‹ Expériences hydrauliques sur les lois de l'écoulement de l'eau à travers les orifices rectangulaires verticaux à grandes dimensions (volume 3)Chapitre 69 sur 86 · DESCRIPTION DU FREIN D\NAMOMÉTRIQUE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU FREIN D\NAMOMÉTRIQUE

D^ailleurs la tôle qui compose les courbes de la roue est trop faible \ il eut fallu lui donner une bonne ligne et demie d^épaisseur pour Tempècher de fléchir sous la charge , et de frotter^ vers le milieu , contre le fond du coursier; il eût été également à propos de vernir les aubes pour les mettre à Tabri de la roiiille ^ et de pratiquer vers leurs extrémités au moins 6 ou 8 oreilles au lieu de 3 ) afin de pouvoir mieux les fixer contre les couronnes , et d^éviter une trop grande discontinuité de courbure : dans la disposition actuelle , les feuilles de tôle forment ^ vers chaque extrémité , trois pans droits sans raccordemens. On aurait pu aussi , sans' inconvéniens graves , je pense ^ remplacer les tôles par des aubes en bonne fonte de fer , de 3 à 4 lignes d^épaisseur^ encastrées par leurs extrémités dans les couronnes ^ ou établies sur des liteaux qui , embrassant leur partie convexe ^ eussent été fixés contre les parois intérieures des mêmâ couronnes; car les aubes n^ayant ici que 76^ de longueur ^ et se composant de portions cylindriques exactement maintenues par les deux bouts , elles auraient eu une solidité suffisante ^ sans pour cela charger beaucoup la roue ; c^est du moins un essai qu^on devrait tenter dans les localités qui sont voisines des usines où Ton fabrique la fonte de fer.

En terminant ces observations de détail , je dois dire que la roue est trèsbien exécutée dans toutes ses autres parties, et présente peu de jeu dans le coursier et peu de gauche dans ses couronnes : ce jeu est d^environ a centimètres sur le fond et de 3 centim* sur les côtés du coursier ; Parbre de couche repose , par deux tourillons en fer bien tournés et. de 8^ de diamètre , sur des cous-sinets en bronze supportés par de fortes pièces de chêne bien appuyées. La roue et ses accessoires on( été exécutés par le sieur Herder^ jeune cha)>pentier, très-intelligent et très-habile, qui a aussi exécuté le mécanisme intérieur de la scierie et construit tous les modèles nécessaires pour les pièces de fonte et de fer : cette roue n'a pas coûté beaucoup au-delà de 35o firancs; mais on peut présumer qu^elle serait revenue au double de cette valeur, si Ton eût donné à la tôle des aubes une épaisseur convenable , et si Ton eût verni ou goudronné le tout pour le préserver dWe trop prompte altération ; on peut assurer qu^il en fut résulté pour la suite une économie réelle.

Description du frein qui a servi à mesurer les quantités €p action

transmises à la roue.

73. Ce firein est représentée^. 3 5 il ne diflfère de celui qui a été décrit par M. de Prony^ dans le tome la des Annales des mines ^ que par les

légères modifications que nous lui avons fait subir pour le rendre applicable aux circonstances particiilières dans lesquelles nous nous sommes trouves : ces modifications consistent principalement , comme on le voit , en ce que la pièce inférieure de Pappareil de M. de Pronjr^ est ici remplacée par une bande de tôle de i6^« de largeur^ embrassant Farbre sur près des deux tiers de son pourtour, et serrée plus ou moins contre cet arbre au moyen de boulons qui sont terminés , vers le bas , par des pattes rivées sur la tôle, et, vers le baut, par des portions de filets de vis portant des écrous qui tournent en frottant, sur des rondelles en fer appuyées contre la face supérieure du levier. Le fi-ein devant être placé vers Tune des extrémités de Parbre , au-dessus des traversines de la cbaise qui supporte le tourillon correspondant , il était impossible de faire usage de la pièce inférieure de Pappareil de M. de Pronjf.

Cette disposition offrait d^ailleurs Pavantage d^éviter la trop prompte usure de Parbre en bois de la roue , attendu que la bande de tôle n'ayant qu'environ 2 lignes d'épaisseur, s'y appliquait par im grand nombre de points, et présentait assez de flexibilité pour se trouver, en quelque sorte , dans les conditions d'une corde ou courroie enroulée sur un tambour, dont le fix)ttement , ainsi qu'on sait , croît comme une fonction exponentielle de l'arc embrassé. Il en résultait en outre que , la force de tirage des boulons devenant beaucoup moindre que pour Pappareil ordinaire , un seul bomme pouvait manœuvrer aisément les écrôus avec une clef anglaise , et qu'il devenait pos- ^le de faire les expériences sans aucun aide*

Quant au levier du frein , il se composait d'une pièce de sapin d^environ 6 à 7 pouces d'équarrissage par le gros bout , du côté de la roue : sa longueur totale était d'environ 12 pieds; les poids destinés à faire équilibre au firottement de Parbre, étaient suspendus par des anneaux ou des ficelles à un ' crochet en fer placé vers Pautre extrémité, à une distance de la verticale de l'axe de la roue qui, mesurée pour la position horizontale du levier^ était exactement de 3°*, 20. Nous ferons cependant observer que, lors des fortes diarges, le centre de gravité du poids se trouvait à quelques centimètres plus loin de Paxe dont il s'agit , circonstance dont nous n'avons point tenu compte, et qui néanmoins tendait à diminuer l'appréciation de Peffet utile. On remar^ quera enfin que le levier embrassait Parbre de la roue par une portion circulaire taillée dans une pièce de renfort en chêne placée sous sa face inférieure, et qui était garnie d'une feuille de tôle de iff* de largeur, pour éviter Péchauffement de l'arbre et sa déformation trop prompte.

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