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Le quotient respiratoire -—^ est inférieur à l'unité

Prenez un gros lapin portant une canule trachéale, rattachez-le à l'oxygénographe (voir fig. 41), pour déterminer sa consommation d'oxygène et la production de CO2. L'oxygène disparu est indiqué directement par la descente de la cloche; CO^ se dose facilement pour une expérience de courte durée (6-10 minutes), au moyen de deux assez grands flacons à solution très concentrée de baryte titrée, remplaçant les deux petits flacons laveurs de l'oxygénographe. Supprimez le flacon à potasse KHO.

A la fin de l'expérience, détachez l'animal et remplacez-le par une forte seringue fonctionnant sous l'eau, et rattachée au tube de l'oxygénographe. Aspirez à différentes reprises le contenu gazeux de la cloche F, réinjectez-le à

Caisse d'absorption de l'appareil représenté figure 42.

travers les flacons à bai-yte, de manière à faire absorber la petite quantité de COo qui peut être restée dans l'appareil. Mélangez le contenu des deux flacons à baryte, et faites le titrage.

L'animal consommera par exemple 700 ce. 0-2, par kilogramme-heure, il exhalera 600

ce. CO^. Quotient respiratoire g

- = 0.867 < 1. Fjg

Schéma de l'appareil destiné ii doser CO» produit par la grenouille. On n'a représenté qu'un tube à potasse et un tube à baryte.

54. L'oxygène pur, comprimé à plus de 3 4/2 atmosphères de pression provoque des convulsions et la mort. —

On introduit un moineau ou une souris dans le cylindre en verre de l'appareil de la fio;. 45. Après avoir fixé solidement le couvercle en métal, on fait arriver de l'oxygène par le tube t. On le comprime à cinq atmosphères (pression mesurée au manomètre m), au moyen d'une petite pompe à main; puis on ferme le robinet r. L'animal ne tarde pas à présenter des convulsions et à mourir.

Fig. 43.

Appareil servant comprimer l'oxygène à b atmosphères.

55. La respiration d'un mélange gazeux privé d'oxygène provoque les symptômes de

l'asphyxie. — Faites .sur un lapin anestliésié par l'alcool, une inscription de pression sanguine (manomètre relié à la carotide inscrivant le graphique de pression artérielle sur l'appareil enregistreur de Hering) et de respiration (sonde œsophagienne reliée à un tambour à levier, ou simplement tambour à levier relié au tube t de l'oxygénographe de la fig. 41).

Une canule a été placée dans la trachée de l'animal; elle sert à le relier à l'oxygénographe, au moment où l'on commence l'expérience d'asphyxie. Pour cette expéi-ience, l'oxygénographe (voir fig. 41) est rempli d'hydrogène, les flacons A renfermant de la potasse.

L'observation de l'animal et des graphiques permet de distinguer un premier stade de dyspnée (durée : 35 secondes), puis de convulsions (durée : 35 secondes également), pendant lequel les mouvements respiratoires deviennent convulsifs et prennent le caractère de véritables accès d'expiration, auxquels participent presque tous les muscles du corps. En même temps, la pression artérielle monte (resserrement des vaisseaux abdominaux, dilatation des vaisseaux cutanés), quoique les battements du cœur soient fortement ralentis (excitation du centre d'arrêt du cœur).

Au bout d'un peu plus d'une minute, le stade de dyspnée et de convulsions fait brusquement place au stade de paralysie, qui débute par un long arrêt de la respiration. L'animal perd connaissance, et tombe sur le flanc (quand il n'est pas attaché) ; la pression sanguine baisse brusquement ; il y a constriction des vaisseaux de la peau (observer ceux de l'oreille), et dilatation de ceux de l'intestin ; la pupille est contractée ; il se produit encore de loin en loin, quelques rares mouvements d'inspiration, qui vont en s'affaiblissant jusqu'à la mort. Les pulsations du cœur sont très accélérées, et persistent quelque temps après le dernier mouvement respiratoire. (Durée du stade de paralysie : une minute 30 secondes, jusqu'à la cessation des mouvements respiratoires ; 3 minutes 30 secondes, jusqu'à l'arrêt du cœur.)

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