DIMANCHE 28 JUILLET
Assis sur uu vieux banc de hêtre, Sous ce berceau d’un buis épijjs Où souvent, aux heui es de frais.
Vient méditer un pauvre prêtre;
D*HS I.E JARRM Dl; CtRF.
Sous mes pieds le sol sans gazon,
El pour mon étroit horizon,
Un mur que la mousse festonne El qu’un if desséché couronne; Regardant, au bout du sentier,
Se jouer au pied d’un figuier Quelques [>oussins avec leur mère ; Entouré de sauge et de thym, Distrait, je froisse de la main
Tous ces trésors du presbytère.
Tandis que sonne, avec lenteur.
L’airain qui le dimanche appelle Le troupeau pieux et fidèle Sous la houlette du pasteur.
Pourquoi tant de paix en mon ame P Des rêves plus délicieux Que ceux du nocher dont la rame S’endort aux flots harmonieux?
Pourquoi de l’ouphre, du silence,
Un frais matin, quelques loisirs, .
Quelques rapides -souvenirs . .
D4NS LE J4RDIK Dt' CIIR^..
Mêlés à bien peu d’espérance,
Onl-ils tant de charmes pour moi?...
A.h ! c’est que mon cœur n’a plus toi Dans une pompeuse chimère,
Et que maintenant il préfère.
Seigneur ! d’être obscur avec toi :
De voir s’écouler comme l’onde Des jours rafraîchis de sommeil ;
De ne plus demander au monde Rien... qu’un peu de place au soleil.
Cloches, sonnez, sonnez encore :
C’est toujours un accord nouveau ; C’est un parfum qui s’évapore Et se répand sur le hameau ;
C’est le signal de la prière Où chacun quitte sa chaumière Pour marcher à l’appel de Dieu ;
Foule que j’aime, humhle, innocente, Qui vient puiser, pauvre et souflranle, Le baume caché du saint lieu.
Oh! j’irai mêler mon cantique, Conlbndre ma voix avec vous,
DANA I.B JAnDI!< DU
Et le dernier, sous le portique, Indigne, tomber à genoux.
Seul riche, entouré d’indigence.
J’aspirerai dans le silence L’encens de vos longues douleurs ; Heureux, au sein de vos misères.
Si je recueille en vos prières
Le pain que Dieu donne îi vos pleurs !