctif) (166) ton appui à cet homme. — Je serais charmé que ce meunier {moudre (a), à l'imparfait du subjonctif) (169) pour moi cette semaine. — Je veux qu'il (moudre, au présent du subjonctif) (166). — Je crois qu'il (moudre, au passé défini) hier pour vous. — | Ce matin, il (moudre, au passé indéfini) encore pour mon père. — Si j'étais tailleur, je ne consentirais pas à ce que mes ouvriers (coudre (b), à l'impnrfait du subjonctif) (169) le dimanche ; mais je voudrais qu'ils (travailler, à l'imparfait du subjonctif) le lundi. — L'ennemi te [battre, au futur simple) si tes régiments manquent de discipline ; je te l'ai dit : (rétablir, à l'impératif) (168) le bon ordre dans l'armée;

(a) Temps primitifs : Moudre, moulant, moulu ,■ je mouds, je moulus. (6) Temps primitifs : Coudre, cornant, cousu ,- je couds, je cousis.

(marcher, à l'impératif) ( 168) à l'improviste contre l'ennemi ; (battre (a), à l'impératif) (1 68) successivement tous les corps qui (oser, au futur simple) mettre obstacle à ta victoire ; et tu (recevoir, au futur simple) la récompense qui t'est duc. — Je désirerais bien que tu (mouler, à l'imparfait du subjonctif) (169) en plâtre la tête du héros que nous admirons, et que tu (répondre (b), à l'imparfait du subjonctif) (169) ainsi à nos vœux les plus chers.

QUINZIÈME EXERCICE. {V. Gramm., n°* 170 à 176 inclusivement et les tableaux des verbes irréguliers.)

Les élèves mettront les verbes irréguliers qui suivent, au mode, au temps, au nombre et à la personne qui sont exigés par le sens de la phrase.

Un de mes amis vous (envoyer, au futur simple) les fruits que je (cueillir, au futur simple) dans mon jardin. — Si nous (acquérir, au présent de l'indicatif) ou si nos frères (acquérir, au présent de l'indicatif) une grande fortune, je désire qu'ils (aller, au présent du subjonctif) voyager en Italie. — Il est dans les choses naturelles que l'homme (mourir, au présent du subjonctif); et quand il (gésir, au présent de l'indicatif) en terre, c'est pour monter bientôt au ciel où les vertus qu'il a pratiquées (prévaloir, au présent de l'indicatif) auprès de Dieu, à côté duquel il (s'asseoir, au présent de l'indicatif). — Pendant que l'homme est placé sur cette terre d'épreuves, il faut qu'il (acquérir, au présent du subjonctif), ou plutôt il serait indispensable qu'il (acquérir, à l'imparfait du subjonctif) des titres à l'indulgence du dispensateur des récompenses et des châtiments. — Après avoir achevé la tâche qui vous avait été imposée, il (falloir, au passé du conditionnel) que vous (acquérir, au plus que parfait du subjonctif) de quoi vivre honorablement.

Messieurs, (asseoir, à l'impératif) -vous, et (savoir, à l'impératif) que je vous écoute avec plaisir. — Les grandes familles (déchoir, au présent de l'indicatif) dans leur for-

(o) Temps primitifs : Battre, ballant, battu,- je bats, je battis, [b) Temps primitifs : Répondre, répondant, répondu; je réponds, je répondis.

tune, et ne (valoir, au présent de l'indicatif) pas moins pour cela aux yeux des honnêtes gens : elles (déchoir, au présent du conditionnel) plus rarement, si elles consentaient à faire des mésalliances. — Je crains que mon ami ne se (prévaloir, au présent du subjonctif) de sa grande fortune pour se croire un grand génie : il ne lui (seoir, au présent de l'indicatif) pas de faire l'homme de talent; s'il se contentait d'être un excellent homme, il (valoir, au présent du conditionnel) davantage à mes yeux. — Les idées (mouvoir, au présent de l'indicatif) l'univers ; par elles se (résoudre, au présent de l'indicatif) le grand problème d'Archimède, qui demandait, pour soulever le monde, qu'on donnât un point d'appui à son levier. — Le vent (bruire, à l'imparfait de l'indicatif) dans le feuillage, et sous l'haleine de Zéphire les plantes (fleurir, à l'imparfait de l'indicatif) à l'envi. — Lorsque le bouton d'une rose (éclore, au présent de l'indicatif), nul ne sait qui le (cueillir, au futur simple), ni pour quel usage il (éclore, au futur simple) : peut-être (échoir, au futur simple) -t-il, le matin, en partage à une jeune fille, et sera-t-il placé le soir sur son cercueil.

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