‹ Expédition antarctique française (1903-1905) commandéeChapitre 8 sur 67 · L'ANTARCTIQUE · texte numérisé non relu

L'ANTARCTIQUE

De l’immense étendue glacée qui environne le pôle sud, on ne sait encore que fort peu de choses. Pourtant il semble dès maintenant hors de doute qu’elle soit occupée par un continent dont la superficie serait de beaucoup supérieure à celle de l’Europe. Mais on n’en connaît encore que la lisière mouvante de ses banquises et quelques lignes de côtes, bien minimes en comparaison du développement total de son pourtour.

Pendant longtemps, les navigateurs avaient dû se borner à de rapides campagnes d'été, qui ne leur avaient permis que de rares et courts débarquements sur les promontoires les plus accessibles. Aussi ne rapportaient-ils que des renseignements vagues et sans suite sur les terres visitées. (rrâce aux moyens plus puissants des expéditions modernes, on est arrivé à forcer la barrière des glaces, à séjourner plus longtemps

sur les côtes, et la « Belgica », hivernant pour la première fois dans Expédition Charcot. — Gourpon. — Géographie physique. «|

la zone antarctique (1898), a ouvert une ère nouvelle dans l’histoire de ces découvertes.

Au point de vue géologique comme au point de vue géographique, deux régions commencent à sortir de l'inconnu : l’une, la Terre Victoria, située sous le méridien de la Tasmanie et dont Je résumerai les traits principaux à la fin de ce chapitre; l’autre, gisant au sud de l'Amérique, qui fut en partie le siège des investigations de l’Expédition Antarctique Française et qui fera l’objet principal de cette étude.

Il est commode, pour la description, de diviser l'Antarctique en trois secteurs correspondant aux trois grands continents de l’hémisphère

austral :

1° Secteur américain, entre 0° et 120° de longitude ouest;

2° Secteur australien, entre 120° de longitude ouest et 120° de longitude est; 3 Secteur africain, entre 0° et 120° de longitude est.

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