‹ Expériences sur l'influence de l'électricité sur les végétauxChapitre 9 sur 9 · PU N-TE · texte numérisé non relu

PU N-TE

mer avec certitude, que les plantes soumises À l'expérience avaient déjà souffert.

Si l’on compare les résultats des expériences faites en Finlande et en Bourgogne, on trouve que:

L'effet de l'électricité produite par la méthode que j'emploie, reste le même dans les deux endroits, d’où on est autorisé à conclure que cet effet est le même sur tous les points du globe.

51 l’on compare l’effet sur les mêmes plantes à La Ferte et à Brôdtorp, l’excédant paraît en général moindre en Bour-

gogne qu’en Finlande. Mais cette différence s'explique peutêtre par le mauvais temps qui régnait en France, surtout si l’on se rappelle que plus la récolte est abondante, plus l’excédant donné par le champ électrisé est considérable.

Un autre résultat également important des expériences de La Ferté, c’est que:

Par un chaud soleil il faut interrompre l'afflux de l'électricité, au moins au milieu du jour, car l'influence combinée d'un soleil ardent et de l’électricité est nuisible à la végétation.

Il est impossible de déterminer quelle a été l’étendue du dommage ainsi causé aux expériences, mais il est évident qu'il a pu être grand; en tout cas moindre dans le nord que dans le midi.

Les expériences de La Ferté confirment l’hypothèse que j'avais avancée, savoir que les résultats absolument négatifs dépendraient de la quantité d’électricité employée et qu'une gradation dans la force du courant pourrait mener à de tout autres résultats. En général, il semble acquis que leffet du courant électrique dépend dans une certaine mesure des conditions eæx-

térieures au milieu desquelles les végétaux se trouvent, c’est-à-dire que, plus ces conditions sont favorables, plus le courant agit énergiquement. Des circonstances très contraires peuvent avoir pour suite que l'effet du courant, loin d’être favorable est absolument nuisible. Les expériences sur les pois et les carottes plaident en faveur de cette hypthèse; mais je conviens volontiers que ces résultats demanderaient à être confirmés avant qu’on

en puisse tirer une théorie générale.

Nous avons ainsi pénétré dans un nouveau champ de recherches par une méthode qui a donné, dans bien des cas, des résultats décisifs quant à l’influence exercée par l'électricité sur les végétaux. Cependant il est clair que ces recherches doivent être poursuivies plus loin encore. S'il est vrai que l'électricité agit par une modification chimique de l'air, et pour ma part je n’en doute pas, il en résulte que tous les êtres qui respirent, ou à l’existence desquels Pair entre comme facteur, devront se ressentir de linfluence du courant d'électricité atmosphérique. Quelques expériences préliminaires, exécutées pendant ces dernierès années, tendraient à le prouver, mais les conclusions théoriques qu’on peut en tirer demandent encore à être confirmées.

L'expérience acquise indique assez clairement dans quel sens il faut diriger ses recherches, mais d’autre part il est évident que, pour atteindre à des résultats certains, il faut suivre un système et, pour cela, mettre à profit toutes les ressources que fournit la science à notre époque. L’expérience acquise montre déjà quelle doit être la nature de ce système. Des expériences, isolées peuvent sans doute apporter quelque lumière, mais elles ne sauraient se comparer avec des expériences en

grand, instituées après des préparatifs faits exprès dans ce but.

Il me paraît hors de doute que ces expériences aboutiraient à des résultats d’une grande importance pratique, car les frais sont minimes en comparaison du profitt Dès maintenant on peut donner, pour certains végétaux, des prescriptions précises devant infailliblement conduire à de bons résultats. Toutefois il est clair que le but ne sera définitivement atteint qu'après un long travail sur différents points de la terre. Empêché par des circonstances personnelles, et surtout par des raisons de santé, de poursuivre mes expériences l’année dernière et cet été, je compte, si ma santé le permet, me préparer dès maintenant à des expériences sur une plus grande échelle.

J’ai eu ici l’occasion d’exprimer ma reconnaissance envers les personnes qui m'ont accordé un concours généreux au prix de sacrifices considérables; mais les nécessités d’un travail plus vaste dépasseront bientôt les ressources individuelles; aussi serait-il désirable, me semble-t-il, que la fortune publique fût mise à contribution, au moins dans notre propre patriè.

On aimerait, en effet, à voir le pays d’où, est partie l’initiative, prêter son puissant concours pour mener à bonne fin une entreprise étant d’une application si vaste et si utile.

ad ii ass fé tance uns nes PRE nent dr .

] Tableau des résultats des expériences faites pour étudier l'influence d'un courant électrigRe sur la végétation.

mm Champs d'expérience. | Champs de controle. | Résultats. FRS ; | , 2 | Remarques.

Superficie | Rècolte en hl ou nombre — a. Poids total en kg. Poids en kg. par m? ou pièce. | Surface | Récolte en hl où nombre — a. Poids total en kg. Poids en kg. ou par pièce. Directs. mn Espèces. Temps et lieu. | Machines. | récoltée - récoltée : Déduits. m2. 4 2% ga D 2 ga D où ga m?, 1° | 92 ga LL 92 ga 1° où ga ga ga Brüdtorp. S Hectolitres. Hectolitres.

Seigle. 1887. |3 hectares. 15000 | 5,01 | 32,427 | 38418 | 494,0 |2,205,5 |2,719,5 | O,0282 | Ojf216 | O,1498 | 5,000 | 1,842 | 11,652 | 13,404 | 134,1 | 840.6 | 974,7] Ojonss | O,1681 | 0,1849 + Mon) —21,7 0%) — 234 + 37 °h Le seigle était déjà en épis au début des expé- S riences, on ne pouvait guère attendre d'effet que sur 4 à és 1,5 h:are | 5000 | 2,089 | 10,992 | 13,081 | 147,9 | 771,6 | 919,5 | O,0296 | 0,1543 | O,1839 lg | 11,652 | 13,404 | 134,1 | 840,6 | 974,7] O,268 | O,1681 | O,1949 | + 1054 0pl— 8,2% — 5,64 il + 15,7 | la qualité. Brüdtorp. S Froment. 1886. 10 hiare | 5101 | 2,528 | 12,900 | 15,527 | 198: |1,028,1 | 1,226, | O,o388 | O,2015 | O,2408 | 5,101 | 1,582 | 14,840 | 16,22 | 126,1 | 1,166,4 1,299,5 | Ojo2a7 | O,2287 | O,2588 | +57,0 0) — 11,9 ho) — 52 | Le froment fleurisait au début de l'expérience. Brüdtorp. S | | | D:0. 1887. 3 ares | 22345Û 1,858 | 6,060 | T,ois | 177,5) 470,448) 647,9 | O,0704 | 0,2106 | O,2000 12,895,9 | 3,711 | 8,491 12,202 | 295,6 | 675,1 | 970,7 | O,1021 | O,2231 | 0,3252 | — 22,230 both) = 1082 Vol EE Mn Voir la discussion des résultats. S D:0. D:0. 1,0 hsare | 1931,2| 3,863 4,751 | 8,616 | 265,60 | 380,0 | 645,0 | 0,1372 | 0,1967 | O,3340 | 243,45 | 3,711 8,491 | 12,202 | 295,6 | 675,1! 970,7 | O,1021 | 0,2231 | 0,3252 | + 34,38%/0 | — 12,250! + 2,71 Yo] + 39,5 0/0 » n » $ Wichtis. S | Orge. 1885. 110,8" 110,8 0,1782 11,084 0,1043 | 765,5 0,30999 18,863 0,07748 — — + 84,62 Jo | + 34,62 Grain vide, champ d'expérience 2,748 litres — 2,125 kg. Brüdtorp. M | D:0 de contrôle 8,314 , — 4,250 , : 1887. 0,20 h:are| 155 0,4122 27,201 0,1755 | 765,5 | 1,0305 72,677 0,0949 | + 84,89 0/0 | + 84,89 1 Paille champ d'expérience = 34001 ; M = 2 de contrôle 04002 > D:0. 0,20 h:are| 280 0,618 | 38,464 0,1374 1,002 72,677 0,0948 + 44,94 | + 44,94 % Avoine. D:0. d:0 329 0,522 29,114 O,0885 | 329 0,357 18,914 0,0575 + 53,92 0 | + 53,92 0 Sociétéhortic. M a a pr pl Better. blanches. 1886. 50° 56 31,982 0,572 157 43,343 0,276 +107,2 ol +107,2 pr. pièce Pommes deterre. D:0. d:0 268 21,281 0,0795 990 44,694 0,0451 + 76,2 | + 76,2 % Brüdtorp. | D:0. 1887. 0,20 h:are 329 L 1751 529,14 0,3022 | 329 1905 463,27 0,2432 + 94,26 0] + 24,26 |Sociétéhortic. M Betterav.rouges.| 1886. 60% 107 24,600 0,2299 263 36,551 0,1391 + 65,29 ol + 65,29 Brüdtorp. d:0 D:0. | 1887. 0,20 h:are 49 x 625 31,451 0,0503 | 49 340 12,963 0,0382 + 81,72 Yol + 31,72 Feuilles de champ d’expér. = 33,58 kg. de champ de Sociétéhortic.| M contrôle — 20,83 kg.

Radis. 1886. DURE 26 2,295 0,0883 57 3,166 0,0555 + 59,05 %| + 59,05 % Panais. D:0. d:0 181 16,205 0,0885 507 29,067 0.,0573 + 54,45 | + 54,45 (1) Poireaux. D:0. d:0 51 7,705 0,1511 98 | 10,425 0,1063 + 42,11 | + 42,11 % - Selleri-rave. D:0. d:0 45 22,207 0,4990 98 3,722 0,3645 + 36,90 ‘l + 36,90 EE E— (Sans E, mû-| Expér. com- Brüdtorp. M | | / venant d'en haut res le 5/ymr [mencée le l?/wr Haricots. 1887. | 0,20 h:are 49 412 9,031 0,0219 | 49 413 | 5.100 00124 + 7661 ol + 76,611 RE Re RO 86. RE Société hortic. | on plus tôt | plus tôt. | Fraises de jardin. 1886. 2 il 0,255 0,00554 + 95,85 0h + 95,85 % * Mûres, en moyenne, 17 jours plus tôt sous l’influ- Dodo n | ence du courant, récoltées le %/ymr 87. Framboises. 1887. 0,20 h:are 49 47 0,510 0,01085 | 49 46 0,234 | 0,00509 | Rene dl ES CR Récolte le ‘x 87. — Si l'on réunit les deux récoltes, | lexcédant est de 48,7 1h.

7 # : 2 QE ÉSELER 46 | 41,438 0,04124 — B12 |— 5,12 Feuilles de champ d’expér. — 17,00 kilos. Société hortic. M * e » €econtr. —2413 , Carottes. 1886. 50m 695 27.201 0,03914 1009 116,028 0,05422 IAE | — 47,90 %]— 47,90 Brüdtorp. M D:0. 1887. 0,20 h:are 49 176,0 49,726 0,02825 | 49 2140 5,382 0,3364 —! 553 %l— 5,23 % Société hortic. M Choux-navets. 1886. 50% 8 2,869 0,3188 16 108,803 1,2800 |— 5546 th|— 55,46 % Brôdtorp. M D:0. 1887. 0,20 h:are| - 49 63 35,914 0,5701 | 49 89 28,684 1,9123 = 43,58 Yol— 4358 % Société hortic. M Choux-blancs. 1886. 50 13 14,025 1,0789 15 126,863 1,3941 = LE 454 Brüdtorp. M D:0. 1887. 0,20 h:are 49 99 131,750 1,3308 | 49 91 21.19 0,9647 ous GE EE Société hortic M Choux-raves. 1886. 07 15 14,72 0,9813 23 7,459 0,0458 + 958 + 258 % D:0. | feuilles Navets. 1886. d:0 91 4,356 0,0479 163 49,076 + Loi %|+ 101 Brüdtorp. M 42,501 | feuilles 35,701 rameaux Tabac. 1887. 0,20 h:are 49 108 25,926 49 108 | MENT — 9738 h|— 2728 %| rameaux Brüdtorp. M a GER [As Pois. 1887. 0,20 h:are 49 436 2,975 0,00682 | 49 445 D,738 0,01289 — 47,07 %|— 47,07 h Lin. D:0. > 49 1,275 2,978 —- 49 jai. 3,188 — 6,68 %l— 6,68 % grainles graines | :

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