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Nous voyons donc qu'il ay a aucune corrélation entre l'élévation de la température des cobayes inoculés et le moment où le sang des jauneux a été prélevé. Aïnsi avec du sang du 6° jour, la température est montée chez un cobaye à 4o°2, alors que l’injection de sang prélevé au 2° jour n’a provoqué que 39°2.
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Du reste, nous avons observé à Dakar, que chez les cobayes bien portants, la température pouvait s'élever jusqu'à 40°5.
Nos constatations ne s'accordent donc pas avec celles de Noguchi, mais nos expériences n’ont pas été assez nombreuses, par suite de la pénurie de cobayes, pour que nous en tirions une conclusion sur l’existence ou non du Leptospira icteroïdes.
Nous avons tenté de réaliser la transmission du virus amaril au singe.
1° par inoculation de sang de jauneux sous la peau et dans le péritoine.
2° par insertion sous la peau de fragment d'organes et par injection d’émulsion d'organes recueillis à l’autopsie.
3° par l'intermédiaire de stegomyias ayant piqué des jauneux.
Pour la clarté de l’exposition, il nous a paru préférable de rapporter d'abord, à propos de chaque malade, les expériences effectuées avec le matériel qu'il nous a fourni, puis de classer ces expériences dans l’une des 3 catégories, indiquées ci-dessus, pour en tirer les conclusions.
OBSERVATION I. — G. K., Syrien, entre au lazaret le 22 novembre pour fièvre. Serait malade depuis trois jours, est incapable de fournir de renseignement sur l’évolution de sa maladie. A son entrée, temp. 41° 1, pouls à 184, langue très blanche, constipation, pas d'injection conjonctivale, peau moite, urines abondantes légèrement foncées avec des traces d’albumine. Le 23 novembre, temp. 39° 2, pouls à 130. Le 24 novembre, asthénie, subictère conjonctival, vomissements bouillon sale. Le 25 et le 26, asthénie de plus en plus prononcée, ictère conjonctival plus net teinte jaune paille des téguments, assoupissement plutôt que sommeil vrai, entérorragie.
Décédé le 27 novembre à 4 heures du matin. A l’autopsie, l’estomac contient un tiers de litre de liquide suie délayée et présente quatre ulcérations bien nettes et un pointillé hémorragique que l’on retrouve également sur les anses intestinales. Foie marbré
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chamois, hémorragique. Reins congestionnés. Rate énorme très hémorragique et manifestement paludéenne, Pétéchies sur la peau dont la teinte rappelle celle de l’ictère picrique, conjonctives très jaunes, Albumine, le 24 nov., 1 gr. 10 ; le 25, 3 gr. 50 ; le 26, 4 gr. (Observation du D' Bacqué, Analyses d'urines de M. le Pharmacien-Major Pichat).
Inoculation de sang à 2 Macacus rhesus. Le 24 novembre 1927, soit plus de 5 jours après le début de la maladie, du sang est prélevé par ponction veineuse et est inoculé aux singes.
Singe I. Macacus rhesus du poids de 2 kilogr. 500 reçoit dans le péritoine 10 cc. de sang citraté. L'animal présente une légère élévation de la température qui monte à 40°3, le 5° jour après l’inoculation, le 1° décembre, il a perdu 250 grammes de son poids, il est pâle, indolent mais ne présente pas d'ictère,
Singe 2. — Macacus rhesus, du poids de 1 kilogr. 800 reçoit 12 cc. de sang citraté, sous la peau, l’animal ne réagit pas, le 1° décembre, on ne note qu'une légère perte de poids.
Inoculalion d’émulsion d'organes et insertion sous la peau de fragment d'organes, à 2 Macacus rhesus.
Singe 3. — Macacus rhesus, du poids de r kilogr. 950, est inoculé, le 27 novembre 1927, avec une émulsion des organes (foie, rate et rein) du nommé G. K. prélevés aussitôt après l’autopsie faite 5 heures après la mort. En même temps on insère sous la peau de l’abdomen un fragment de foie. Le surlendemain, l’animal meurt en hypothermie, en présentant un abcès au niveau de l'insertion du fragment d’organe.
Singe 4. — Macacus rhesus, du poids de r kilogr. 805, est inoculé dans les mêmes conditions que le précédent, L’animal résiste. Les 5, 6 et 7 décembre, il présente une température oscillant autour de 4o°2 et 4o°5, et des tremblements. Le 9 décembre, le singe est tout à fait rétabli et l’expérience est considérée comme terminée.
OBSERVATION II. — Métis Portugais X. Signalé aux autorités sanitaires après son décès consécutif au typhus amaril. Aucun