‹ Exil et patrieChapitre 63 sur 78 · AVEU · texte numérisé non relu

AVEU

Et je n’ai pu garder mon secret dans mon ame i Et je TOUS ai tout dit , tout dit, ô douce femme !

Tout ce qui pesait sur mon cœur

Et voilà que ma lyre, inquiète, troublée.

AVEi:.

Se dit, interrogeant l’écho de sa vallée,

« Est-ce regret, est-ce bonheur?... »

Et mon front tout flétri, que son voile environne.

S’est à peine levé, comme un rayon d’automne Qui perce le nuage noir;

Et mon regard pourtant qui rencontrait vos larmes

S’est baissé moins amer. . . et j’ai senti des charmes A venir près de vous m’asseoir.

Et je vous ai tout dit. . . et ma triste pensée

Est sortie, en brisant ma poitrine oppressée. Comme des flots long-tems captifs ;

Et mes mille soupirs, fatigués de silence.

S’exhalaient dans ma voix... et je vis l’espérance Planer sur nos cœurs attentifs.

L’espérance!... Ce mot si suave à l’oreille...

Ce rayon d’or, d’azur, au malin qui s’éveille ; ' Cette fleur au parfum de miel. . .

Cette voix éthérée, et pleine et sans parole...

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