SCÈNE Ve
D'Arbant assis à la table songe à son projet. Entrent Gustave Henri.
D'ArB—Que diriez-vous, mes enfants, du projet d'aller vivi aux Etats ?
GusT—J'aimerais cela, moi, mon père, nous serions mieux |: bas, je pense.
HEx.—Pour moi, je préfère de beaucoup rester en Canada. O vit heureux ici.
Gusr.—C'est difficile de faire de l'argent ici. Aux Etats, au cor traire, nous serions riches avant longteinps.
Hen.—Dit le cousin Waterspout, Gustave.
D'Ans.—Et tu ne le crois pas, Henri ?
HEN.—Non, il exagère beaucoup. La situation n'est pas aus belle qu'il la fait, tant s'en faut,
Gusr.—Tous ceux qui reviennent des Etats parlent comme lu
HEN.—Pas tous, Gustave ; j'en ai trouvé qui ne faisaient pas | peinture si belle.
D'Ans.—Nous aurions de bonnes chances de réussir, je pensi (Se lève et passe à l'avant-scène.) |
HEN.-—Que ferions- nous là-bas,
D'An8.—On travaillerait aux moulins. Les Canadiens y gagren dit-on, 81 ou ? par jour,