‹ Expedition Scientifique De MoreeChapitre 3 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

fcc but principal du MémÔire et de constater tout ce que les tir*' et des officiers chargés du lever topographie de9 ruines du Péloponnèse; c’est une statistique des ruines plutôt qu’une géographie comparée où qu’un travail d’érudition.

Si nous paraissions aux yeux des savans nous être encore trop écarté de la réserve que nous 'prescrivait notre rôle de voyageur et la direction habituelle de nos études, nous réclamerions leur indulgence, en exposant comment nous avons été conduit à entreprendre les recherches qui font le sujet de ce Mémoire.

Carte que nous publions est membres de la commission ta carte, nous ont appris sur 1a

La carte de la Morée , en six feuilles , à la rédaction de laquelle nous concourrions, ne pouvait paraître sans indications relatives à la Géographie ancienne : les ruines des villes helléniques étaient tout aussi apparentes que celles des bourgades détruites par Ibrahim, et, à part même leur haut intérêt historique, elles demandaient comme cellesci un signe et un nom ; delà, les premières recherches auxquelles nous fûmes conduit. Plus tard, M. le colonel Bory de St-Viucent demanda au ministère de la guerre et en obtint la publication d'une carte • générale de la Morée el des Cyclades, destinée h faire ressortir les principaux faits de géographie ancienne et de géographie physique. Ayant été chargé de sa rédaction, ce fut pour nous nn devoir de nous livrer à des éludes plus approfondies , et pondant trois ans, nous avons recherche dans toute l'antiquité, le moyen-âge elles voyageurs modernes, les passages relatifs au Péloponnèse. Personne ne sentait mieux que nous, sansdoute.que la tâche du Voyageur est d’observer el de décrire el que comparer et déduire appartient aux sa vans qui ont fait de l’antiquité une étude spéciale; la nécessité nous a fait sortir de nos attributions et la bienveillance de quelques savans qui ont bien voulu nous aider de leurs conscils,aussi souvent que la discrétion nous a permis d'y étcourir, nous a soutenu dans notre entreprise. Nous citerons avec reconnaissance M. Hase, membre de l'Institut, dont le dépêt général de la guerre a si souvent mis :» profit le savoir eA l'obligeance, M. Eyriès, qui . nous a facilité la connaissance < io^ograplus allemand s, et M. le colonel J,apie, dont les habiles prévisions*!^ la géographie ancienne sont presque ■ toujours confirmées par nos découvertes sur les lieux. '

La nécessité où nous nous sommes trouvé de renfermer dans une seule feuille la Morée et les Cyclades nous a fait adopter une très petite «•ehelle, le tiOO.OUO*, qui exclut les détails topographiques; la carte est construite d’après là projection de Flainsteed, modifiée sur les parallèles et méridiens moyens de 57” 80 de latitude et du 21* de longitude.

Le dessin du Péloponnèse résulte de la réduction de la carte en six feuilles ; les Iles ont été empruntées à la carte de M. Lapie à laquelle nous avons fait quelques changent ens d'après des dominons de l‘aiiiiraulé anglaise et d'après les levers de M., le Colonel Bory de Saint-Vincent.

On eût désiré que cette carte réunit à la (bis les faits généraux de géographie physique et de géographie ancienne. Sous le point de vue de la géographie physique, nous Savons pu qu’exprimer le plus nettement possible le système orographique de ta Mnrée ; ou y trouvera peut être de la confusion, mais dans le nord de cette contrée les montagnes forment un cahos auquel nous avons dû laisser son caractère. Nous avons indiqué avec soin la position des gouffres et des sources-iuères ( Kcpknlovrysi ) , points de repère de l'hydrographie souterraine. Dans une contrée aussi fortement accidentée, les montagnes suffiront pour indiquer les lignes de partage des eaux et l'enceinte do ccs bassins sans issues qui caractérisent le sol de la Grèce d’une manière si remarquable.

Sous le point de vue de la géographie ancienne, nous n’avons pas prétendu faire une carte systématique du PclojRiuuèse à une certaine époque, nous avons voulu présenter la statistique de ses ruines, telles quelles nous sont connues, en y appliquant les noms anciens qui noos ont paru les plus probables et les noms modernes sous lesquels on les désigne aujourd’hui. Nous réinscrivons que les villes, forteresses et monuiti&p dontles ruines ojp été vues, ne voulant pas que l’on puisse confondre ce qui test positif avec ce qui ne serait que conjectural; les voyageurs verrait ainsi quelles sont les lacunes à remplir et quels doivent être leurs points de départ pour des découvertes nouvelles.

Dans la d énomination des ruines et des lieux, nous nous accordons plus de latitude que dans la carte en six feuilles, mais nous marquons du signe du doute (?) toutes les désignations qui n'ont pour nous qu’une faible probabilité.

Nous adoptons l'orthographe latine pour («tus les noms anciens et nous pensons que ce parti sera généralement approuvé. Quant à l'orthographe des noms modernes, c’est celle que nous avons suivie pour la carte1! en six feuilles d'après les conseils du savant helléniste M. Hase. ^ -»

Sur la carte, des signes particuliers sont affectés aux ruines helléniques, romaines et du lAûven-âge, et dans nos recherches nous distinguons, en outre, les constructions cydopéennes ou pélasgiqucs des

constructions helléniques (1); mais nous devons avouer qu’il nous a manqué souvent des renseignomens précis à cet égard sur les parties «lu Péloponnèse que nous n’avons pas visitées nous-mêmes, et qu’en mitre une même localité renferme fort souvent des ruines de ces diverses époques.

Un tracé bien apparent indique les six grandes divisions de la presqu’île, et un tracé plus léger les divisions secondaires telles que Pausanias nous les a fait connaître. Quant aux divisions politiques modernes, nous avons cru pouvoir les omettre, mais en conservant avec soin les dénominations de régions ou lieux dits qui se rattachent toujours ou à l’histoire ou à la géographie physique, et souvent à l'une et à l’autre à la fois.

Près de chaque nom antique se lit , comme point de repère , le nom moderne du village le plus voisin ou celui du lieu lui-même. Au milieu de tant de noms anciens de rivière», ou sera surpris d’en lire un aussi petit nombre appartenant à la géographie moderne; c'est qu'en efTet tous ces torrents sont aujourd'hui sans nom et ne sont désignés que par les villages situés sur leurs bords.

(I) Pions eussions désiré oarartéiiser l'architecture des villes antiques en nous conformant dans tous les cas aux quatre types adoptés par MM. Petit-Radel et Dodwell ; mais indépendamment de ce que l'imperfection de no» renseigneinens s’y opposait fort souvent. il nous a semblé que le premier tjpe ou l'architecture en blocs bruts et irréguliers ne caractérisait pas un style, mais appartenait A tontes les époques. Si on la trouve a 'l'irynthe et A Mycénes. c’est aussi celle que Thucydides et Pausanias indiquent fréquemment dans des constructions faites A la hAte avec des blocs bruts choisis A cet effet, ce qu'exprime la phrase technique ivyà'îw» ; c'est encore celle dont les Pyrgos de

défense du Magne nous offrent aujourd’hui de beaux exemples. Au contraire, nous recou uaissona avec IM. Petit-Radel un style et une époque dans les blocs irréguliers, mais taillés en polygones de formes variées, stvlequi exigeait beaucoup plut d'art que les con struetions parallélépipédiques el A la règle droite. Quant aux troisième et quatrième styles qui consistent en assises horizontales irrégulières et assises régulières, nous 1rs réunissons sous la dénomination de constructions helléniques, attendu qu’elles se lient par des passages insensibles, qu'il n'y a entre elles aucunes limites tranchées. Cependant nous aurons soin, dans un grand nombre de cas, de préciser davantage le genre de construction en le rapportant A des types connus, comme les remparts de Tirynthe. le monument appelé Mid.r. Leprcum et enfin Messènc. figurés dans l'ouvrage de la section d'architecture ou dans la collection de relief* exécutés sous la direction de M. Petit-Radel.

Les échelles que nous avons fait graver son», indépendamment de l’échelle métrique, les railles romains, les stades de G00 au 0e ou olympiques, et ceux de 700 qui nous paraissent les mesures les plus en usage chez les anciens pour la géographie de la Grèce.

Le plan du Mémoire que nous publions a été conçu d'après les idées qui ont présidé à l'exécution de la carte. Nous ne nous permettons, en général , de discussions critiques que sur l’évaluation des distances et nous nous contentons de renvoyer aux passages dê$ écrivains sur les- ^

quels nous fondons notre opinion.

Le premier but que nous ayons dû nous proposer dans nos recherches a été la connaissance des mesures itinéraires do Strabon, de Pausanias et de Scylax, les trois écrivains qui nous donnent le plus de lumières sur la topographie de la Grèce; nous n’avons pas dû chercher à déterminera priori la valeur des divers stades, comme le fait Gosselin ; mais, appuyé sur la connaissance exaete des contours du Péloponnèse et des distances entre un grand nombre de positions, nous avons essayé . d’arriver par approximation à la valeur des stades employés pardes anciens dans l’évaluation de ces mêmes distances.

C’est ainsi que nous avons reconnu que Strabon, dans la mesure de toutes les grandes distances, telles que les coutours du Péloponnèse ou ses dimensions principales, fait réellement usage du stade de 700 au 0°, ce que Gosselin n’avait pu reconnaître faute d’une interprétation convenable de cetauteur et surtout, faute de bons documens topographiques; sur une somme de 8,-fOO stades formés des grandes {ümensions géographiques du Péloponnèse , l’erreur se réduit à un 34* quand on les évalue en stades de 700 au 0" et nous pouvons ’îti nsi offrir une belle confirmation de l’emploi de ce stade fictif dans les mesures tjcotjruphiqurs.

Ce stade n’est pas d’ailleurs le seul dont Strabon fasse usage dans le Péloponnèse, les distances de ville à ville ou les mesures topographiques appartiennent en général au stade olympique, comme on peut s'en assurer par leur comparaison- avec les nombres des tables de Peulinger.

Le topographe de la Grèce , Pausanias , ne donne que peu de grandes distances géographiques , mais beaucoup de petits intervalles *

de ville n ville dotil malheureusement la succession est souvent interrompue. Dodwell et quelques autres voyageurs ont cru à tort que Pausanias se servait en général d’un stade contenu 10 fois dans le mille romain ou 730 fois dans le dégré. D'An ville a cru pouvoir tirer la même conclusion de la distance d’OIympie h Sparte , mais les hases sur lesquelles il s’appuyait étaient fausses en ce qu’il ignorait la distance réelle entre ces deux positions et peut-être aussi parce que les nombres de la table Théodosienne ne se rapportent pas à cette distance.

On toit, au contraire, dans cette même tahle, source de documens si précieux, que SI milles romains, somme de plusieurs distances toutes rigoureusement exactes d’après notre carte, correspondent à 030 stades de Pausanias. indice certain de l’eqiploi par ce dernier auteur du stade olympique , du moins sur les voies militaires. D’un autre côté on ne peut se dissimuler que ses distances itinéraires ont toutes les caractères d’une grande inexactitude; In longueur du stade déduit diminue en général dans les contrées montueuses et. difficiles à parcourir , comme si les nombres de stades ne résultaient chez lui que d’une évaluation grossière du temps.

Le stade moyen de cet auteur, déduit de la comparaison de 3,020 stades, somme de plusieurs nombres donnés entre des points bien connus du Péloponnèse et 402,730 m., somme des distances cor* respondantes, est de 163 m.; ce qui pourrait faire croire à l’emploi du stade de 700 au 0° ou de 138“, 8, tandis que cela ne provient principalement, selon nous, que de fausses évaluations des distances.

Si l’on observe, en effet, que la comparaison de distances itinéraires avec les distances prises au compas doit toujours laisser les premières en excès sur les dernières , quelque soin que l’on prenne de se rapprocher de la route la plus probable; que cet excès doit être d’autant plus grand que d’un côté le voyageur a parcouru nu pays plus inontueux et que de l’autre le géographe a pris ses distances sur une carte à plus petits points, on devra reconnaître que nos évaluations doivent être beaucoup trop faibles relativement à celles que nous donne Pausanias; par conséquent, le stade déduit par comparaison (!65“i doit être

beaucoup au-dessous de celui employé par ce voyageur, au lieu de le surpasser de 4 comme cela aurait lieu s’il avait employé le stade de 700 au 0*. Si au contraire nous comparons ces 165*“ au stade olympique, la différence en moins d’un huitième est précisément {a correction que, suivant d’Anville, on doit appliquer aux distances prises en pays de montagnes. Quoiqu'il en soit, si on commettait une or rem* théorique en attribuant à Pausanias l’emploi général dû stade de 700 au 0" on s'écarterait peu de la vérité dans les recherches graphiques. Nous devons ajouter encore que dans un seul cas l’emploi du stade de 700 au 0“ dans Pausanias nous parait avoir quelques probabilités ; il s’agit de la distance de 060 stades d’une colonne à Olyinpie à une colonne dans Sparte, distance que d’Anville attribue par cireur au stade de 10 au mille;

Quant ;t Scylax , abstraction laite de» erreurs dont un grand nombre appartiennent évidemment à ses copistes , le stade olympique est celui qui s’adapte avec le plus d’exactitude aux mesures qu’il nous a données des côtes de la Grèce.

L’appréciation de la valeur relative des (Wumeus fournis par les différens écrivains de l'antiquité était encore un préliminaire indispensable à nos recherches, Une grande partie des erreurs des géographes. dan^dK. derniers siècles, provient de ce qu’ils ont attribué une même valeur à des témoignages d’inégale autorité ; tout eu cherchant a nous préserver de cette cause d’erreur, nous n’avons néglige nuedn document. Aux premiers rangs des auteurs que uou» avons consultés', nous citerons d'abord Pausanias, le plus véridique et le plus ronscienrieux'des voyageur», puis Polybe qui seul décrit les lied». en topographe , Hérodote, Thucydides et Xéoopbon. Il n’est pas de sources où l'on croirait pouvoir puiser des reiiseigneineiis plus multipliés et plus précis que dans les deux historiens de la guerre du Péloponnèse, et c’est avec surprise que l’on se voit désabusé par leur étude. Leur silence ou leur obscurité s’explique par le cercle étroit des lecteurs auxquels ils s'adressaient et qui tous connaissaient comme eux-mêmes le théâtre de Les évenemens. II n’en est déjà plus ainsi d'Hémdote qui écrivit à I# fois pour l’Asie et pour la Grèce ; éloigné

de celle dernière contrée, il sentait davantage la nécessité de la décrire, et si se? descriptions géographiques sont rares.elles sont toujours précises et sans obscurité; de ftiéme Polybe qui n’érrivail plus seulement pour les petites républiques de la Grèce, mais qui placé sur un théâtre plus élevé* ambitionnait autant les suffrages de Rome que ceux d’Athènes et appréciait (in outre, sous le rapport militaire, toute l'importance de la topographie, nous a laissé, particulièrement sur l'Elide et l'Achaie, des matériaux du plus grand prix.

Nous citerons encore Plutarque , Diodore et les historiens latins dont nous ne pouvons attendre la même exactitude ; parmi les géographes, Strabon, qui malheureusement, dans la description du Péloponnèse , n’est souvent que le commentateur sans critique .dé la géographie homérique ; l’abrégé méthodique dè Pomponius Mêla ; le périple du Scylax , le plus ancien des portulans, ouvrage qui nous semble avoir été fait avec méthode et exactitude , et enfin les oom- < pilations de Pline, de Solin et les tables de Ptolémée.

Parmi les poètes, nous devons mentionner Stace qui, sans doute, visita la Grèce avant d’écrire sa Thébaide, et caractérise les lieux à la -manière d’Homère , par une épithète géographique toujours juste.

Nous avons dû chercher avant tout à nous bien pénétrer dif Irai et de la méthode de Pausanias, travail sans lequel il serait impossible de l'interpréter d’une manière exacte. La description géographique de la Grèce n’était pour lui qu’un objet secondaire ; on le croirait dirigé par la pensée philosophique de % recueillir et de léguer à la postérité les traditions historiques et religienses de la Grèce au moment où elles allaient disparaître ; il en résulte que s’il décrit avec le plus grand soin les monumens , il n’attache qu’une faible importance aux lieux. 0n chercherait envain dans ses écrits la description pittoresque d’un de ces sites remarquables que la Grèce lui offrait à chaque instant. Pas un mot, pas une épithète n’annonce l’intention de peindre, défaut qui , 'au reste, lui est commun avec toute l’an- *' tiquité et que nous concevons difficilement, aujourd’hui où dans nos écrits tout est peinture ; cette observation était nécessaire pou*" comprendre comment les sites les plus Remarquables, montagnes.

fleuves» forêts sont passés sous silence sur la route qu’il a suivie, tandis qu’il nomme un ruisseau, une colline ou un arbre auxquels se rattachent quelques traditions ou quelques mythes.

Si un voyageur, en ne décrivant que ce qu’il a vu, pouvait être trop consciencieux, Pausanias mériterait ce reproche; il ne rend compte que des objets qu’il rencontre dans sa route. Les villes où ses itinéraires ne l’ont pas conduit, sont omises ou ne sont nommées qu’accidcntcllement, rigorisme qui nous a sans doute privés d’une foule de renseignemens précieux , mais dont quelques-ans de nos voyageurs modernes se sont trop écartés.

L’ordre que notre auteur suit dans sa description, ordre dans lequel il persiste, parce tpi il le trouve très-ôon, consiste à rappeler d’abord toutes les origines relatives à la province et à indiquer légèrement les peuples avec lesquels elle conGne. Il décrit la capitale et son territoire, ne s’occupant d'ailleurs que des monumens et surtout des monumens religieux ; il rayonne ensuite de ce centre vers les extrémités de la province , et s’arrêtant à la limite qu'il ne vous indique souvent qu'en signalant des Hermès il passe brusquement à un autre rayon sans vous en dire le motif. Dans la description de la province voisine, après Las orig^ies qui appartiennent à son ensemble , il reprend les décrites précédemment, là où il les a laissées, ou plutôt, ce qu’il ey»4^^fkoi'tant de considérer, au premier objet remarquable situé sur lt^^olongation; delà naissent de fréquentes lacunes dans les distances d’ une contrée à une autre. Dans les provinces subdivisées en plusieurs p&jj» états independans, comme l’Arcadie, il sc transporte successivement aux différent centres et rayonne jusqu’à leurs frontières, d'où résultent des lacunes encore plus fréquentes. C’est ainsi que nous n’avons pas ies dislances totales de Tegée à Mantinée, de cette ville à Mothydrium, de Mégalopoiis à Messènc, etc.

Parmi les écrivains de la renaissance , Dorainicuf^l^içer est le seul qui nous paraisse avoir eu des connaissances positives sur l’intérieur du Péloponnèse ; beaucoup plus tard Mélélius n’eut aucune idée , de sa topographie, quoiqu’il fut archevêque d’Athènes.

Parmi les sources modernes où nous avons puisé nous citerons les

manuscrits de Fourmont , mélange extraordinaire d’observations .et de descriptions exactes et d’erreurs grossières, qui font voir, à n’en pouvoir douter, que leur rédaction était tombée entre les mains d’un ifpiorant et, on d°it le dire, d’un imposteur. Spon et Wheler, voyageurs consciencieux; Chandler, souvent leur copiste et dont nous ne saurions faire le même éloge; le savant et véridique Dodwell; Gell, de l’imagination duquel il faut quelquefois se délier; et enfin M. Pouqueville, qui joint h ses nombreuses recherches celles de tous ses devanciers, mais qui malheureusement, suivant Mannert, répand tant de fleurs sur sa route qu’il est quelquefois difficile d’en reconnaître la trace. '

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