OBSERVATIONS ET CONSÉQUENCES
gt'essif de la résistance qu^éprouve Feau à se mouvoir dans le coursier ou dans les courbes ^ avec une vitesse de plus en plus considérable : c^est ce que dér montrent d^ailleursles résultats de nos expériences en petit et en grand. Diaprés ceux des expériences numérotées 7, 8 et 1 1^ de la colonne de droite de notre dernier tableau (84) ^ ce rapport paraîtrait même diminuer d^une manière trè^ rapide^ & partir de la chute de i'^^4^ 7 ™^^ ? ^^ observant qu^ est demeuré presque constant pour toutes les expériences relatives à des charges d^eau au-; dessous de i"}4^î ®^ remarquant sur-tout que , pour les ouvertures de o™,3o^ il est resté à peu près ce qu^il était pour celles de o'^^so, on est fondé à rejeter sur quelque cause particulière, autre que Faugmentation de résistance éprouvée par le fluide , la diminution rapide et brusque du rapport dont il s^ajgit.
En effet , deux circonstances particulières et que nous avons déjà signalées précédemment, ont ici également contribué à diminuer ce produit de la^ roue à partir de la chute de i'^^^^ :là première est relative à ce que les couronnes n^ayant reçu que o"*, 38 de largeur , Peau déversait pardessus les courbes dWe manière très -sensible dans le cas des expériences 7, 8 et 11, où la chaîne a presqu^égalé le quadruple de cette largeur, et où la dépense d^eaa a été très-forte ^ la seconde est relative aux dimensions particulières données au ressaut et au canal de décharge de la roue.
Nous avons remarqué ci-dessus (88) qiie, dans les expériences 7, 8, 10 et 1 1 , la dépense de fluide s^étant élevée de 5oo à 800 litres par seconde , la profondeur de 3o^ donnée au canal de décharge au-dessous du ressaut de la roue, a pu ne pas suffire pour la libre évacuation des eaux; et, en effet, la largeur de ce canal n^étant que d^environ i"", la secticm d^eau, en le supposant rempli jusqu^à Farête supérieure du seuil, sera seulement de o"^,3o; pour qu^il débitât 600 litres par seconde ou o"',6oo, il faudrait nécessairement que la vitesse moyenne d^écoulement fut de a"", 00 , ce qui est con- * sidérable et doit occasionner une perte de force très-comparable à celle que possède le fluide en arrivant sur la roue (*)• Car, ou il faut que la vitesse de cette roue soit augmentée au-delà de celle qui conviendrait réellement au ^*^^^^— *^^^'**^^— ^■'— ^■^^— ^■— ^^■■^'*— y I »i ■ ■■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ 1 1 ■ 1 ^ I
(*) Pour que Feau prit dans le canal une vitesse moyenne de 1» seulement par seconde | •ans refluer contre la roue , il eût fallu dans Phypothèse en question , qu'on donnât à ce canal une largeut d'environ 2 mètres , même en lui consenrant la profondeur de om^So au-dessous du ressaut; la pente de ^ eût d'ailleurs suffi pour maintenir la vitesse de i» dans toute son étendue : Forez la Note TV', à la fin de ce Mémoire.
maximum d^effet, ou il faut que la surface de Teau, dans le coursier de décharge , sMlève au-dessus du ressaut en refoulant la roue et diminuant la hauteur de chute ; il est évident que ces inconvéniens n^eussent pas eu lien si Ton avait donné au canal beaucoup plus de largeur ou plus de profondeur, conformément à ce qui a été prescrit précédemment (86), et qu^en conséquence la diminution d^effet n^eût pas été , à beaucoup près , aussi sen^ sible qu^elle parait Fêtre à Pexamen des chiffres du tableau.
Conclusions générales.
96. D'après les différentes réflexions qui précèdent, nous croyons pouvoir conclure , sans exagération et conformément aux déductions de notre premier Mémoire , que , pour les roues à aubes cylindriques bien exécutées et bien proportionnées dans toutes leurs parties, relativement à la hauteur de chute, etc. , le rapport de Feffet utile maocimum à Feffet total dépensé , descendra rarement au-dessous de 0,60 , même pour des charges d'eau qui approcheraient de a", et qu'il pourra s'élever jusqu'à près de 0,66 quand ces charges seront beaucoup plus petites, c'est-à-dire au-dessous de i"',3o. Néanmoins ces résultats n'auront lieu que pour des dépenses d'eau raisonnables, pour des dépense^ qui surpasseraient, par exemple, 5oo à 600 litres par seconde pour les fortes chutes^ car, puisqu'il existe dans chaque cas (94)) entre la hauteur et la base de l'orifice d'écoulement , un rapport qui est le plus avantageux possible , et dont on ne doit pas s'écarter beaucoup , il en résulte que , pour de très-faibles dépenses d'eau et des chutes approchant de a"", on ne pourra éviter d'avoir des très^petites ouvertures de vanne, et par conséquent de fortes pertes <Juî, pour des ouvertures, par exemple, de 10^ et au-dessous, et pour les chutes dont il s'agit, réduiraient l'effet utile aux o,55 ou même aux o,5o de l'effet théorique totaL
Dans des circonstances pareilles, il pourra donc être convenable de renoncer aux roues à aubes cylindriques mues par- dessous, pour leur substituer des roues à coursier circulaire (page 66)^ ou mieux des roues à augets recevant Peau à une petite hauteur au-dessous du sommet, lesquelles fournissent, dans ces cas mêmes, des résultats qui s'écartent peu des 0,60 de l'effet total, sans qu'il soit nécessaire de leur donner une très-grande largeur dans le sens de l'axe. Mais, si la chute de a* et l'ouverture de 10^ étaient uniquement relatives à quelques circonstances particulières et rares, par exemple, au temps des fortes eaux^ et si, dans les circonstances les plus ordinaires, ou pour les