CINQUIÈME JOUR
Le sujet de la contemplation du cinquième jour est le départ de Jésus-Christ, notre Seigneur, de Nazareth pour le fleuve du Jourdain, et son Baptême par saint Jean (1).
Cette contemplation se fera une première fois au milieu de la nuit, et une seconde fois le matin.
être. Cette sorte dp prière est aussi efficace que méritoire, et le Sauveur a daigné nous en donner l'exemple dans son agonie au Jardin des Olives. Il ne faut donc pas omettre ces trois colloques, sous prétexte que nous n'éprouvons pas en nous les désirs qu'ils expriment ; c'est au contraire une raison de les faire avec plus de constance et de fidélité, comme le recommande ici saint Ignace. — Voyez sur le même sujet la 10e des vingt annotations (page 14). Au reste, il faut recommander cette pratique avec d'autant plus d'instance, que, le plus souvent, ce qui fait l'objet de notre répugnance est précisément ce que Dieu demande de nous, pour que nous U trouvioris dans la paix, comme il est dit dans le premier prélude. (1) Voir ci-après les Mystère*.
On en fera deux répétitions, l'une à l'heure de J» messe, l'autre à l'heure de vêpres ; enfin l'application des sens avant le souper. Avant chacun des cinq Exercices, on fera toujours l'oraison prépaloire ordinaire et les trois préludes, selon ce qui est expliqué dans la contemplation de l'Incarnaion et de la Naissance du Sauveur, et on les terminera par les trois colloques (i) des trois classes, en observant fidèlement la remarque qui suit cet Exercice.
L'examen particulier, après le dîner et après le souper, se fera sur les fautes et les négligences que l'on aura commises dans les Exercices du jour et dans la pratique des additions ; et de même les jours suivants.