SCÈNE Ve
HENni.
HEN.—[l est parti ! L'infortuné 1 (Se jetant à genoux aux pieds du el O mon Dieu ! Toi le témoin de nos joies d'autrefois, de nos douleurs d'aujourd'hui, toi qui reçut le dernier soupir de ma mère, je l'en conjure, sauve mon frère, Si pour obtenir cette grâce, il faut un sacrifice, je t'offre ma vie. lPrends-là, mais sauve mon frère !
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parles jamais d'autre
à le plus rude coup sé le cœur de notre s mains). Gustave, je le salut de ton âme, 't qui a reçu le dernn, redeviens catho- )n enfance, les procommunion. Réconme et à ton éternité !
1 emploi, mes espé-
ace avantageuse, et qu'après avoir renié crètes. Si je rederrais en face de la
énergique, accepte. que la richesse avec >, accepte.
. tiens prends cet
de ton âme, mal-
noux aux pieds du ies d'autrefois, de nier soupir de ma our obtenir.cette
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is
J SCÈNE Ve.
D'ARBANT, HENRI.
À D'Arbant entre précipitamment et se Laisse tomber sur un siége.
1 D'Ars.—Tout est perdu ! Ruiné, je suis ruiné !
N Hen.—Comment, mon père, que dites-vous là ?
4! D'Ans.—Toute notre fortune est perdue. J'avais placé ce qui Me restait d'argent sur une compagnie de chemins de fer de Ouest. Elle est en faillite.
A Hen.—Et tout est perdu ?
% D'Ans—Oui, tout est perdu. Les directeurs se sont enfuis avec 200,000. Les scélérats ! Que Dieu leur demande compte un jour Me nos larmes et de notre désespoir ! C'est fini! Nous voilà dans JB misère la plus profonde. Tout a péri! Nous n'avons plus rien... 0 Hex.—Mais, mon père, il nous reste encore les économies de otre mère.
4 D'Ans.—Hélas ! mon fils, je te l'ai dit: tout est perdu ?
k HENx.—Eh quoi ! mon père, même cet argent ?
4 D'Ans.—Oui, Henri, même cet argent ! J'étais si sûr du succès jue sans vous en parler, je l'avais mis dans cette spéculation. Je Mous ai ruinés; vous aurez le droit de me le reprocher.
j HEN. (vivement).—Jamais, mon père, jamais ? Nous connaissons frop votre bon cœur. Vous vouliez notre bonheur, Dieu ne l’a Mas permis, mais jamais nous ne vous reprocherons votre malheur, 4 D'Ars—Oui, Dieu m'en est témoin ! Je désirais surtout votre Honheur.
© Hex.—ish bien! mon père, retournons au Canada? Là, nous Mvons des parents et des amis.
1 D'Ar8.—Qu'irions-nous faire en Canada ? J'ai vendu ma terre,
ous ne pouvons pas y travailler dans les manufactures. Puis, je avoue, Henri, je n'ai pas le cœur d'aller tendre la main à nos Marents, et de leur faire connaître nos malheurs. Non, il vaut Mieux encore cacher ici notre misère.
0 Hex.—Le gouvernement de Québec offre de repatrier les Cana- Mens, profitons-en, mon père, retournons au Canada ? % D'Ans.—Pas maintenant, Henri. Essayons encore, On m'a bien es fois proinis un emploi plus élevé dans la manufacture, Quand
M. Sharp saura le malheur qui m'a frappé, j'espère qu'il me Mendra en aide. Je vais de suite lui rappeler ses promesses.
{ sort.
"Or NN ARENA EMENRET PE
CNET
par jour.
BAT 7e