SCÈNE Ille
WWATERSPOUT.
WarT.— Well, en voilà un qui ne mord pas fort à l’hamecçon.
re mon pocket money par ici.
ne plus de luck avec D'Arbant, autrement je ne remplirai gu
% î SCÈNE IVe.
WATERSPOUT, D’ARBANT,
War—Well, M. D'Arbant, quand mouvez-vous pour les Etats ? ; D'Ans.—Je ne sais vraiment pas trop à quoi me décider, j'ai À peur de partir pour les Etats. Si j'allais ne pas réussir ? 1 War.—Ne pas réussir! Allons donc, vous avez tout ce qu’il 4 faut pour vous tirer d'affaire. Croyez-moi dans un an vous serez 1 tout à fait at home aux Etats,
D'Ars.—Mais je n’entends rien au travail des manufactures. © J'ai toujours cultivé la terre.
1 War—Don’t mind that. La plupart des Canadiens qui vont anx { Etats sont dans ce cas-là. Mais ceux qui sont smart apprennent } vite à conduire un métier et à gagner de l'argent.
D'Ars.—Si encore j'étais seul, mais mes enfants...
War.—Vos enfants seront votre fortune...
D'Ans.—Comment cela ?
War.—Le voici: vous les mettrez dans les factries, avec vous, Het vous ferez plus d'argent en un mois qu'au Canada en une année. Ecoutez ceci: vous avez six enfants, cinq garçons et une fille. Vos trois aînés, Gustave, Henri et Charles, gagneront bien
fdeux dollars par jour, cela vous donnera 36 piastres par semaine ; 4 vous serez riche avant longtemps.
2 D'Ans.—Et où logent les Canadiens ?
NU War—Dans les tenement houses.
D'Ans.—Qu'est ce que cela ?
à War—Des maisons: à cinq ou six étages Vous y trouverez quelquefois plus de trente familles canadiennes ensemble, D'Ans.—Cela ne me plairait guère. J'aime à avoir mon chez moi.
4 War—Soit, vous prendrez alors une pension privée et voilà Hhout, D'Ans.—Et mes deux plus jeunes enfants, où les enverrai-je à école ?
4 War—Aux State Schools. Vous n'aurez pas un cent à payer et vos enfants recevront a first class education.