‹ Expédition anglaise au Pôle Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 15 sur 37 · AU LORD SECRÉTAIRE DE L'AMIRAUTÉ, À LONDRES · texte numérisé non relu

AU LORD SECRÉTAIRE DE L'AMIRAUTÉ, À LONDRES

A bord du navire de $, M. B. Alert.

Valentia, le 27 actobre 1876,

Monsteur, — J'ai l'honneur de vous adresser le rapport détaillé des mouvements et actes de l'expédition, d depuis notre départ d'Upernawick, le 22 juillet 1875, ainsi qu’il suit :.

Départ d'Upernawick.

L'Alert ayant la Discovery à la remorque a quitté Upernawick ie 22 juillet 1875. J'ai eu l'honneur de vous adresser un premier rapport de mer daté de ce port.

Une brume épaisse régnant à la mer, je me suis décité à chenaler à la vapeur faisant route au nord entre les îles et la grande terre. Le temps se maintint assez clair etcalme jusqu'aux approches de l'ile de Kantigok. Arrivés à, ja brume de mer prit complétement le dessus et nous enveloppa entièrement,

Les nombreuses et pittoresques îles rocheuses, aussi bien que les dangers de ce passage sinueux et abrité, sont si mal placés sur les cartes publiées jusqu'à ce

ss Es jour, qu'un pilote est tout à fait nécessaire pour le franchir,

Celui qui nous accompagnait, un Esquimau, me fit connaître que la plupart des entrées ayant l'apparence de chenaux lorsqu'on les voit du large, sont barrées par des roches sous l'eau ; et, si j'en juge par la grande quantité de roches juste à fleur d’eau que nous avons trouvées sur notre passage, j'ai tout lieu de croire qu'il ne se trompe pas,

Le grand glacier de décharge d'Upernawick n'ayant qu'une ouverture conduisant directement à la mer, ses nombreux icebergs de toute taille sont ramassés par les courants de jusant ct par les courants généraux au milieu des îles situées au sud, et tendent à boucher complétement les chenaux jusqu'à une époque trèsavancée dans la saison; mais, une fois ouverts, en juillet, par suite de quelques glaces qui vont s'échouer sur les roches et d’autres qui, restant flottantes, indiquent avec certitude des eaux profondes par la vue de leur élévation au-dessus de la ligne de flottaison, la navigation est plutôt facilitée par un temps calme que contrariée par ces mêmes glaces.

Le matin du 23, après une nuit pleine d’anxiété, passée au milieu d’une brume épaisse, et drossés (1) par un violent courant de marée dans un chenal étroit, où nous ne pûmes trouver le fond à une encäblure (2) de lerre, quoique nous eussions filé cent brasses de ligne ayant toujours la Discovery en remorque, nous aperçûmes, dans une éclaircie momentanée, deux Esquimaux

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(1) Drossé se dit d'un navire entrainé malgré lui dans une direction dont il n'est plus le maître.

(2) L'encâblure est de 185 mètres,

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dans leurs kyacks, tout près du bord, Après nous être consultés avec eux par l'intermédiaire de Petersen, l'interprète danois-esquimau, ils consentirent à nous conduire à un mouillage. En gouvernant d'après leurs indications et n'ayant pas de fond avec la ligne à main (1) des grands porte-haubans (2), je sentis tout à Coup l'avant du navire glisser doucement sur le fond, Nous pûmes alors, à travers la brume, nous apercevoir que nous nétions qu'à 50 mètres de terre, Les squimaux n'avaient évidemment Pas tenu compte que nos navires exigcaient, Pour flotter, beaucoup plus d'eau que leurs frêles pirogues. Comme nous étions presque à basse mer et que la marée perdait encore je laissai le navire tranquillement échoué, la Discovery nous tenant toujours par son haussière (3) de remorque, et Je profitai de ce retard forcé Pour mettre les hommes à terre à laver leur linge.

À mesure que le jour s’avançait, la brume se dissipait un peu, et à la marée montante le navire se trouva à flot sans avoir supporté aucun effort ni aucune avarie, J'appareillai (4) donc et débarquai le pilote, que Je ne pouvais blâmer pour notre mésaventure, au large de la côte nord de Kantigok, la plus au large des îles

du groupe et après laquelle le canal ne résente pl de difficultés, , he

(2) Porte-haubans : on appelle ainsi des plates for £ ins : -ormes attachée:

aux flancs du navire et normalement à la done. Elles sont placées par le travers des mâts et destinées à augmenter l'angle des haubans

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Pensant que probablement un récit erroné de notre échouage pourrait arriver en Europe, au dernier moment, j'écrivis à la hâte quelques mots au crayon au capitaine Evans, hydrographe, simplement pour établir de quelle minime importance avait été notre léger retard.

Passage à travers les glaces du milieu de la baie de Bafñfin.

À 4 heures d’après midi nous avions passé les îles Brown, avec une mer parfaitement libre de glace devant nous ou dans nos environs.

Après mûres réflexions, le baromètre étant haut et ferme après une brise de S. E., ce qui indiquait que le temps calme et bien établi que nous avions depuis quelque temps devait, selon toute probabilité, durer encore, je me décidai à me forcer un passage à travers les glaces de la baie de Baffin, au lieu de suivre la route ordinaire en contournant la baie de Melville. En conséquence, les deux navires firent route à toute vapeur dans l'ouest, luttant de vitesse de conserve pour atteindre le cap York, n’ayant pour contrarier leur route qu’une douzaine de glaces environ, flottant sur une mer calme comme un miroir,

À mesure que nous œuittions la terre, la brume se dissipait et nous pûmes alors jouir d'un panorama unique et splendide. Nous apereevions les pics neigeux du Groënland, qui donnent naissance au glacier d'Upernawick encombré d'innombrables icebergs, et, bien loin en avant de lui, le groupe des noirs flots épars, au milieu desquels nous avions passé la nuit précédente et dont l’île de Kantigok est la plus au nord.

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Banquise du milieu,

Le matin du 24, à 4n 30", nous entrâmes dans la banquise à 70 milles de Kantigok. Elle se CON posait de glaces disjointes et Permettant de faire rout ». Son épaisseur variait de 0,30 à 0,90 et quelquefois 1",90,. Les glaçons n'avaient d'abord pas plus de 250 mètres de diamètre et étaient très-friables, se divisant rapidement et laissant Passage au navire qui les frappait accidentellement, La blancheur du ciel près de l’horizon indiquait que, quoique la glace fût très-ouverte dans le sud de notre route, elle ‘était probablement plus serrée au nord. Environ à G heures du matin,

après avoir fait 80 milles au milieu de Ja glace, la banquise COMMmença à se resserrer peu à peu ; les glaçons étaient plus grands et atteignaient un mille de diamètre, exigeant un choix judicieux des chenaux qu'ils laissaient entre eux. Pendant 14 heures qui nous permirent de faire 60 milles, la glace continua à rester. à peu près dans le même état, n'étant jamais assez serrée pour nous faire croire à l’exi rière infranchissable, Nous vigies des barres de cacatoi

les chenaux devinrent décidé

j'en. profitai pour mettre la route au nord et souverner directement sur

le cap York, la glace devenant de plus en plus ouverte à mesure que nous avancions.

A 9ù 30m du matin, le 25 juillet, nous aperçümes {a

(1) Les cacatois sont les vergues les plus élevées du navire, Les baleiniers ont l'habitude de disposer en cat endroit de petites barres, qui Servüñt à l'hioinme de vigie chargé de chercher les baleines au loin du bâtiment,

haute terre au nord du cap York, et à 41 heures, au grand étonnement des quartiers-maîtres glaciers (1), qui déclaraient continuellement : « On ne le croira jamais à Peterhead », nous arrivâmes sans encombre dans les eaux du Nord et pûmes songer À économiser un peu notre charbon, ayant traversé les glaces du milieu en 34 heures sans un abordage; mais j'ajoute par devoir, non sans quelques fortes égratignures, le long de la ligne de flottaison.

Passage auü milieu de la baie de Bafñfin.

De ce que nous avons réussi À traverser au milieu des glaces, on ne doit pas en conclure trop vite qu'une semblable route puisse toujours être suivie. La banquise du milieu est justement redoutée des navigateurs qui ont le plus d'expérience des glaces.

Des icebergs d’une masse considérable et de la glace de surface, flottant dans l’eau à des profondeurs différentes, maniés soit par le vent soit par les courants océaniques, se meuvent avec des vitesses inégales ; il s'ensuit qu'étant en mouvement, les uns dépassent l’autre et que la glace de surface, incapable de maitriser sa course, est bientôt mise en pièces par les lourdes masses des icebergs; un navire qui se trouve alors englobé dans la banquise au milieu des icebergs, à moins qu'il n'ait un espace libre assez grand pour lui permettre de s'écarter de sa route, est en danger constant d'être entraîné malgré lui contre une de ces masses flottantes. En semblable occurrence, l'homme est impuissant : car

(4) Nous ne pouvions traduire autrement les mots : Zee quarler= masters, noms sous lesquels on désigne les hommes pratiques de la navigation dans les mers glaciales, et spécialement chargés de scier la glace ou de la faire sauter pour laisser passer le navire.

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il ne peut prendre aucune mesure plausible pour sauver son navire.

Avant que les navires à vapeur n'aient été mis en usage pour la navigation dns les glaces, les capitaines: des navires à voiles, incapables de profiter avec avantage d’un calme favorable, se dispensaient sagement de chercher à se frayer un passage à travers la glace occupant le milieu de la baie et préféraient perdre quelque temps en optant pour la route plus sûre à travers la baie de Melville, où leur navire amarré comme dans un bassin, à la glace tenant à la terre, courait moins de danger d’être écrasé que s'il eût été forcément retenu dans les petits chenaux de la banquise demeurant compacte.

À la fin de juillet, quand la saison d'été est bien établie, ce qui est indiqué par ce fait qu'on ne rencontre pas la grande banquise en dedans de 50 milles de terre, par une latitude d'environ 73° 20’ et par un calme continu qui permet au courant nord des rives du Groënland et au courant sud de la côte ouest de la baie de Baffin d'ouvrir une passe à travers les glaces, je pense qu’un navire à vapeur peut toujours tenter le passage dont il est question. Mais si l’on ne se trouve pas dans ce concours favorable de circonstances particulières, autant que notre connaissance un peu superficielle de ces parages nous permet de l’avancer, ce passage reste tout à fait douteux.

Aussitôt que nous eûmes pris connaissance de la terre etique nous eûmes été parés des glaces en dérive, la Discovery se sépara de nous pour communiquer avec les naturels du cap York, pendant que l’Alert faisait route pour les îles Carey.

Icebergs au large du cap York.

Un grand nombre d’icebergs, dont beaucoup étaient échoués, étaient rassemblés en une masse épaisse au large du cap et dans des directions parallèles à la côte qui s'étend vers Conical Rock et le cap Atholl.

Au large, ces icebergs étaient moins nombreux; ce que j'attribue au courant sud que nous ressentimes le jour suivant, pendant notre traversée aux îles Carey. Ce courant entraîne avec lui vers le sud ceux qui dérivent à l’ouest de la masse principale, sous l'influence du courant nord de la côte du Groënland,

Naturels du cap York.

Pendant le séjour de {a Discovery au cap York, les naturels entrèrent en relations par l'intermédiaire de l'interprète Christian Petersen et de l’'Esquimau Hans: mais comme le frère de ce dernier était parti à la chasse pour un temps indéterminé, le capitaine Stephenson abandonna sagement l’idée d'utiliser ses services au profit de l'expédition et fit route pour les îles Carey où il rejoignit l’Alert. Les deux navires y arrivèrent ensemble à minuit, le 26 juillet,

Iles Carey, Dépôt et Avis.

Un dépôt de 3,600 rations, et un canot furent débarqués à la pointe S. E, de l'île du S. E., et une notice fut placée dans un cairn très-apparent au sommet de l’île. L’expéditica fit alors route à la vapeur, en économisant son combustible autant que possible, se dirigeant au nord par une mer calme et un temps clair, A l'exception de nombreux icebergs flottants

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çà ct là, on n’apercevait pas de glace des hauteurs des îles Carey.

“En passant entre les îles Hakluyt et Northumber. land, les deux bâtiments se trouvèrent par le travers du cap Robeson, le 27 juillet à 8 heures du soir. De cet endroit, la glace paraissant tenir au rivage, bouchait complétement le golfe d’Inglefield à l’est du cap Acland; mais les deux entrées du golfe étaient libres.

Quartiers d'hiver du « Polaris », 4872-73.

Pendant que le capitaine Stephenson explorait l'entrée du fiord de Foulke, pour s'assurer s'il pouvait servir de station d’hivernage à tout navire qui viendrait nous ravitailler, le capitaine de frégate Markham et moi nous rendimes en canot à l’île de Littleton et à l’anse du Lifeboat, théâtre du naufrage du Polaris. La cachette mentionnée par le docteur Émile Bessels et M. Bryant, appartenant tous deux à l'expédition des Etats-Unis au pôle Nord, cachette désignée comme ayant servi à déposer certains instruments, boîtes et livres, fut rapidement découverte, mais ne contenait rien. Quelques objets d’habillements et de nombreuses petites cachettes, recélant de la viande de veau marin ou de morse, étaient semées çà et [à sur le sol de la petite péninsule, dans le voisinage des derniers quartiers d'hiver; en plus, près des ruines de la maison, nous trouvâmes cinq ou six boîtes, chacune d’elles couverte avec de grosses pierres pour empêcher le vent de l'emporter et son couvercle attaché par des cordes. En sus d’un thermomètre, qui n'était malheureusement pas enregistreur, ces boîtes contenaient des débris de vêtements de peau, de vieilles moufles, des outils de charpentier, des ‘limes, des aiguilles, et quelques petits‘ articles

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d'une grande utilité pour les Esquimaux, mais qui n'avaient pas l'air d’avoir été touchés depuis que la Station avait été abandonnée.

Quelques livres restaient dans ces boîtes, ainsi que la copie du journal de bord ou le journal de bord luimême, depuis le départ du Polaris des États-Unis jusqu’au 20 mai de l’année suivante,

Nous ne trouvâmes ni pendule, ni instrument de passage, ni chronomètre, Trois pirogues en peau laissées sur le rivage et chargées de pierres étaient encore en

bon état. La plus petite fut prise pour être conduite au cap Sabine.

Cairn de l'île Littleton:

En retournant à bord de l’Alert, nous débarquâmes à l’île Littleton, et sur le Monticule S, O. nous construisimes un petit cairn dans lequel nous déposânies un récit abrégé des mouvements et des prévisions de l’expédition jusqu’alors. De la Station élevée de Littleton, on n’apercevait Pas de glace en vue; mais les chasseurs, en Parcourant quelques points de la grande terre, d’une altitude Supérieure, rapportèrent à

leur retour qu'ils avaient distingué au nord Ja blanche lueur des glaces.

Port Foulke au point de. vue d'une Stâtion d'hiver,

Port Foulke est jusqu’à présent le meilleur point connu comme station d'hivernage dans les régions arctiques. Un courant chaud vénant de l'Océan, combiné avec des vents du nord dominants, agit à l’étroite entrée du canal de Smith, maintient la glace à l’é de rupture pendant l'hiver ei amène ainsi un printemps prématuré qui favorise singulièrement la pèche du veau

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marin et du morse. L'humidité et la chaleur cédées À l'atmosphère par une mer que la glace ne recouvre pas, tempèrent la rigueur des saisons au point de développer sur la terre une végétation plus riche, qui attire dans son voisinage et nourrit tout être animé des régions arctiques, bien plus abondamment que d’autres localités moins favorisées.

En outre de ce grand avantage de pouvoir se procurer une ample provision de viande‘fraiche, ces eaux, qui rejoignent celles de la mer Arctique au large du cap York, offrent ainsi une entrée facile chaque été, sans autres risques-que ceux courus habituellement par tout voyageur dans les régions polaires.

Cap Isabella.

Le matin du 929, les deux navires traversèrent le détroit à la voile pour atteindre le cap [sabella ; mais le temps, qui avait été beau jusque-là, se gâtaà mesure que nous approchions de la côte ou est, et une tempête de neige venant de l’intérieur par-dessus les terres fondit sur nous au moment où nous atteignions le cap. Comme le temps était devenu si bouché que personne à bord des navires, excepté ceux employés à établir le cairn et un petit dépôt de provisions, ne pouvait voir la position de ce cap et que je n'avais aucune raison pour retenir la Discovery, le capitaine Stephensoen fit route.

Le cairn fut bâti sur le sommet de l'éperon le plus au large et le plus à l’est du Cap, à une hauteur d’environ 215 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Le canot qui avait conduit la corvée à terre étant de retour à bord à 5 heures d'après-midi, je fis route à la vapeur au nord pour atteindre le cap Sabine, le vent étant tombé à plat, mais le iemps restant brumeux et neigeux.

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Première glace en vue au large du cap S4bine.

À 8 heures du soir, étant à 45 milles au nord du Cap Isabella, nous aperçümes de la glace entre Je rivage et nous, ce qui nous Obligea à nous tenir à une bonne distance de terre.

Dans la matinée du 30 juillet et de très-bonne heure, nous avions à l'estime Parcouru la distance qui nous séparait du Cap Sabine, Je donnai l’ordre de stopper la machine, et à 5 heures du matin, la brume se dissi- Pañt, j’aperçus /a Discovery près de terre en apparence enclavée dans une banquise serrée, de 5 à 6 milles de large: pas de glace en vue du Côté de la mer, Comme je désirais que les deux navires restassent ensemble et que le calme me favorisait, je laissai porter au milieu de Ja banquise qui, quoiqu'en apparence complétement fermée, s’ouvrit Suflisimment pour permettre au navire de s’avancer lentement et de gagner la terre en COMmpagnie de {a Discovery. Les deux navires furent amarrés dans une rade convenable, à 2 milles au sud du cap Sabine, portant le nom du lieutenant Payer, l’heureux et énergique voyageur.

Un dépôt de 240 rations fut établi sur l’'ilot le plus au sud, dans une position commode pour les voya- SEUTS; Un Cairn construit sur le sommet du plus haut et du plus au large, et l'historique de nos mouvements déposé dans le cairn.

Banquise au large du Cap Sabine.

La banquise au large consistait en glaçons flottants de 4m,50 à 1%,80 d’épai çons beaucoup plus vi "os, de 3,5 à 3n,60 d'épaisseur ; mais tout cela était très-

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