Détermination de la quantité totale de sang
Un petit chien de six kilog., anesthésié par la morphine (injection 80us-cutanée de 15 ctg. de chlorhydrate de morphine) et le chloroforme (en inhalations), est fixé sur le dos dans la gouttière d'opération. On prépare la carotide et la jugulaire droites. I^e hout périphérique de la carotide est lié, et une canule est introduite dans son bout central. On recueille directement par la saignée de la carotide, la plus grande partie du sang (environ 300 ce), que l'on mesure dans un cylindre gradué, après avoir défibriné.
Au bout d'une dizaine de minutes, la canule carotidienne ne fournit plus une goutte de sang. A ce moment, on la relie au moyen d'un long tube de caoutchouc, formant siphon, avec une grande bouteille remplie de solution physiologique (Na Cl à 0,7 o/o) et placée sur une console, à une hauteur de 2ai50 au-dessus du corps de l'animal. Cette solution lave tout l'appareil circulatoire du chien et entraîne avec elle le sang qui restait dans les vaisseaux. Pour recueillir ce mélange de sang et d'eau salée, on introduit, par la jugulaire, jusque dans le cœur droit, un tube de verre, auquel on rattache extérieurement un bout de tube de caoutchouc, conduisant les liquides de lavage dans un vase ad hoc.
Pour déterminer le degré de dilution des eaux de lavage, on a recours à un dosage colorimétrique d'hémoglobine. (Voir : Hémoglobinomètre de Gowei's, no 37, p. 26). On recueille, par exemple, 3 litres de liquide sanguinolent, qui doivent être additionnés de 12 litres d'eau pour présenter la même teinte qu'une solution de sang au centième (10 ce. de sang défibriné-)- 990 ce. d'eau =1 litre). Ces 15 litres de liquide correspondent à 150 ce de sang.
L'animal qui pesait 6000 gr. dans l'exemple choisi, contenait donc