A I.A MER
Errer sur la plaine azurée,
Caresser la voile empourprée,
Et revenir se plaindre au bord ,
Sur les gazons de la colline.
Où la fleur que la nuit incline S’éveille écoutant son accord.
O mer! que j’aime ton silence!
Ton sommeil, ton puissant repos!
Cet abîme éternel , immense ,
' Et l’enfant qui joue en tes eaux.
Que j’aime à voir verte, profonde, Sous mon esquif ramper ton onde , Comme un esclave sous le pié...
Que j’aime alors sentir mon ame , Qu’un souffle du Seigneur enflamme.
Lui jeter un œil de pitié.
Que j’aime à laisser ma pensée Grandir en tes vastes déserts, S’élancer plus haute , pressée D’exhaler ses divins concerts.
\ t.\ MER.
Que j’aime à la voir solitaire,
Loin , bien loin des bruits de la terre,
Suivre son vol harmonieux ,
Et quand la tempête s’avance.
Jeter son grand cri d’espérance Entre l’Océan et les deux.