SCENE Ville
Henri, CHares, DÉLÉGUÉS.
ler Déc.—Est ce ici que reste un Canadien du nom de D’Arbant employé à la factrie de Sharp ?
Ch.—Oui, nous sommes ses fils.
fer DéL.—Alh! bien, nous avons un message pour lui et pou vous «nssi. Les ouvriérs sont en grève à partir de demain. Nou voulons seulement 10 heures de travail et 30 cts. d'augmentatio! }
Cn.—Mais, nous n’appartenons pas à l'Union.
2e Déz.—Peu importe! Vous travaillez dans la factrie, vou: devez suivre les règles de l'association.
HEx.—Mais, on ne se plaint pas de douze heures de travail, de ne vois pas pourquoi celte grève. Elle n’aboutira à rien.
2e Dér.—Ce n'est pas votre affaire, L'Union a passé ces résolu tions. Les ouvriers doivent s’y soumeltre, Jusqu'à nouvel ordre on ne travaillera dans la manufacture,
Cn.—Et qui nous donnera du pain ? Nous n'avons que not travail pour vivre,
ler Déi.—La caisse de l'Union soutient la grève. Combien êtes vous ici ?
Cu.—Mon frère et moi travaillons avec notre père et une sœu à cette manufacture.
ler DéL.—Vous et votre père, vous recevrez chacun 30 cts durant la grève.
Cu.—Et ma sœur ?
re DO
ler Déz.—Les hommes seuls sont en grève. Les femmes ne ont pas supportées.
Cx—Eh bien ! je n'accepte pas la grève.
2e Déz.—Comment tu n’acceptes pas la grève ?
Cx.—Non, je ne vois pas pourquoi je me soumettrai aux lois ‘d'une société que je ne connais pas. Demain j'irai à la manufacture et j'y travaillerai.
de 2e Déc.—Demain, tü n'iras pas à la manufacture, et tu n’y tra-
tte spéculation. Il me purs Pr 9
le cela. Je ne voudrais #4 C#-—Pourquoi ? ,
a fait pour le mieux M 2e DéL.—Parce qu'on t'en empêchera.
tesse et la colère me # Cx.—De quel droit? Ne suis-je pas libre ?
! 2e DéLz.—Non, tu n'es pas libre de faire manquer la grève. La : majorité des ouvriers l'a décidée, tu dois te soumettre. Tu ne | sembles pas encore bien connaître nos usages ici; mon garçon, { tu n'es plus en Canada.
U Cn:—Je suis sur une terre libre où chacun peut parler et agir ! comme il lui plaît. Je vous le répète. Je veux travailler pour sou- | tenir ma famille. Demain j'irai à la manufacture. Si j'ai besoin de protection, la loi me la donnera.
Déc.—Ecoute, jeune homme, ne fais pas cela.
Cx.—Pourquoi ?
sage pour lui et pour # DéL.=Tu aurais à t'en repentir ? tir de demain, Nous Æ Gn—Je le ferai. Demain mon frère et moi nous serons à la 30 cts. d'augmentation # manufacture.
, 4 Déc.—C'est bien! Nous y serons aussi.
ion, .
(Les délégués sortent.)
tre ses mains. Charles
re quand on à annoncé
re mère...
dans la fuctrie, vous Ki heures de travail, Je SCENE IXe, oulira à rien.
ion à passé ces résolu.
Jusqu'à nouvel ordre, ®@ ë. HEN.—Charles, songes-tu sérieusement à aller travailler demain ? Cu.—Sans doute. Vit-on jamais une tyrannie pareille, N'avons- N nous pas droit au travail? D'ailleurs, il nous faut du pain. J'ai tine ta 4 promis d'y aller, j'irai.
BTOC. Uomolen etes M Hen.—C'est bien, Charles, je l'accompagnerai. S'il y a des dangers, nous les partagerons. Allons de suite trouver le patron.
(ils sortent.)