Action de Oj et de CO, sur les globules rouges
Diluez du sang ou des globules rouges, obtenus par décantation, avec dix volumes d'une solution de Na Cl (1 o/o) ; versezen 50 ou 100 ce. au fond d'un très grand gobelet ; faites passer, alternativement, pendant cinq à dix minutes, un courant d'air (ou d'oxygène) fourni par la soufflerie d'une trompe à eau (formation d'oxyhémoglobine, coloration du sang artériel), et un courant d'un gaz inerte, tel que C 0-2 ou H.2 (réduction de l'hémoglobine, coloration rappelant celle du sang veineux) .
43. Extraction des gaz du sang par Ja pompe à mercure. — Adaptez
à la pompe à mercure d'Alvergniat (') (fig. 34), un grand ballon 11, à très long col, muni d'une tubulure latérale, avec tube t et robinet, pour l'introduction du sang. Tous les joints, tous les raccords sont noyés sous l'eau ou le mercure. Le ballon plonge dans une casserole remplie d'eau, qui repose sur un fourneau à gaz. Rattachez le tube à robinet t du grand ballon,à la trompe à eau,
Fig.
Pompe à mercure d'Alvergniat. D, boule mobile communiquant avec le tube barométrique terminé .supérieurement par la boule fixe A ; r, robinet à trois voies, fermant A dans la position I , faisant communiquer A avec la cuve à mercure c dans la position 2, faisant communiquer A avec le récipient il sang R dans la position 3 ; t, tube pour l'introduction du sang, mesuré au préalable dans la pipette de la lïg. 3a; Cloche graduée destinée à recueillir les gaz.
(•) Pour la description de la pompe à mercure et sa manœuvre, voir : Léon Fredericq etNuFX, Eléments de Physiologie, drc partie, édition, p. 53 et 54.
ce qui permet de faire un vide relatif et d'atteindre une pression ne dépassant pas 50 millimètres. Supprim-'iz la communication avec la trompe à eau; puis, ouvrez légèrement le robinet noyé du grand ballon, de manière à faire entrer dans celui-ci par le tube t, quelques c. c. d'eau et refermez-le. Allumez le fourneau à gaz et chauffez l'eau à 50 à 55". Achevez de faire le vide dans le grand ballon, par le jeu du robinet à trois voies r, combiné avec les mouvements d'ascension et de descente du la boule mobile D de la pompe à mercure.
Mettez à nu la carotide et la jugulaire d'un grand chien anesthésié. Observez la différence de teinte du sang artériel et du sang veineux. Puisez dans le bout central de la carotide, 50 c. c. de sang artériel au moyen d'une seringue graduée ou d'une pipette à déplacement (fîg. 35), remplie de mercure ;
et faites-les pénétrer dans le grand ballon R où le vide a été fait. Observez l'ébullition du sang dans le vide et la réduction de l'hémoglobine. Er.trayez les gaz et faites-les passer dans un tube gradué en dixièmes de c. c, rempli au préalable de mercure et maintenu sur la petite cuve à mercure c, qui surmonte le tube vertical venant du robinet r de la pompe (fîg. 34).