Z I O EXPERIENCES
ip4- r)âns ce tableau y nous avons classé à part les résultats des expériences de M.Christîan, parce qu'ils font complètement anomalie avec les autres , puisqu'ils indiquent que les coefficiens à appliquer à la formule 2,52^1 /A | vont continuellement en diminuant à partir des plus fortes charges, au lieu d'augmenter, comme cela résulte clairement des expériences de Dubuat, de Smeaton et Brindley et des nôtres. Le petit nombre des résultats dus à M, Bidone semblent, il est vrai, d'accord sur ce point avec ceux de M. Christian ; mais , comme ces résultats diffèrent assez peu entre eux, on peut attribuer les anomalies qu'ils présentent à quelque erreur fortuite dans les observations. Nous ne rechercherons pas quelles sont, dans les expériences de MM. Bidone et Christian, les causes qui ont pu ainsi renverser la marche naturelle des coefficiens, marche qui se manifeste pour tous les cas , quand on passe des grands aux petits orifices ; nous insisterons seulement sur le fait que prése;ntent les coefficîens déduits de nos expériences , lesquels, à charge égale, sont généralement plus faibles que ceux des divers autres expérimentateurs (i).
ipj. En remarquant une pareille différence qui s'élève souvent à -j^ ou même à -f- de la valeur totale, nous nous sommes demandé tout d'abord si elle ne proviendrait pas de la grandeur relative de l'orifice et du réservoir que nous avons employés. En effet, la largeur de ce dernier surpassait 1 8 fois celle de l'orificç, et la profondeur du liquide n'y a jamais été infîériçure à 0^,5^; tandis que» dans les expériences des observateurs cités, la différence entre les dimensions de Torifice et
(i) M. d'Aubuisson nous a commun iqué« en juip iS^o» le résulut d'expériences inédites qu*it a faites sur un orifice en déversoir die o"», 30 de largeur. D'après ces expériences»
Pour les charges totales de o"»,oj25 ©■•,047 o"*,o4j 0^,0^67 o"«>oa4 Les coefficient de </' sont o ,723 o «733 o ,723 o ,721 o ,724
Ces nombres, (juoiffue généralement plus forts que ceux de notre table pour les mêmes charges de liquide» s en écartent cependant bien moins que de ceux qui leur correspondent 4'apre$ les expériences des autres ahscnrtteurs.
du réservoir a généralement été beaucoup moindre : mais , en considérant que, dans les expériences de MM. Bidone et Eytelweîn, dont lauthenticité ne saurait être révoquée en doute, et où la largeur du résèïVôîr a vàtié depuis une fois jusqu'à huit fois celle de i orifice, le coefficient de la formule na pas changé d'une manière sensible, nous ne pouvons rejeter positivement sur une augmentation de la contraction effective cette infériorité de nos résultats , et elle doit être due à quelque différence essentielle dans la manière d'opérer, soit en relevant les charges de liquide dans le réservoir , soit en jaugeant les dépenses; ici, en effet, les moindres erreurs commises sur le résultat de ces deux mesures peuvent exercer la plus grande influence.
Dans nos expériences, ces charges et ces dépenses ont été prises avec toutes les précautions imaginables ( 1 17); nous ne saurions donc conserver aucun doute sur la véritable valeur des coefficiens qui se rapportent à notre appareil : cette valeur est généralement cTaccord d ailleurs avec les résultats des autres expériences que nous avons faites dans les années 1827, 1 8i8 et 1 8ip , sur les faibles dépenses des orifices.
Quoi qu'il en soit , il nous semble qu'en attendant de nouvelles expériences plus décisives encore , on doit adopter nos résultats avec une entière confiance pour tous les cas où i'orifice est pratiqué dans une paroi plane et mince , et se trouve situé à nne distance fort grande du fond et des faces latéraiês du réservoir. Dans notre prochain mémoire, nous examinerons ce qui arrive en général lorsque les orifices sont très-rapprochés de ces faces ou de ces fonds , et qu'ils sont prolongés extérieurement par des parois épaisses ou par un c^ai découvert à la partie supérieure; dispositions qui se rapportent essentiellement à celles qui sont adoptées dans la pratique.