‹ Exil et patrieChapitre 74 sur 78 · A I.A MER · texte numérisé non relu

A I.A MER

Errer sur la plaine azurée,

Caresser la voile empourprée,

Et revenir se plaindre au bord ,

Sur les gazons de la colline.

Où la fleur que la nuit incline S’éveille écoutant son accord.

O mer! que j’aime ton silence!

Ton sommeil, ton puissant repos!

Cet abîme éternel , immense ,

' Et l’enfant qui joue en tes eaux.

Que j’aime à voir verte, profonde, Sous mon esquif ramper ton onde , Comme un esclave sous le pié...

Que j’aime alors sentir mon ame , Qu’un souffle du Seigneur enflamme.

Lui jeter un œil de pitié.

Que j’aime à laisser ma pensée Grandir en tes vastes déserts, S’élancer plus haute , pressée D’exhaler ses divins concerts.

\ t.\ MER.

Que j’aime à la voir solitaire,

Loin , bien loin des bruits de la terre,

Suivre son vol harmonieux ,

Et quand la tempête s’avance.

Jeter son grand cri d’espérance Entre l’Océan et les deux.

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