‹ Expédition antarctique française (1903-1905) commandéeChapitre 40 sur 67 · TEMPÉRATURE MOYENNE DIURNE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE MOYENNE DIURNE

MOYENNE PR cn

Maxima du mois. Minima du mois. Maxima. Minima. RO LEE A RENTE + "5,9 le 23 à 10h. |— 7,3 le13à4h. |+ 2,10 |— 2,64 A AL RE ML + 5,0 le 5 à 22 h. — TE le 30 à 4 h. + 0,85 |— 2,94 AMIE PRE Ur SU + 6,0 le 11 à18h. |— 13,8 le 27 à 9h. |— 3,37 |— 7,15 A M ss ne 04le2a10h | 229 le 23 à 23 h. |— 7,62 |__13,40 AIDE CHER MS EURE + 4,0 le 2 et le 18 — 25,2 le 30 à 7 h. |— 7,68 |—14,85 S 45h 11e) RAIN PENNNRS — 25 le31à5h — 34. 0 Le 7 à 4 h. —15,16 |— 23,37 na 0e 224a hi 295503 à4 AT | 880 | 078 DEDIRMDTE Lun + 2,2 le 2 à midi. |— 143, les ath. |— 1,014 |— 6,26 Dore AL + 40 le 25 à17h. |— 19,2 le 4er à 22 h.|— 4,09 |——41,15 Novembre + 4,8 le14 à16h. |— 6, 0 ledit à 22h. [+ 4,86 |— 9,31 Décembre. ......... + 4,5 le 13à 11h. |— 4,71le 2 à 23 h. |+ 1,62 |— 2,21

À PERS LE à) MP PURE SLA EE + 4,0 les 5 et 30 à|— 2,6 Le 45 à 4h. +. 1,50 |— 0,65 41 h.14 h.

PIN TOME, Eee ui + 4,8 — 19,2 + 1,86 |—-11,15 2 NOR PSE + 5,9 RE “AU 0 04 ANIOMNE. Le cuedes + 6,0 — 25,2 — 3,37 |—14,88 Mn a nt HD els cu AL 0 Le De 08 97 ANNÉCL LIL AU + 6,0 Le 11 avr. à18 h.|— 34,0 le 7 juil. à 4h.|+ 2,10 |— 23,37

(1) J.-J. Rey, Note sur les observations météorologiques de l’Expédition Antarctique Française, tabl. IT et XI.

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du nombre des heures de soleil. Il faut remarquer toutefois que l’action solaire est loin d’être toujours efficace pour fondre la neige et qu'à ce point de vue le nombre d'heures doit être de beaucoup restreint.

Récapitulation des heures de soleil.

HEURES DE JOUR | HEURES DE SOLEIL La JOURS => FH A H sans soleil.

Février: 7/7 in een 462h 18% OS 163" 0,350 12 MAPS ue 0 ANA 388 03 #4 115 0,296 #4 PDA 6 OR EE REP 2 100407: 93 30 0,343 13 NA da di A INR 174 A1 4 70 0,401 13 BAL 0 AE RE COLE EeS. RE DR: 22 30 0,239 16 JUIIOU LAN ITS SMS ren 130424", 2 40 30 0,295 12 MODS HS NS NET A RER ORRE 240 03 8 91 30 0,214 16 Septembre... tea 334 54 4 119 0,355 1 OCDE in ns 252 041: 0 197 30 0,436 9 Novembre. soirs 544 49 7 213 0,390 8 Décembre time 64k 17 2 200 30 0,313 ï SR à PR M NEED AN PURE 608 11 4% 110 0,180 16 LME GRAN CNT CL NU OREPEE s 1641 58 8 611 0,379 24 À 2h à OR RE En RAT ES 1458 32 8 388 0,275 39 RU Mar die OMAN RENTE NI MORE 539 54 8 186 0,328 42 PV ER ne Da dar nr A EC LON A 2411 0,288 39 ARNO Sd eu 4351 45 8 1396 0,318 140

Pendant les mois les plus chauds, décembre et janvier, nous n’avons jamais observé que de minces ruisseaux d’eau de fusion à la surface des glaciers ; courant vers les parties déclives en creusant des sillons, 1ls viennent bientôt se précipiter à la mer du haut de la falaise de glace. Cette fusion est moins due à l’action directe du soleil et de l'air ambiant qu’à la présence des poussières minérales qui absorbentles rayons solaires et jouent le rôle de la Cryoconite étudiée par Nordenskjôld sur les inlandsis du Groenland.

Après les journées ensoleillées de l'été, la surface du névé apparait sale, criblée de ces poussières qui sur les croupes traçent souvent comme des lignes de niveau.

D'autre part, les rochers qui émergent du glacier, les blocs des moraines déterminent souvent par rayonnement la fusion de la neige avoisinante ; ils sont alors entourés d’un petit ravin au fond duquel s'étend quelquefois

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une nappe de glace unie comme un miroir. Près du défilé de la Hache, dans l’île Wandel, il s'était formé un de ces petits appareils d’une dizaine de mètres de longueur.

Les granites de la colline du Cairn déterminèrent, en décembre 1904, par la fonte des glaces avoisinant le mouillage du « Français », un certain nombre de cascades qui furent mises à profit par nos matelots pour amener l’eau à bord.

Au pied de la moraine de l’île Doumer, dont j'ai parlé plus haut, s’écoulait un abondant ruisseau. Sur l’île Hovgaard, nous avons même été victimes de ce phénomène, car, ayant établi notre tente au pied de la moraine, nous nous sommes réveillés un matin au milieu d’un torrent.

Pour la même raison, les éboulis sont souvent le siège d’une fusion active ; lesflancs de la colline Jeanne sur le versant de Port-Charcot étaient en été couverts de petites cascades dont le gazouillis sur les rocs parmi les mousses chantait délicieusement à nos oreilles déshabituées et nous donnait l'impression d’une Suisse en miniature.

Les relations de la « Discovery », quoique s'appliquant à des latitudes plus élevées, donnent l’impression d’une fusion plus intense dans les parages de la Terre Victoria.

Le capitaine Scott parle de ruisseaux de 60 à 90 centimètres de profondeur sur l’île Noire.

M. Skelton dit que, sur le glacier Ferrar, par 78° de latitude « pendant les chaudes journées de la fin de décembre et du commencement de Janvier, tous les blocs des moraines s’entourent de grandes flaques d’eau, dont quelques-unes atteignent une profondeur de 3 ou 4 pieds... Un véritable torrent coulait près des rochers de la Cathédrale et se jetait dans un lac large de 800 mètres, d’où 1l gagnait la mer, et ce torrent n’était pas le seul (1) ». M. Ferrar déclare que, « près de l’île Brune, à la suite d’une chute de neige pendant l'été 1903, la fusion fut si abondante que des cascades ruisselaient de tous côtés. Sur les versants, elles bondissaient en d’étroits canaux et, sur les pentes inférieures, formaient de petits cônes de déjection de boue et de sable ; sur les flancs du glacier Ferrar,

(4) R. Scorr, La « Discovery » au pôle Sud, vol. IL, p. 87.

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les torrents produits par la fusion estivale coulaient entre la glace et la montagne » (1).

Quoi qu'il en soit, la fusion reste une cause très secondaire de l’ablation du glacier.

Il en est de même et plus encore de l’évaporation, qui est cependant très rapide à certaines périodes degrande sécheresse de l’atmosphère.

Le chasse-neige, comme je viens de le dire, est aussi un agent d’ablation, en entraînant à la mer de grandes quantités de neige. Mais toutes ces causes seraient loin de compenser l’incessante et formidable alimentation des glaciers polaires si leur situation même, au voisinage de la mer, n’arrêtait leur marche lorsqu'ils arrivent à elle.

La muraille qui s'élève verticalement au-dessus de la mer, soumise à le poussée du glacier et à l’action des vagues, est débitée au fur et à mesure qu’elle avance; usée, sapée à sa base, elle se creuse de cavernes dont la voûte arrondie s’élargit peu à peu en laissant tomber de gros blocs; la partie surplombante se fissure parallèlement au fond; il s’en détache des plaques de glace, semblables à de larges écailles, qui s’effondrent avec fracas dans la mer en soulevant des lames énormes. Aussi l’approche de cés falaises si attirantes, avec leur splendides gammes de bleus et leurs antres mystérieuses, est-elle toujours dangereuse, particulièrement dans la belle saison.

Un grand nombre de glaciers, comme ceux de la baie des Flandres et de la Terre de Graham, ont un front plus chaotique; les crevasses transversales se multiplient souvent près de l'extrémité du glacier et se compliquent de fentes longitudinales, qui divisent ainsi la masse en prismes plus ou moins réguliers : on dirait une bousculade de cubes gigantesques poussés à la mer. |

Échoués quelque temps sur le rivage, plus ou moins démolis dans leurs positions diverses, ils glissent peu à peu à la mer, où, mis à flot, ils partent à la dérive.

Les glaciers qui s’avancent au loin dans la mer, assez loin pour que leur extrémité puisse flotter, sont des glaciers très réguliers, qui pourraient ainsi progresser indéfiniment si la houle ou quelque autre

(1) R. Scorr, La « Discovery » au pôle sud, vol. I, p. 318.

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cause n’y déterminait de loin en loin des fentes qui libèrent ainsi de très srandes masses. C’est ce qui se passe pour les grandes barrières de la Terre Victoria, de la Terre Adélie, de la Terre Guillaume If.

Ainsi, dans leur mouvement progressif, les glaciers essaiment sur la mer, en débris de toutes tailles, leur énorme surcharge. Ainsi prennent naissance la grande majorité des glaces flottantes, qui seront étudiées dans le chapitre suivant.

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