SUR LA CONSTITUTION ET LA CONTRACTION DES VEINES LIQUIDES
Particularités relatif ej à la forme de la veine et à la marche des molécules sur sa surface.
i ^o. Notre intention n'est point ici de répéter tout ce que i'on connaît àé]k sur cette matière; il doit nous suffire de rapporter succinctement les observations particulières à nos expériences et ies idées qu'elles nous ont suggérées.
La difficulté et la longueur des opérations nécessaires pour relever géométriquement la forme àf^% veines liquides jaillissant au^ehors des orifices , nous ont contraints , comme on la vu ( I T^ et ï 2(î), à nous borner aux orifices carrés de 20 centimètres dé côté, considérés en quelque sorte sous la plus faibiè et la plus forte charge qu'il nous ait été possible d'obtenir au moyen de notre appareil; les résultats des opérations relatives à ces orifices sruffisent pour donner une idée de la manière dont la veine change successivement de forme en passant de ces plus faibles à ces plus fortes charges.
On voit; eh effet, par la comparaison des figures des planches ^^ et j concernant les orifices entièrement fermés, et des figures <îe la planche ^ qui se rapportent aux orifices découverts par la partie supérieure, qu'à mesure que la hauteur du liquide diminue dans le réservoir, le phénomène du renversement des nappes de la veine diminue aussi d'intensité; cest-à'dire , que les gerbes qui saillent au-dehors du noyau central se rapprochent continuellement de ce noyau, et que les évidemens formés par ces nappes se remplissent, en quelque sorte.
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et deviennent^^ci uioins en moins prononcés, $urtout poor ies parties supérieures de la veine. On voit enfin que ia gravité acquitft une ^tion de plus en plus grande « pour infiéchfr ia masse entière du liquide et particulièrement les na|>pes saillantes horizontalefir» d'où il résulte que ies évidemens et les saillies ne se font plus guère sentir que pour les parties inférieures de Torifice.
1 4 1 • L'observation de ce qui se passe quand on diminue progressivement la hauteur du niveau dans le réservoir, nous a de plus démontré que le changement de forme de la veine s'opère par degrés insensibles , ainsi qu'il est naturel de le pressentir; mais nous n'avons nullement remarqué,, lors, de ces changemens successifs, les illusions dont parle M. BidoiaK^ dans l'un de ses derniers mémoires, intitulé Expérierues sur ia, forme et sur la direction des veines et des courons i£eau lancés par diverses ouvertures ^ S^3 • page 1 20 (i),. et desquelles il résulte que les filets fluides semblent décrire des spirales et se croiser réciproquement sous certains angles. M. Bidone observe Iwh même que ces apparences n'ont pas lieu quand le niveau supérieur de l'eau dans le réservoir est parfaitement calme; ce qui le conduit à regarder comme un simple accident le crobement des filets observé par divers auteurs , notamment par M. Hachette, lors de ses expériences sur les veines elliptiques, carrées et triangulaires {%) : mais nous ne saurions partager cette ma* nière de voir. M. Hachette, en effet, s'exprime positivement en ces termes : «« £n examinant les formes des surfaces de ces » veines , on leconnait dans chacune d'elles une section pldne » ou à double courbure de même genre que ia section con- >' tractée circulaire» On voit que les divers filets d'eau se cfoksent^ » sur le contour de ces lignes de contraction à peu près comme les
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(1) Voyez la note du n.^ 9 , où nous avons déjà mentionné ces recherches de M. Bidoac.
(2) Traité éUmtntatre des machina , édition de 1 8a8 ; Précis dis Mémoires sur t hydraulique ÎMs à l' Académie rtjiaii des sciencts M ^^ ^Xtmi^tt \^ \ $ tl\t%6uAt.\ii6^
l48 EXPÉRIENCES
y* droites J^ une surface êéveloppaUe :$ur t arête de tehrôussement de >► cette surface. » ....
Or, 'je le demande, est-H possible d'admettre que M. Hachette se soît mépris sur la nature du phénomène , jusqu'au point de ne pas s'être aperçu qu'il était simplement occasîoné par les màuvemens divergens et accidentels des molécules liquides dans l'inteneur du réservoir, et par le déplacement continuel dei points brillans de la veine, lorsque la charge de fluide diminue progressivement!
Est-îl supposable qu'un fait que M. Hachette donne pour constant, n'aurait eu pour cause qu'un accident particulier et un défaut dans le maintien du niveau de l'eau dans le réservoir! Nous le pensons d'autant moins, que nous n'avons point remarqué un semblable croisement des filets lors de nos expériences sur des charges décroissantes , et nous sommes plutôt tentés d'en attribuer les apparences .à quelque cause permanente du genre de celles qui provoquent la formation des rides oii ondes fixes à la surface des veines liquides*
Nous-mêmes nous avons eu l'occasion , lors de nos premières expériences de 1827 sur l'orifice de 20 centimètres de côté, d'observer de pareils phénomènes dus aux inégalités qui hérissaient les bords intérieurs de cet orifice, et ils se trouvent décrits , avec beaucoup de soin et dans toutes leurs circonstances , dans une Notice sur les rides ou ondes permanentes que l'un de nous a remisç à M. Arago , lors du séjour de ce savant à Metz , en décembre dernier (iSip); notice dont le contenu faisait d'abord partie de ce mémoire , mais que nous en avons détachée à cause de son étendue , et de l'intérêt particulier qu elle peut inspirer aux physiciens et aux géomètres q[Ui se sont occupés du phénomène varié des ondes.
142. Dans nos expériences sur les veines jaillissant, sous différentes charges, au-dehors des orifices carrés et rectangulaires de 20 centimètres de base, il nous a d'ailleurs été impos-
sibieid'i^iercevoir la formation des tiœuJs et des rentres succe^ih ou des contractions et dilatations de la veine dont parié M. Bi^ donedansie mémoire déjà cité> formation qui avait été aussi observée par MM. Hachette et Savart dans des expériences entreprises il y a plusieurs années. M. Brunaci, en opérant sur des orifices carrés et circulaires de o™,2p6 de côté ou diamètre, ne fa pas plus aperçu que nous (i) , et il donne même à entendre que, si des physiciens l'ont remarqué pour certains cas; cela ne pouvait tenir qu'à un trouble particulier dans le réservoir qui aurait produit un mouvement de tournoiement dans là marche des filets; mais il parait beaucoup plus simple d'admettre que la longueur de veine qui a été observée par M. Brunaci çt par nous, n'a pas été assez grande pour que le phénomène pût se manifester*
On ccmçoit, en efïèt, que la distance qui sépare deux noeuds ou contractions consécutives puisse augmenter avec ies dimensions de Torifice, et que les nœuds qui suivent le premier disparaissent même totalement quand les charges de liquide deviennent très-comparabies à ces dimensions, comme cela avait lieu dans les expériences de M. Brunaci et les nôtres. En un mot , il parait évident , par la comparaison des profils des veines que nous avons rapportés {planches jf, ^ été) pour les plus faibles et les plus fortes charges de nos expériences, que la valeur absolue de ces charges a une très^grande influence sur la formation des différentes nappes, et qu'en particulier, l'intensité du phénomène de la contraction et du^ renversement est essentiellement subordonnée à la grandeur même dû rapport qui existe entre la hauteur du niveau dans le réservoir et les dimensions de l'orifice.
'43*. Quant aux explications que M. Bidone a proposées dans son mémoire sur l'inversion du profil des veines carrées ■ .1. 1 ■ ",. ■ /
(i) Voyez, au sujet de ces recherches de M. Brunaci « la note qui accompagne ie n^S de ce mémoire.
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et autres, elles nous semblent manquer dun complément nécessaire » dont l'idée nous avait été suggérée par l'examen de ce singulier phénomène « dès nos premières observations de 1827! Ce savant, adoptant la supposition fort naturelle, et qui se présente tout d'abord à l'esprit, que l'extension des gerbes saillantes est due à la rencontre, à la compression lé^ ciproque des filets liquides qui convergent avec le plus d'inr teiisité vers |e dehors du réservoir, a été conduit à partager les systèmes de ces iîlets en. faisceaux fins efficaces et en faisceaux mains efficaces, et à admettre que les premiers faisceaux appartiennent aux parties saillantes des orifices, et les autres aux parties rentrantes ou rectiiignes* Il en résulte, en ef&t, que, l'action de ceux-ci, pour contracter la vdne, étant moins énergique que l'action de ceux-là , cette veine doit s'évîder vers les parties qui répoaident aux saillies de rorifice , et se renfler, en s'aœindssant ^ yers celles qui répondent au milieu de ses difierens cotés ; mais M. Bidone ne fait pas bien voir, ce nous semble, en quoi consistent et d'où proviennent précisément cette plus grande et cette moindre efficacité des faisceaux saillans ou rentrans.
En eâet, ses ràisiaonemens se fondent essentiellement sur ce que les filets qui rasent le contour.de l'orifice, convergent tous vers l'intérieur de la veine (voyez le n® 10 de son mémoire) de façon à former, dès leur sortie de cet orifice, une surfilée' dont la section, prise à mie petite distance de son pian et parallèlement à ce plan , serait semblable au contour dont il s'agit Or cette circonstance n'a' pas lieu, comme on peut le voir, pour le cas des veines cariées* De plus, ses rai-» sonnemens supposent tacitement que les filets fluides tendent à décrire^ sur la surface extérieure et sur celles qu'on peut lui concevoir comme équidistantes et semblables. dans l'intérieur de la veine, des lignes normales à-la-fois aux contours des sections dé ces surfaces prises dans le plan de Torifice et dans
le pian parallèle qui en est infiniment Moisin ; d^où il résulte^ mit que les ûlets qui appartiennent à des arcs saiilans de ïo* rifice convergeraient, en-dehors du liésérvoir, sur la surâu^e qui les contient, et que ceux qui appartiennent aux arcs ren« trans divergeraient au contraire entré eux sur cette même surâice. Ainsi , par exemple , pour les côtés rectiiignes de f orifice , les filets seraient dans des pians perpendiculaires à ces côtés, et, vers les angles dont le scnnmet représente un arc de cercle très-petit , les filets seraient très-convergens : or ces conséquences sont encore en opposition directe avec les faits.
i44* L'examen attentif des mouvemens qui ont lieu à la surface de notre veine relative à Torlfice canré de 20 centi* mètres de côté, nous a apprb , en effet, que tous les filets extérieurs appartenant aux côtés rectiiignes de Torifice con* vergenc très-fortement entre eux , de manière à se réunir au filet qui répond au milieu de chaque côté et dont la direction escperpaidicuiaireàcecôté; tandis que les filets qui partent des angles de forifice^ loin de converger, divergent au oon* traire , et divergent à tel point et de telle manière , qu'on serait volontiers tenté de croire que tous ceux qui forment chacune des nappes rentrantes de la veine extérieure sont issus du sommet correspondant de l'orifice. Mais, en y ré-^ fléchissant un peu, il est aisé d'apercevoir que i'efièt doit* être produit par les molécules qui , de l'intérieur de la veine , affluent par difiërens points s^r la nappe rentrante dont il s'agit , en décrivant des lignes courbes qui ont cette même naj^e pour limite ou enveloppe commune.
Il £iut donc trouver d'autres motifs à la prépondérance ou à la plus grande eflkacité des faisceaux de filets qui appartiennent aux angles saiilans du périmètre de l'orificir, et on le peut, ce me. semble, en considérant que les molécules qui, dans le plan de l'orificq) forment le <yioyau ou le centré de^ la
veine ,. proviennent principalement des parties du réservcwr qui avoisinent le prolongement de l'axe horizontal de cet ori^ fice , en décrivant ainsi des routes sensiblement |>aralièles à Taxe dont il s agit ; tandis que les molécules qni appartiennent au surplus de l'aire de l'orifice proviennent de régions; du réservoir d'autant plus éloignées de ce même axe, qu'elles appartiennent à des ppînts situés à une plus grande distance de son centre ,. de telle sorte que non-seuiement elles arrivent dans le plan de lorifice sous des inclinaisons de plus en plus fortes par rapport à l'axe de la veine , mais encore elles y parviennent en plus grande abondance.
Par exemple , poujr l'orifice carré que nous avons mis en expérience I la masse des molécules liquides qui répond à l'un quelconque des sommets doit être censée provenir ess^itiei-lement de l'angle trîèdre trî*rectangle formé, intérieurement au réservoir , sur le prolongement des deux côtés ad jacens à ce sommet et parallèlement à Taxe de l'orifice* Or, ce fait étant admis comme vrai , il est aisé d'expliquer les évidemens de la veine , ou le changement des saillans de l'orifice en ren-> trans.. Considérant ensuite, avec M. Bidone, que les môle* cules liquides qui affluent eh masse considérable et sous une grande inclinaison des parties saillantes cfe l'orifice, tendent à se rencontrer vers Taxe de la veine et à s'y comprimer réciproquement tout en en comprimant le noyau , on se rend compte en même temps de l'aplatissement et de l'extension. considérables que prend cette veine dans le sens perpendiculaire aux côtés de l'orifice, &c.
1 4 5 • Cette explication du renversement des nappes , à la^ quelle nous npus étions arrêtés dès nos premières expériences de 1827, est ;\d'ailleurs , à peu de chose près, conforme à çelie qu'on trouve dans i'articlje déjà cité du Journal de Brugnà- ;</// (voyez la note des n*** 9 et 142 ci-dessus); et, selon ce que M« Félix Savart a bien voulu rapporter à l'un de nous ,
HYDRAULIQUES. IJj
une explication semblable aurait été aussi proposée par M. Am* père dans ses^ leçons de physique du collège de France. Enfin on peut voir, dans l'écrit intitulé Recherches expérimentales sttr le principe de la cofhmnriicaiion latérale du mouf entent dans les jhtides, que Venturi avait, de son côté, cherché à expliquer* dès.x7p8, d'une manière plus ou moins satisfaisante, le phénomèiie du renversement, en observant que les distances les plus courtes du contour de Torifice tendent à devenir \ts plus longues dans les sections de la veine prises parallèlement à ce contour , et vice^ersâ. Une telle rencontre doit paraître d'autant moins surprenante, que l'explication dont il s'agît se présente, pour ainsi dire, d'elle-» même à l'examen des faits; et^ quoiqu'il y ait un intervalle immense de là à une interprétation mathématique du phénomène , quoique de telles considérât tions laissent encore à l'esprit bien des cloutes et des difficultés , nous n'avons pas cru entièrement inutile d'exposer le résultat de nos propres observations sur cette intéressante matière.
I ^6. Quant à ce qui concerne les orifices dont les bords sont prolongés , vers l'intérieur du réservoir , par des fiices plus ou moins allongées, il sera temps d'en parlpr quand nous en viendrons à exposer les résultats des expériences relatives à la dépense de semblables orifices. Nous ajouterons seulement, à l'égard des orifices rectangulaires en minces parois dont la largeur surpassait la hauteur, que le phénomène de l'inversion y était bien moins prononcé que. pour l'orifice carré de »o centimètres de côté, et d'autant moins que cette hauteur était plus faible : jxmr l'orifice d'un centimètre d'ouverture, entre^ autres, les évidemens des angles et la saillie des nappes ou: gerbes verticales étaient à peine sensibles ; ce qui provient , sans àoiitt , de ce que la plus forte contraction tenait à se faire à une, trèsrgrande distance de l'orifice, ec au-aelà) du point où Ja veine atteignait leibnd du canal de décharge. Aussi cette veine présentait-elle l'apparence d'Une
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iame fiqtuc^e très7inînce, qui aUait condmieliemcnt en^^e vé^ trécissant dans le sens hortzcmtal et en s'épaksissant (dans i^ sens, vertical; ce qnî s'explique très-bien en observant que les Êiisceaux appartenant aux angles voisins du contour de l'ori*^ fice tëî^en/k nanirellement ici à se riéunir en un seul et même faisceau , dirige dans^ie pian horizontal- îiwoyen de cet orificcL^ ' i47- Eâ parlant cindessus de ia veine sortant db i'oriftce carré de 20 centîmètr-es deoàtë ,- nous avons^ déjà obâ«rvé que les iiiets iiquîdei^^ppaintçnaht au± larges happes issues de cha« cun) des bords arçctilignes convergent tous emre eux de ma^ ijière àscj réunir respectîvernient a^x environs du plefn verticai etvidp plan borixontai qui contiennent Taxe dé rorifice ; ei; qu'ils J&>rment ainsi .ies: extrémités sàilian^tes^ dés itap)>es[ diri^ gées suivant ces plans ; il résuite aussil îles retpàtsques àa n^ 1 44 f 9^^ lesiilets d/Qs ^nappes rentrantes qui correspondent aux angles saillis de rorifice^viont, au contraire ^ en divergeant à partir de ces angles; enfin- nous nous sommes assurés directement que les lignes de striction pu de rencoaère de ces nappes et des précédentes , de même que les lignes d'intersection des nappes rentra^rtes et des pians diagonaux comprenant Taxe de l'brifÇce, sont deorites dans toute leur étendue par. les mêmes molécules : il. est donc facile de se fermer, à Tinspecdon du modèfe eu relief ou des projections horhzon-> taie et vieriîcate de la veine rappdrtîées pljanehes 4^ et j , une idée à peu pfès exacte de^l^ nwavdiedes filets sur les diiS^rentes «lippes qui limitent jextérieurem^ii cecte veine.
: 148.: Chacune dés nappesidom (il s agit fo^rnil^ iôrbiqu'aucune cause de trouliié /ne subsiste; soit ou-^lehors, soit au^iedans du Réservoir, une sur&ce parfaitement Usse et transparente où. Toeif rie peut discismer aucun môuveçient quelconque des »K>lécules liquides , on a eu recours > pri«ir tendre ce mouvement apparent» au procédé bi^enxohnu et qui (tonsiste à\projeter avec soin > à là si]rfB<:e libres de la veine,
des particules dune poussière très-fine et très -légère ou un lpi}uid€ coloré d'une densité à peu près égate'à ccllé^diè i'eau : les traînées forirtéiÈS palfr ces poussières ou ce liquide ont été prises pour les routes mêmes des molécules de la veine. Ce nioyen'estv àlàîvérkéi gros«er/: et peut aisément ihdufire en erreur k>nquk>n Itippliqué nml;: mais il suffisait pour l'objef cpié nbns 9rion& en vue/ .
Néanmoins <il itaoseL été diifiicile d'étudier ipar qe procédé la marclie: defi.filetBi ^Uf>, ^irila nappe c6niespond(nte:'au coté .supérirar de. forificev partent des; points voisins ides akgles^.vi£e9 poussières ou modiécnlèSc'iiqitid es colorées, au li«u de denarenrer sufD ces oaippes^, M) djirigéaieht presque, perpen-^ dâcpkir^moU^ ve£s lest ligrH^ de slûctlon iqiftl lâs limitent^ et repassaient bmisquiemefit sur lamappelatéiralè/jaù elles étaient entraînées dans .isne drrectîohj très-diffi^rehte^de ceild!qu!elles suivaient d'abocd. Maîa, comoiie cet«&t n'avait pas lieu i^our diea points situiés à une disrtaince de-Mou 2 ;oentimètrçs fpviron dé xiiaque somn^ét.de fari6ce».iiy.a Ifeu de jaéssàanet que rentrainaffient des* pavticàlesiétfangères au; dehors dif. la nappe isaperi&iioe.deb la.iveine< était idû à i'axîtion de leiàl poids et à leur inertie y 'éo&A ks môléei^çft propres^ der ba> fYeiiib n avaiient/pa» eu le.tenips de* piaraHysep ïèSsé sûr la petite Ion? gueur dejchemin parcourue*;.'^ > .: . : j .; / > * » .
Ces obeervations sont bieli imparfaites/ sans doute celles raéritieiiaient d'être) refaites spr de nouveaux frsls> et avec dés iiiroye]iS)pltis pr^ds .: caria quesd<m du^niouvneimfi^ cfesrfmblét ciilesi liquides et de iafôvroejdes courbes queliesparcoiirenr^ 8olt> À: la> surface, soit à ; l'intérieur dé' lâi veine ji est de la piusî grande imèpôrtiance dans .rétat' acti|te^d!impër€ecttoii de la' jthéôrie ; fit r » lx>ii parvenait ai la itésoifdke>,i«néme grossie-^ iKihe]it^..par;desiabsenvati9nfir.dhiectes^.et ipoùr difËârçfis.csf distindbi )op mettrait: les» ^ôitiètrei sbirilà^iveiede )beiioooup de ^eçberàhea utiles jûsqiCici inaiKdiîdabiesJ :> -j a : j '^ i^ !
Discussions relatives à la grandeur de la contraction effective dis veines et aux théories ^ui s'y rapportent^ ,
i4p* Le résultât auquel nouis sommes arrivés au n"" 124» pour ie coefficient de la contraction effective et m/ixima de la veine, s'écarte tellement des notions ordinairement admises sur ce sujet, et présente une telle contradiction avec les résultats jusqu'ici obtenus par divers observateurs habiles, qu'il devient indispensable de nous arrêter quelques instans àl'exa* men des difficultés et des doutes auxquels il donne lieu, soit relativement aux théories proposées par divers auteurs sur le phénomène de la contraction des veines liquides, soit par rapport à l'exactitude de nos mesures géométriques.
En effet , le coefficient de la plus forte contraction efiective de la veine ( 124 } s élevant dans l'orifice carré de 0,20 à 0,563 seulement, tandis que celui qu'on obtient de la com^ paraison des dépenses vraies et théoriques ( tableaux I et IV ) surpasse même 0,600 pour la charge correspondante de liquide dans le réservoir, il en résulte, suivant les notions or-r dinairement admises, que la vitesse moyenne dans la section contractée , déduite du quotient de la dépense effective divisée par l'aire de cette section, excéderait presque de y^ ou de ~ environ la vitesse due à la charge sur le centre de l'orifice : or cela répugne d'autant plus, que l'orifice est ici trèspetit par rapport, aux dimensions du réservoir, qu'il se trouve parfaitement dans les conditions ordinaires de la théorie , et que cette théorie ne tient pas compte de la résistance que les niolécules liquides éprouvent à se mouvoir le. long des parois du réservoir, ainsi que des diverses autres causes de déchet que peut éprouver leur vitesse avant qu'elles arrivent à la section contractée. Mais, afin de bien faire connaître en quoi le résultat ci-dessus s'écarte des notions ordinairement admises , nous
HYDRAUUQUES. 157
croyons devoir rapporter et discuter brièvement les différentes données théoriques ou d'expérience concernant. la contraction effective des veines liquides,
150. Jusqu'ici^ en eflet, la mesure directe de ces veines avait toujours conduit à un coefficient de contraction supérieur à celui que donne la comparaison des dépenses effectives et théoriques : Michelotti , en opérant sur de très-fortes charges dans le réservoir, la trouvé de 0^64^ pour des orifices circulaires de I, 2 et 3 pouces de diamètre (i); Venturi, pour une charge de 3 2, 5 pouces et lorifice de 1 8 lignes , a trouvé ce même coefficient égal à 0,64 environ (2). Bossut, en opérant également sur des «charges comprises depuis 4 jusqu'à p pieds (3), est arrivé à des résultats encore plus forts que ceux qui précèdent ; car il a obtenu , pour le rapport des aires de la section contractée et de lorifice, des valeurs comprises entre o,6<^o et 0,6(^7 , quoique le diamètre des orifices ait varié depuis 6 lignes jusqu'à 3 pouces». et que le rapport des dépenses effectives et théoriques se soit rarement élevé jusqu'à 0,6 2i Bossut n'a hit d'ailleurs qu'une seule observation sur un orifice carré dont le côté était d'un.poucie, et il a trouvé que la section contractée de la veine était un autre carré ayant un côté de p^,8 ; ce qui supposerait le coefficient de contraction égal k 0,642 environ. Enfin M. Ëytelwein (4) a trouvé, par des mesures répétées ^ que, pour un orifice circulaire de 33 millimètres environ de diamètre et sous une charge d'environ 0^^,94 1 ^® diamètre de la veine contractée était un peu moindre que z6 millimètres; ce qui s'accorde avec le résultat de Venturi, qui donne 0,(^4 ^^ plus pour la valeur
(i) Experanenti hydraulid, 17^71 page 37, note, et page 66i
(a) Reeèerckis itipéHmmiaUs sur leprmcqft de la cmmuwkamH latéraU du mûuvment dam Us )6r/^j,pagc$74ct7;.
(j) Hydrodynamique, II* partie, chapitre III, n«« jaa à 3 a^. '
(4) Afdnud ithydntnltque, page 90.
rjS .^£XÇJÊRI£NC£S
du coeflideni de ia eomraction effective/ et se trouve' égei^ ment confîriiné par une autre observation de Borda ( Mémoirts de r Académie royale des sciences^ i766>>page 5&7),qwa.olH tenu OieTlé seulement pour un orifice de 15 lignes de diamètre; spus une charge fort petite, à ce qu'il parait» et qui a dû oiccasrom^ un^ augiiientation <fe ia contraction efïëdtive#
1 y ï ; On remariera que-, (jlans cette dernière e^tpériencie et dans celles de Mic^elotii, de Venturi et dé M. Eylelweia^ le jeit ^taitt»ari2x>ntal, tamdîs que; dai^ joutes çeiks defios-^ sut, au contraire^ il étant vertical : mais re savant .obser^ve qu -ayant répété! quelques-unes de ses. expéneaces siir uni jet hôiriKontal / • il mak db(|enu les mêmes résultats. AL Bidone ,{ dans son Aféipùére sur ia^ détermumtion tkféoriijiie> dé la seÂi\o(} contMttù de^y^lïies^ Iw à f Académie die Taurin ^x6 ai|riL 1 ^,z^ $ affir!f|e{voyeâ f article» 5i< de ce 'Mémoire) avoir plusfièiuis fois'^érifié les résultant de BossiMisnr l^xoàtraoâon d€;s vetnes circuiafi^S'if elt il lô considèrjerménfeiqommé un^fait génëcal et sans Aéxcepti(cm* polir tous kc| brifîtes domt les ctimenaiQnB sont tîîès-petites p»' rapport à celliasi dxk néservioir et i la charge ^de liquide /;maâs nous ne.saurioitK partager^imettette opinion; quoique M: Bidoiie liait iappuyéed'iuiie théodeien apparence' fôrc spécieuse , et de laquelle il r^uiterait que Taire de ia section contiractée serait totalement indépendaïude de la v^esse propre desi molécules hou. de la charge dana;^ rédervoin •• •• •• ' -^ • •* ^ >••■/..> p. ..;. *., f-
I ji. Eti reflet, Bossut lui-même est Win» de regaisdferrises déterhunations^hi) diamètre des veines Gomme dWe exactî| tude suffisahfrt€î ? car» ^n jélevamt avec ijui iristruiM^mt aussi mt parfait que ïost le compas sphcrique^ sajis ppînLd'appuî et en quelque sorte au vol, la grandeur d'un seui.;dj^m^tre dune veine circulaire , il est facile de se tromper de -f ou de^l- ligne , puisquavec tous les moyens pde précision ; qui ont ét<[ njî^ en usage dans le relevé des sections de noire veine jaillissant
(ie lori^ce rarré de 20 centimètres jdt cèté (120)* on ne ptintipépenidre» àun'denii-mUiiiii-ètre parès^idei la position dé chacun dès points des tprofîis voisins ée iorJéce «ù les fiuc^ (nations tétaient cependant impercëptilyieB; ce^qui, «qn admetf tant la même cause d'erreur *pcmr les ooté^ opposés, de la vekie »i donnerait tme erreur totale d'un roillimèlre mi de près d'une deihi-ligne s^ur son épaisseur totale^ Or yne aeimblabiè indétermination dans, le résultat des mesures» joime à il espèce d incertitude qui règne sur la position dé la section de pins £arte oohtractîon des veines circulaires^ pvouv» qu'9n doit peik coniptes sur l'exactitude .des- coefiictens obtenus <à Taide de moyens aussi imparfaits ^ueceux qui onf jeté employés par Bossqt*' £lle porte même à supposer qup l'erreur serait plutôt en e^oès qu^en défaut, attendu qu'il est douteux quei le! con-^ taxa; immédiat ait >été établi ei^tre la surface dès ifeinés ^et les pointes du compas sphérique^ < - j
- 1 53* £11 insistant sur ce sujets, 2K>us:nèpréténdoif s pas, au surplus, entreprendre de démontrer, que le coefficient de la contraction effective doive être , ainsi que ntms l^ayons conclu de nos: propres observations^ in£^ieur à o^luique donne la comparaison des dépenses , ni ntiéme qu'il doive luidemeurer constamment, égal ^ selon les notions ïe piusî communément admises. L'accord qui règne entre lésiiésuliatsdes habiles ob-^ servarteurs quepous venons de dter »«• permet ^^)as<derdouteri au contraire , que , pour les cas qu'ils ont soumis à l'expérience^ le premier de ces coeffidens ne.surpasM'Sen^I>iementile se-« cG(ndrmais fkut-ij ea conclure ^ avec Mv IBidonei que -!«. plus fbit de ces orésuitats soit prédsément le^plus exact de) tous, et doive Itrë considéré comme la confirmation d'un iait /gêné* rat ep^onsîantf dérrmnt nécessairement. des pri4icq>es théoriques qu'il a mis en avant ààXtë * son mémoire l Nous ne * le pensom pas, et void sur quoi se fonde notre opinion ; ' Pour démonter que l'aire de la section contractée i est