DESCRIPTION DU FREIN DÏNAMOMÉTRIQTJE
74* Lorsque s^agissait iPopërer, on modérait les oscillations du levier en Pappuyant , d^une part , sur un chevalet dWe hauteur convenable , et le retenant^ de Pautre , par une cordelle légère fixée au sol ^ qui laissait au système Famplitude de mouvement nécessaire pour pouvoir s^assurer avec exactitude de Féquilibre* On connaît d^aîlleurs la manière d^opérer avec le frein de M. de Pronjf^ lorsqu^on veut obtenir la mesure de TefFet dynamique ou de la , quantité d^action communiquée par un moteur à Farbre dWe roue quelconque 9 et dans l'hypothèse dWe vitesse déterminée ; il ne s^agit que de serrer ou de desserrer les écroux de façon à ramener la vitesse de la roue au point voulu ^ puis, s'étant assuré , par Tobservation du temps écoulé pendant un nombre suffisant de révolutions de Parbre, que cette vitesse est sensiblement constante , on suspend au crochet du frein un poids tel que le levier demeure en équilibre ou dans une position à peu près horizontale, ce dont on juge aisément en soutenant à la main son extrémité opposée à la roue : la quantité d^action réellement transmise en une seconde , à cette roue , abstraction faite du frottement des tourillons et de la résistance de Pair, est alors évidemment égale au produit du poids suspendu au frein et de la vitesse Qu du chemin que décrirait , pendant une seconde , la circonférence d^une roue qui aurait pour rayon le bras de levier 3™, 30 de ce poids ^ si cette roue était entraînée d^un mouvement commun avec Parbre*
Supposons , par exemple , que , dans une certaine expérience , la vitesse de la roue hydraulique ait été i5 tours par minute, et la charge du frein 100 kilogrammes^ la circonférence qui correspond à un rayon de 3™, 30 étant ao™, 10, la vitesse, par minute, serait i5 X30™, 1 =3oi'°,5 ou i^^ = 5™,oa5 par seconde, laquelle multipliée par loo^*- donne 5o3^",5 élevés ai™, pour la quantité d^action transmise à la roue, dans une seconde, abstraction faite du frottement des tourillons et de la résistance de Pair ^ en comptant, comme on le fait assez ordinairement, \e cheval-vapeur pour 7$^^ par seconde , on voit que la roue posséderait, dans le cas actuel, une force de 6, 7 de ces chevaux.
75. Comme une portion du poids du levier agissait avec la charge placée à son extrémité , on a recherché la valeur de cette composante par une expérience directe , qui a consisté à faire porter, sur Parêle tranchante dW couteau, le milieu de Pentaille cirailaire du levier, milieu qui répond verticalement à Paxe de la roue, tandis qu^on soutenait horizontalement ce levier en suspendant Paxe du crochet à Pun des fléaux d^une balance ordinaire :
76 BIÉMOIRE SUR DES EXPÉRIMOES EN G&AKD«
on a trouve de cette manière, soit au commencement, soit à la fin des expériences, que le poids du levier équivalait, à très-peu de chose près, à une surcharge de 17^ agissant au point de suspension du crochet^ ce poids a été en conséquence ajouté à ceux que donnaient les divers essais« Enfin , pour empêcher que le frottement du frein nMchauffiLt et n^èndommageàt par trop Farbre de la roue hydraulique, on a eu la précaution de Parroser avec un filet d^eau continuel et bien réglé , qui descendait d une cuvequ^on avait placée à cet effet au-dessus du réservoir, et qu^on maintenait constamment pleine.
Des opérations préliminaires relatives à la mesure de la dépense d^eau et de sa quantité d^ action.
76. On n^vait ici aucun moyen direct de mesurer la dépense d^eau par Forifice du réservoir, par conséquent on a dû la calculer dans lliypothèse où là vitesse moyenne 4es filets fluides à la sortie de cet orifice , serait due à la hauteur de chute au-dessus de son centre : cette hypothèse donne , comme on sait, des résultats très-approchans de ceux de Fexpérience, pour le cas des orifices percés dans de minces parois, et on l'adopte généralement dans la pratique , toutes les fois que la hauteur de Forifice est beaucoup plus faible que la chaîne d^eau au-dessus de sa base, ce qui avait lieu dans le cas actuel. Mais , comme le fluide suivait les parob du pertuis et du coursier tant sur les côtés verticaux que sur le fond , on pourrait craindre qu'il n^arrivàt ici ce qui a lieu pour les ajutages en particulier, une diminution de la vitesse^ cette crainte serait même en quelque sorte justifiée par les résultats obtenus dans le cas des expériences en petit , qui sont consignées dans les tableaux des n^*. 37 et 44 9 ^^ ^ vitesse effective de Feau a été trouvée , sur-tout pour les petites chutes, constamment au-dessous de la vitesse théorique. Néanmoins, si Fon observe que cette diminution de la vitesse, pour FappareU en petit, était principalement occasionnée (38 et 4 1) par des contractions intérieures et non apparentes au dehors, et que ces contractions ont été évitées , en très-grande partie, dans Fappareil en grand, on sera porté à conclure que la vitesse effective et moyenne de Feau devait s^écarter très-peu de la vitesse donnée par la théorie ^ du moins est-41 certain quelle ne peut en aucun cas la surpasser, et qu^en admettant cette dernière dans les calculs , on obtiendra des dépenses d'eau plutôt trop fortes que trop faibles.
77. ^appréciation du coefficient de la contraction est une autre cause tf incertitude , attendu la forme particulière de Forifice : M. George Bidone