CAPITAINE DE VAISSEAU, COMMANDANT L'EXPÉDITION ARCTIQUE
lci se termine la relation du commandant Nares ; nous y ajoutons les quelques lignes suivantes :
Arrivée des navires à Portsmouth.
L'Alert et la Discovery arrivèrent ensemble en vue du feu flottant du Warner (1), le mardi 2 novembre, à 9 heures du matin. Une brume épaisse, qui avait régné pendant toute la nuit, les avait un peu retar. dées au moment d'atterrir.
La nouvelle de leur arrivée fut immédiatement télégraphiée à Portsmouth, et, à midi, l’Angleterre entière apprenait avec une légitime satisfaction le retour à
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(1) Bateau-feu à l'entrée de la grande rade de Portsmouth.
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bon port d’une expédition qui venait de donner à sa gloire maritime un nouvel et légitime éclat.
La ville de Portsmouth tout entière fut saisie d’enthousiasme, et en un clin d'œil tous les bateaux à vapeur disponibles quittèrent les quais pour conduire au large une foule de curieux, avides du plaisir de saluer les premiers le retour des vaillants navires.
L'amiral Georges Elliot, commandant en chef le port et l'arsenal, appareilla avec son yacht la Fire Quern, pour aller au-devant du capitaine Nares. .
À une heure d'après-midi, l'Alert et la Discovery, précédées de la Fire-Queen et entourées d'une flottille de vapeurs chargés de monde, firent leur entrée en rade.
Les navires de l’escadre avaient leurs hommes sur les vergues et étaient pavoisés comme aux jours de fête.
Les troupes de la garnison étaient rangées sur les remparts,
Au moment où l'expédition passa près de l’escadre, les matelots la saluèrent de hurrahs frénétiques, auxquels leurs camarades de l'Alert et de la Discovery répondirent, avec l’orgueilleuse émotion que donne le sentiment du devoir accompli au prix des dangers les plus grands qu’il soit donné à l’homme de bravér.
Une foule immense rassemblée sur la plage de Southsea donna la première le signal des applaudissements et des vivats, auxquels répondirent bientôt ceux des soldats massés sur les batteries du port et ceux des ouvriers de l'arsenal, qui avaient quitté leurs travaux pour accourir sur les quais.
Un peu avant d'entrer dans le port, l’Alert et la Discovery firent monter leurs matelots sur les vergues, et quand les deux navires donnèrent dans les jetées, ce fut avec un recueillement #=-ond et une indescrip-
tible émotion que ces hommes, impassibles devant le péril, écoutèrent tête nue le God save the Queen que les musiques de terre jouaient sur leur passage.
Ce chant national, dont après deux ans d'absence et de danger les accents graves ei religieux venaient caresser lesentiment national, si profondément enraciné dans leur cœur de marins, leur semblait être l'harmonieuse expression des remerciments de leur Souveraine,
les accueillant an nom du PaÿS, Comme les plus braves et les plus chers de ses sujets