‹ Expériences Sur Des Boutures Droites Et RenverséesChapitre 3 sur 3 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE F H ANC E · texte numérisé non relu

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fortes; en outre, elles s’enracinaient elles-mêmes vers leur hase et constituaient ainsi de véritables drageons enracinés. Je suis porté à croire que , quoique partant de beaucoup plus bas, les autres pousses souterraines auraient également fini par arriver au niveau du sol, et par acquérir dès eet instant une grande vigueur de végétation. Je regrette de n’avoir pu prolonger plus longtemps mon expérience, pour voir si mes conjectures à cet égard se seraient vérifiées.

Ce développement constant des bourgeons souterrains me paraît être un des faits les plus curieux de f histoire des boutures renversées. 11 s’écarte du reste entièrement de ce qu’avait vu Duhamel sur son arbre à branches enterrées, puisqu’ici les bourgeons n’avaient émis que des productions insignifiantes qui ne tardèrent pas à périr.

Quant aux bourrelets que Duhamel a vus se produire à l'extrémité inférieure de ses boutures renversées, ils manquaient dans toutes les miennes, comme il est facile de s’en assurer par l’examen des huit échantillons que j’ai conservés et que je mets sous les yeux de la Société.

M. Trécul fait a la Société la communication suivante :

DES INFLORESCENCES CENTRIFUGES DU FIGUIER, DU DOliSTENIA , ETC.,

par IW. A. TRÉCUL.

Dans la séance du 12 juillet dernier, j’ai en l'honneur de décrire une inflorescence indéfinie qui, par sa forme et par son évolution, rappelle une calathide très fortement déprimée qui aurait été coupée longitudinalement par la moitié; elle est par conséquent unilatérale, et ses fleurs naissent de haut en bas et de la face externe à la face interne, sur le sommet de son pédoncule, qui est caualieulé comme le pétiole d’une feuille. La figure de cette inflorescence est telle, clans sa jeunesse, que si fon en suppose deux réunies par leur face interne, on a quelque chose d’assez semblable à une calathide (l’Artichaut ou de beaucoup d’autres Composées.

Aujourd’hui je désire entretenir la Société d’inflorescences que l’on a fréquemment comparées aux inflorescences indéfinies ou centripètes des Composées. Je veux parler de celles du Ficus et du Dorstenia. En effet, ces deux inflorescences ont été rangées, par tous les botanistes, parmi les indéfinies, c’est-à-dire dont les fleurs s’épanouissent de bas en haut ou de la circonférence au centre. La figue surtout, par la singularité de sa forme, a attiré souvent l’attention des botanistes, mais aucun de ceux qui font étudiée n’ayant eu l’idée de remonter à sa formation, n’a pu arriver à son appréciation exacte. On l’a regardée comme l’analogue d’une calathide creuse, comme un rameau très contracté ou une inflorescence indéfinie dont le sommet occuperait le fond de la cavité ; la base de l’inflorescence serait par

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