‹ Exil et patrie [microforme]Chapitre 8 sur 37 · AP À · texte numérisé non relu

AP À

à religion aux enfants ’@ Hex.—Soit, mais aussi, il faut tout acheter, ce n’est plus comme 1t pas de cela, you know@ur une terre: d’ailleurs, ce serait dur de quitter la campagne Pour la religion chacunfpour aller s’enfermer dans ces fabriques. On ne serait plus libre rs vous-même ou votreffomme ici.

os enfants à la maison® Gusr.--Ce travail n’est pas fatiguant, Henri.

emble à moi qu’on ne} Hex—Pas fatiguant, Gustave ! Ecoute donc ce que m'a « un ucation sans leur parler; adien : à 44 hrs. la cloche de la fabrique réveille les travail. Heurs, à 6 hrs. ‘0 dernier coup : alors les portes se ferment ; ceux

M. D’Arbant, combienqui ne sont pas arrivés perdent leur journée ou même leur place. De 6 hrs. à midi, travail... A 1 hre. après le diner, nouveau coup

je pense. @e cloche, on rentre au travail jusqu'à 6 hrs. : ainsi 11 heures de vous vaudrez $815.00(@ravail par jour... et c’est tous les jours la même chose. Compare

lle propriété aux États pr avec la nôtre, et dis-moi si nous serons mieux là-bas qu'ici ?

hien revenir au Canad: 4

| peu d'argent, mais j:@

errai plus târd. 1 aissez-moi vous donne à z la tête plutôt que l'A at. sort.)

: D'Ars.—Les Canadiens se font à cette vie-là. Ils sont là-bas des hilliers, et ils y restent,

à Hen.—Il faut bien, mon père, beaucoup d’entre eux après avoir fendu leur terre, doivent vivre comme ils peuvent.

} D'Ans—M. Waterspout m'a dit qu'ils sont généralement à l'aise.

Le de

il Hen.—Il ne vous a pas dit, mon père, combien périssent de Misère et d'ennui. C'est pourtant le cas pour beaucoup.

jet. Entrent Gustave ti lu projet d'aller vivid nous serions mieux li

rester en Canada, Of

re, tuation n'est pas aus

ats parlent comme lu qui ne faisaient pas |

es de réussir, je pensi

ès Canadiens y gagreth

IT

ici, Aux Etats, au cor

| Gusr.—Ah ! bah! Henri, tu n’es pas assez hardi! Nous sommes punes, nous réussirons,

HEN.—Sais-tu, Gustave, combien il faut de temps pour ruiner 1 jeune homme dans ces factries ?

Gusr.—Non.

HEN.—Dix ans au plus.

Gusr.— Allonc donc !

HEN.—Après cela on est fini.

Gusr.—Exagération !

Hen.—Résæité ! Nombre de Canadiens et surtout de canadiennes,

près dix aus de travail dans ces manufactures, ou bien souffrent es yeux on meurent de faiblesse et d'épuisement, Voilà ce qu'on

Mn'a dit, et je le crois.

D’Ans.—On ne resterait que trois où quatre ans aux Etats, puis pn reviendrait au Canada.

Gusr.—C'est cela, mon père, moi, j'aimerais à voyager, à voir lu nouveau. Je veux aller aux Etate.

HEN.—Nous risquons bien d'y avoir de la misère,

Gusr.—De la misère ! On en a partout, ici comme aux Etats.

HEN.— On ne souffre pas ici, nous sommes sur notre terre,

Gusr.—Nous ne pouvons pas tuujours y rester.

HEN.—Alors prenons des terres dans les concessions.

Gusr.—Ah ! bah! Les concessions ! C’est trop dur ! J'aime mieux ller aux Etats,

PEN es

HEn.—-Ce sera dur pour quatre ou cinq ans, mais nous sommes jeunes et forts. Après cela nous aurons de quoi vivre heureux le reste de notre vie, tandis qu'aux Etats, ce sera le travail et peutêtre la misère pour toujours.

D'’Ars.—Nous pourrons essayer le commerce, si les moulins ne nous plaisent pas.

HENn.—Mais nous ne connaissons ni la langueïni le commerce.

Gusr.—On l'apprendra ; on fera comme tant d'autres Canadiens. Qui ne risque rien n’a rien.

Hex-—Oui, mais aussi, qui risque tout perd tout, souvent.

D'Ars—Ecoutez, mes enfants, avant de me décider, je vais encore revoir le cousin Waterspout et lui demander de nouvelles informations sur les Etats. Après cela, nous verrons ce qu'il y a de mieux à faire. ‘

Li Toile tombe.

E Lh

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