L'ASTROLABE QUITTE VANIKORO
#'éspitalité du gouverneur des iles Mariannes.
Les instructions de M! d’Urville lui prescrivaientdese diriger vers le détroit de Torrès ; mais Pétat déplorable dans lequel se trouvait alors l’équipage de :/’ Astroläbe , dont plus:de quarante hoïmnes. étaient sur les cadres, celui de l'état-major qui n’offrait plus que deux officiérsen état de faire le quart ; la fièvre qui dévoruit le éomwandant lui-même ; enfin, des vents forcés qui ne permettaient point de gagner le sud ; durent fairé renoncer: à prendre cette direction , et forcèrent M. d’Urville. à-se 'rendre à Guam ; où il espérait trouvér lé méyenide faire reposer son équipage et de rétablir la santé des malades ; dont le nombre augmentait tous les jours. Ainsi, après une nouvelle tentative pour trouver l’île de Taumako , et qui n'eut pas plus de succès qué la première , l’4strolabe partit le 26 mars, pour se rapprocher des Mariannes: Sa navigation ne fut pas encore exempte de contrariétés ; ni infructueuse sous le rapport scientifique ; et la partie des Carolines que M. Duperrey n'avait pu visiter , fut reconnüe par les officiers de P Astrolabé; Enfin, le à mai; la corvette fut mouillée devant le havre d’Umata, sur l’île de Guam:
M. d’Urville écrivit aussitôt au gouvernedr ; pour lui faire part de l’arrivée de l’Astrolabe et lui demander l'autorisation de déposer à terre , dans un lieu convenable, tous ses maladés, et de, se procurer tous les rafraîchistemens nécessaires ; dés le lendemain , it reçut la réponse du gouverneur (don Jose Medinilla ), qui remettait avec la plus grande obligeance à la disposition de M. d’Ur-
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ville et de ses officiers, son palais même d’Umata, et désignait pour les malades de léquipage, l’ancien couvent, vieux édifice
très-commode pour cet emploi ; les ordres les plus formels furent
donnés pour procurer à l'expédition tout ce qui lui serait-nécèssaires , ct de nombreut rafraichissemens lai furent-offerts gratuitement.
Dès le 3, la chaloupe débarqua à terre dites un malades , dont six officiers; ils y reçurent les soins les plus empressés.
Cette rélâche ne fut cependant pas aussi'salutaire à l'équipage qu’on l'avait d’abord espéré; très-peu se rétablirent, et un des Aoglais émbarqués à. Tikopia; le nommé :Hambitton, qui avait beaucoup servi à M. d’Urville pour ses communications avec les naturels de Yanikoroe ; mourut à Umata. 106 ob ee
Ce: mauvais succès dut être attribué à l’intempérance des mülades et à la trop grande facilité qu'ils téouvaient à la satisfaire,