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MORPHOLOGIE DU PLUMAGE

LA FORME NEUTRE : Les travaux de GOODALE, PÉZARD, CARIDROIT, BENOIT, SAND, CHAMPY, Dom, DANFORTH, etc, démontrent que, dans l'espèce Gallus Domesticus, les hormones sexuelles mâles ou femelles agissent sur un soma de morphologie identique dans les les deux sexes.

L’ablation des testicules du coq a, comme conséquence, la régression de la crête sans changement de forme ni de pigmentation du plumage et sans arrêt de la croissance des ergots.

L’ablation de l'ovaire de la poule produit la régression de la crête, fait pousser les ergots et amène le remplacement du plumage poule par le plumage coq.

Il existe donc une forme neutre, commune aux

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deux sexes, caractérisée par les attributs suivants : crête petite et pâle, ergots, et plumage du coq.

Comme nous envisageons dans cette étude uniquement les caractères du plumage, nous exposerons d’abord les différences de structure entre les plumes du mâle et celles de la femelle, puis nous rappellerons le nomenclature des régions du corps des oiseaux.

STRUCTURE DE LA PLUME : Une plume comporte un axe ou rachis dont la base en forme de tube s’enfonce dans la peau. La partie externe du rachis qui supporte la lame est demi-cylindrique, pleine, avec une rainure à la face inférieure. La lame ou vexillum est constituée par des barbes qui viennent s'implanter sur le rachis. Les barbes peuvent être nues, séparées les unes des autres, ou bien porter des barbules munies de crochets qui s’engrènent avec les barbules voisines. Deux barbes sont ainsi rendues solidaires l’une de l’autre. Suivant les régions du corps et le sexe considéré, les barbes sont plus ou moins garnies de barbules. Quand celles-ci existent, la plume paraît naturellement plus continue, la lame plus pleine.

Rappelons que les barbes naissent dans le follicule indépendamment l’une de l’autre et du rachis. L’analogie de ramification avec celle d’un végétal est trompeuse. Si les branches d’un arbre naissent du tronc, il n’en est pas de même pour les barbes de la plume qui ne se soudent au rachis qu'après leur achèvement.

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La vitesse de poussée, la sensibilité aux hormones varient suivant les régions du corps et même suivant les régions du bourgeon. Par exemple, pour les plumes de la gorge. la région voisine du rachis et la base du bourgeon répondent plus vite, et pour des doses moindres, aux hormones féminisantes. Ainsi s’explique le dessin définitif de la plume qui reçoit des incitations hormonales en cours de développement. Quand la plume est dans le bourgeon, les barbes et le rachis constituent une sorte de cylindre au centre duquel se trouve la pulpe. Au fur et à mesure de la croissance, l’extrémité de la plume s'étale.

DIFFÉRENCES SEXUELLES DE STRUCTURE : Chez la poule, la plume, formée de barbes pourvues de barbules sur toute leur étendue, domine; la lame paraît ainsi plus étoffée, plus continue. Par contre, chez le coq, le type dominant dans de nombreuses régions n’a de barbules que sur la partie des barbes voisine de l’axe.

RÉGIONS DU CORPS : On nomme camail, les plumes de la région dorsale et latérale du cou. Chez le coq, les plumes y sont effilées et les barbes n’existent que dans la partie centrale de la plume. Chez la poule, le camail comporte des plumes plus arrondies avec une zone barbulée plus considérable.

Au niveau de la région dorso-lombaire, les plumes de l’un et de l’autre sexe diffèrent davantage. Les plumes du coq, pointues, ont d’ailleurs reçu le nom de lancettes; l'extrémité des barbes y est nue sur

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