‹ Expériences hydrauliques sur les lois de l'écoulement de l'eau à travers les orifices rectangulaires verticaux à grandes dimensions (volume 3)Chapitre 30 sur 86 · CHARGES SUR LE SOMMET DE L*ORIFICE · texte numérisé non relu

CHARGES SUR LE SOMMET DE L*ORIFICE

iMmmmmmcnm mm m m m

o,oj o,ro 0,10 0,30 0,50 0,75 1,00 1,30 1,60 a,oo a, 50 3,00 4,00

COEFFICIENS DE D.

^*S^l ^fS5^ ^fS^S ^*S7* o,^Bi 0,587 0,591 0,594 0,596 0,598 0,600 0,601 0,604

On voit que ces coefficiens vont toujours en augmentant avec la charge , ce qui a également lieu pour les orifices dont les hauteurs sont de 3, de 5, de 10 et de 20 centimètres, mais se\ilement jusqu'à des charges égales à cinq ou six fois ces hauteurs. Cette circonstance de l'augmentation indéfinie des coefiîciens, qui ne commence d'aii{eiirs à se faire sentir que lorsque la hauteur de l'orifice est d'environ 0^,50, prouve que lâ formule (g) ne représente pas la véritable loi des dépenses : aussj ne doit-on la considérer que comme une formule empirique applicable aux très-grands orifices dans les seuls cas où les charges n'excèdent pas 3 ou 4 mètres.

Pour les petits orifices , les mêmes coefficiens vont au contraire toujours en diminuant à mesure que la charge augmente ,

Gopgle

et cette diminution est même très-rapide pour celui d'un centimètre de hauteur. Sous ce rapport, la formule (g) exprime bien la marche des courbes des coefficîens prolongées d'après nos seules expériences; cependant je ne conseillerais pas de se servir des résultats qu'elle donne pour l'orifice d'un centimètre et des charges au-dessus de 2^,50.

Quant aux orifices qui ont beaucoup moins d'un centimètre de hauteur, la formule (g) ne leur est point immédiatement applicable. En effet, ia dépense effective e doit être nulle lorsqu'on fait / = o ou =: o ; or cela ne se vérifie que dans le premier cas, et dans le second il vient e = o,o2p/. Ainsi il manque à l'équation un terme qui doit devenir - — 0,025) ' q^and o=z o; terme qui n'a aucune influence sur la dépense, même sur celle de l'orifice d'un centimètre sous la plus faible charge, mais qui en acquiert une fort grande lorsqu'il s'agit de très-petites ouvertures. Pour pouvoir la compléter, il faudrait avoir une série d'expériences bien suivies sur un orifice qui ait moins de i centimètre de hauteur, 5 millimètres, par exemple; nous nous proposions de l'entreprendre en 1 83 I , mais nous en avons été empêchés par l'obligation de continuer d'autres opérations plus importantes.

En résumé, la formule (g) peut être employée avec confiance pour calculer la dépense , i ^ de tous les orifices qui ont plus d'un centimètre de hauteur, et pour toutes les charges sur le sommet depuis zéro jusqu'à 3 ou 4 mètres; 2** de ceux dont la hauteur n'est que d'un centimètre , et pour des charges qui ne surpassent pas 2^,5 o. Mais elle n'est pas applicable aux orifices qui ont beaucoup moins d'un centimètre d'ouverture.

Page 1