AVEU
Et je n’ai pu garder mon secret dans mon ame i Et je TOUS ai tout dit , tout dit, ô douce femme !
Tout ce qui pesait sur mon cœur
Et voilà que ma lyre, inquiète, troublée.
AVEi:.
Se dit, interrogeant l’écho de sa vallée,
« Est-ce regret, est-ce bonheur?... »
Et mon front tout flétri, que son voile environne.
S’est à peine levé, comme un rayon d’automne Qui perce le nuage noir;
Et mon regard pourtant qui rencontrait vos larmes
S’est baissé moins amer. . . et j’ai senti des charmes A venir près de vous m’asseoir.
Et je vous ai tout dit. . . et ma triste pensée
Est sortie, en brisant ma poitrine oppressée. Comme des flots long-tems captifs ;
Et mes mille soupirs, fatigués de silence.
S’exhalaient dans ma voix... et je vis l’espérance Planer sur nos cœurs attentifs.
L’espérance!... Ce mot si suave à l’oreille...
Ce rayon d’or, d’azur, au malin qui s’éveille ; ' Cette fleur au parfum de miel. . .
Cette voix éthérée, et pleine et sans parole...