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aurons une belle
Loris,
D’Ars.—Je le pensé, M. Latouche. Laisse-moi te présenter mon cousin, M Waterspout, revenu des Etats cette semaine.
(Présentation. ..D'Arbant sort.)
WarT.— Yes, sir, j'arrive de Boston, Mass. Vous n'êtes jamais allé aux Etats, sir. :
LarT.—Non, Monsieur, jamais, et je u’ai pas envie d'y aller non plus.
War.—C'est pourtant un beau pays, je vous assure. (Allant à l'armoire.) Well, sir, will you take a drop of something ?.…
Lar.—Comment, monsieur ?
War.—Voulez-vous une goutte de quelque chose, Cock tail, Gin, Whiskey ?.…
Lar.—Merci, Monsieur, j'attendrai le maître de la maison.
War. Well sir, pas de trouble, you know, je suis ici at home. Yes, my dear sir, quand on a vu les Etats, le Canada fait presque pitié après cela.
LarT.— Comment donc ? Mais on vit hien par ici ?
WarT.—Le Canada est un pays mort; you know, a dead land as we say in the States.
LarT.—Le Canada un pays mort? Mais où avez-vous donc pris cela ?
War.— Yes, sir, pas de go ahead par ici Ah! my dear sir, si vous voyiez les Etats. Tenez, à Boston, Mass., La Custom house a collecté, l'an dernier, $200,000 de duty rien que sur les screws pour les engins et les putties pour les vitres.
Lar.—Je ne comprends pas ces mots là, monsieur, Je ne sais pas l'américain, moi. Tout ce que je puis vous dire, c’est qu’on ne se croise pas les bras par ici.
War.—Vous n'avez pas de business, pas de factries, pas de railroads.
LarT.—Comment donc, pas de railroads ! Mais comptez-vous pour rien le Grand Tronc et l’Intercolonial, le chemin de fer du Nordet celui de St. Jérôme ? Patience, monsieur, nous aurons bientôt le chemin du Lac St Jean, celui des Laurentides, et enfin notre grand chemin du Pacifique. Nous transporterons nos produits d'un bout à l’autre du Dominion et nous exporterons aux États,
War. (riant)—Ah! ah!aht Thaïs a first class idea! À capital Joke, indeed !
LarT.--Comment ! Que dites-vous ?
War. Well, my dear sir, les Etats n'ont besoin de rien, Ils ont tout: le blé, la houille, le fer, Dans l’ouest les blés poussent douze pieds de haut. La seule ville de Boston, Mass., fabrique, en une année, assez de coton pour habiller tout le Canada pendant dix ans. Et vous parlez d'exportatious ! Ah ! that's a capital joke, indeed.
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j Autre bien, monsieur, nous exporterons en Europe et aux ndes.
WarT.— No, sir, vous ne ferez pas cela.
LaT.—Pourquoi ?
WarT.—[l'll tell you why: Les français you know, n’ont pas le génie du commerce.
LaT.—Où avez-vous pris cela ?
War.—Thals a fact. Parlez-moi de la race saxonne. Voilà la
race du go ahead et de la civilisation.
Pride in their prot, defiance in their eye I see the Lords of creation pass by.
No, my dear sir, ne parlez pas du grand commerce. You are not cut for that, you know, as we say en américain.
LaT.—Monsieur, vous changerez d'idée quand vous connaîtrez mieux votre pays et votre race.
War— Well, sir, je ne vous accuse pas, you know. Vous vivez trop au nord. Le froid engourdit tout par ici. Savez-vous ce que les Canadiens devraient faire ?
Lar.—Non, quoi donc ?
” WarT.—Laisser là le Canada, et aller se settler en masse aux tats.
LaAT.—Grand merci du conseil, monsieur, on ne le suivra pas. Ainsi vous ne trouvez pas grand’chose de bon en Canada ?
WarT.— No, sir, not much... Après les Etats, you know, le Canada est triste.
LarT.—Eh bien, monsieur, retournez donc d'où vous venez; le plus vite vous partirez le mieux ce sera.
War.—Exrcuse me, sù', je viens de la terre de la liberté: The land of the brave and of the free. Liberté de la presse, liberté de la conscience, liberté de la parole, tandis qu’au Canada...
Lar.—Oui, oui, je comprends. Suffit. Moi à mon tour, je vous dirai avec la franchise d’un canadien-français que j'ai en bien petite estime ceux qui rabaissent sans raison leurs compatriotes, qui nient leurs qualités les plus évidentes et ne trouvent rien de bon dans leur patrie, Je méprise également an renégat de son pays et un renégat de sa religion.
War.— You insult me, sir.
Lar—Nullement, Vous m'avez dit librement votre pensée sur mon pays et mes compatriotes, je vous dis librement la mienne sur votre personne et vos idées ; nous sommes quittes. Au revoir, M. Waterspout, portez-vous bien, monsieur le Yankee. ({} sort.)
War.— Well, well, all right, sir.
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