‹ Expériences de Génétique PhysiologiqueChapitre 19 sur 43 · HR · texte numérisé non relu

HR

tonalité blanche mais portent des taches marron, soit à l’extrémité de la plume, soit simplement sur le rachis. Deux ont en outre du pigment noir, Lancettes : les 13 coqs ont des lancettes blanches avec taches marron à la pointe ou sur le rachis.

Féminisation des coqs : Nous avons féminisé huit coqs, soit par greffe ovarienne, soit par des injections de folliculine (25 gamma par jour). Le résultat général est la disparition du pigment rouge. Exceptionnellement la seule trace qui en demeure est une teinte saumonée très atténuée sur l’un des cogs. Le seuil de la disparition totale du pigment rouge était très élevé, car c’est avec 1/2 mgr. de benzoate d’oestradiol par jour que nous sommes parvenus à obtenir la couleur blanche.

Par contre, 6 animaux sur 8 ont présenté sur les moyennes couvertures de Vaile, particulièrement à la base de la lame de la plume, du pigment noïr à reflets bleuâtres.

Pour les plumes du dos, la même observation peut être faite.

L'augmentation de la dose de folliculine fait disparaître également une grande partie de ce noir aberrant. Il semble, d’après cette propriété, que ce soit le même phénomène que celui observé sur les poules sœurs.

Conczusron. — Le croisement © Light Sussex X Œ Rhode Island donne des poules rouges comme le père et des cogs au plumage avec blanc dominant.

io

L'hypothèse de la localisation des gènes déterminant la couleur sur le chromosome sexuel cadre avec ces faits. Les poules posséderaient donc seulement les gènes Rhode Island. Les coqs auraient les gènes des deux races et, par conséquent, chez eux, la race Light Sussex serait dominante : c’est le phénomène de l’hérédité sex-linked (liée au sexe).

Les expériences d’inversion sexuelle permettent de mettre en évidence :

1°) L’existence d’un pigment noir transitoire, lié à la présence d’hormone ovarienne.

2°) La disparition, en présence de l’hormone ovarienne, d’un pigment rouge observé chez les coqs hybrides.

Autrement dit, si nous considérons, soit les moyennes couvertures de l’aile, soit les lancettes, 3 couleurs sont possibles : blanc, rouge, noir. Les poules n’ont jamais de blanc, et le noir y devient dominant ou récessif vis-à-vis du rouge suivant la quantité d’hormone.

Chez les coqs, l’état mâle est un mélange de blanc et de rouge. Suivant la quantité d’hormone femelle dans Je sang, la plume devient blanche ou noire, mais le rouge, très labile, reste récessif avec l'hormone ovarienne.

3°) Croisement de retour : © Li Ro X (ÿ Rhode.

Ce croisement entre une poule de première génération et un coq Rhode Island pur est surtout destiné

LE (Re

à vérifier l’exactitude de notre hypothèse de localisation des gènes du plumage Rhode sur le chromosome sexuel de la poule.

Nous avons obtenu 10 coqs adultes et 14 poules adultes. Tous portaient le plumage Rhode sans aucune trace de la race de l’ancêtre Light Sussex.

Nous avons masculinisé 12 poules et féminisé 9 coqs. Nous avons retrouvé le pigment transitoire surtout chez les coqs.

Par conséquent, nous pouvons conclure que les poules de la première génération « Li. Ro » se sont comportées comme des animaux de race pure.

4) Croisement de deuxième génération : (@) Li. Ro X g' Li Ro.

Rappelons que les femelles « Li. Ro » sont Rhode et les mâles « Li. Ro », mélangés avec dominance Light Sussex. Voici les résultats de leur croisement et les expériences que nous avons faites sur les sujets obtenus.

Poussins : Les poussins se classent d’après la coloration en 2 groupes, les blancs et les roux. Mais contrairement à ce qui se passe à la première génération, on trouve des mâles et des femelles dans les deux variétés.

L'évolution ultérieure du plumage montre d’ailleurs que la coloration de l’adulte ne va pas toujours de pair avec celle des poussins.

Parmi les coqs, un poussin marron a donné un coq

Page 1