‹ Exil et patrie [microforme]Chapitre 21 sur 37 · SKINNER ET SON FILS · texte numérisé non relu

SKINNER ET SON FILS

Père—As-tu revu le riche espagnol qui nous achète de tableaux ?

Fizs—Oui, mon père. Il est venu aujourd'hui et a pris les deu: dernières peintures du jeune Canadien.

PÈRE. —Henri D'Arbant ?

Fizs—Oui, mon père.

Père.-—Combien les a-t-il payées ?

Fizs—Quarante dollars pièce.

PÈère.—C'est bon! Nous les avions eues pour cinq dollars. Reste trente dollars de bénéfices. On fait d'assez bonnes affaires avec ces Canadiens.

Fics—L'Espagnol désirait beaucoup savoir où demeure le peintre. Il voulait lui commander d’autres tableaux...

PÈRE. (vivement).—Tu ne lui as pas dit j'espère ?

Fics.—dJe lui ai fait une petite histoire. Ces tableaux viennent du Canada par des agents etc. etc.

PÈèRE.— C'est bien, mon fils, Car, vois-tu, s’il connaissait ce jeune D'Arbant, nous perdrions d'assez jolies bénéfices.

Fizs.—[l y a une demi-heure, j'ai reçu une autre visite assez plaisante. Deux jeunes Canadiennes sont venues emprunter $2, devinez sur quoi? Sur une paire de bottines neuves. Pour m'attendrir, elles m'ont dit que leur mère m’avait pas de pain à là maison, qu'elles etaient bien pauvres, qu’elles n'avaient pas d’ouvrage, etc. ele.

PÈère.—Les pauvres demoiselles! Combien leur as-tu donné sur ces bottines ?

Fics.—Une piastre. |

PÈRE.— Hum ! Ces bottines en valent bien trois, mais tu aurais

u leur douner un écu seulement on trois trente sous, au plus. on fils, ne uég ige aucun profit, petit ou grand, c'est le moyen de faire fortune. Retiens bien ceci, mon fils.

Fis. (Tenant une montre) —"Tenez, voici encore une autre acquisition, Une montre canadienne, Un vieux Canadien voulait avoir le médecin pour son fils, qui se monrait disait-il. Le vieux pleurait et se lamentait, et voulait avoir au moins dix piastres pour celte montre, Je lui en ai offert deux, et il a accepté.

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