TOUJOURS DES PLEURS
Toujours des pleurs à ma paupière Quand la verve bout dans mon sein ; Toujours tourbillon de poussière Qui couvre mon liront incertain;.
'l'oujours nuit, vision étrange :
Cris de démon, cantiques d’ange, Fantôme errant sur un tombeau; Toujours pensers d’amour dans l’ame.
Et toujours l’éternelle flamme Qui les brûle comme un roseau !
N’est-il donc plus rien dans le monde Tout est-il flétri sous mes pas?
Je porte en mon ame profonde Un tourment qu’on ne comprend pas.
Si la route est enfin trop rude.
Je puis briser ma solitude :
Rien ne m’enchaîne à mon rocher.
Voilà ma barque à mon rivage;
Je puis, d’un seul bond, sur la plage.
Lancer ma voile de nocher.
Je puis, sur l’Océan immense.
Comme un alcion sur les mers.
Libre, chanter mon espérance A Dieu, l’ame de mes concerts.