‹ Exercices spirituels de saint Ignace de LoyolaChapitre 138 sur 147 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il ne me reste plus qu'à répéter ce que j'ai dit en commençant : L'art de méditer est proprement la science

des Saints, et dépend bien moins des enseignements de l'homme que de l'onction du Saint-Esprit et des désirs d'une volonté ferme. En vain posséder iez-vous parfaitement toutes les règles que nous venons d'e* poser, ceit < connaissance demeurera stérile si elle n'est animée d'un véritable désir de votre avancement spirituel : cette vérité est claire par elle-même. Je dis plus : le désir de voire avancement et l'observation exacte de cette méthode seront encore sans elfet, si la grâce de TEsprit-Saint n? survient pour les rendre efficaces.

Car la méditation n'est point une œuvre humaine, maïs divine. Cependant ne doutons nullement que la bonté et la miséricorde infinies de Dieu ne secondent les efforts des hommes de bonne volonté, puisque cette bonne volonté d'avancer dans l'esprit est elle-même un grand don de Dieu. — Employons donc tous les moyens que nous fournira notre propre industrie avec le secours de la grâce, et disons souvent au Seigneur : Mon Dieu, enseignez-moi à prier (1), enseignez-moi à méditer, accordezmoi le don de prière. Tous les biens nous viendront avec lui, et il nous apportera des richesses innombrables,., car te donest un trésor infini pour les hommes, et ceux qui y ont puisé sont devenus les amis de Dieu, recommandables parles dons de la science (2).

(1) Domine, doce nos orare. (Luc. n. 1.)

(2) Venerunt autem mihi omnia bona pariter cum illâ, et innumerabilis honestas per manus illius... Infinitus enim thésaurus est hominibus : quo qui usi sunt, participes facti sunt amiciline Dei , propter disciplina? dona commendati (Sap. vu, 11, 14.)

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