Canal n.° 2. Largeur constante du canal, a= 12 pouces
pied. cub.
Dépense constante du canal, dans une seconde, p= 0,6007. Avant d’établir les digues , j’ai pris la hauteur de l’eau dans diverses sections , et j’ai obtenu ce qui suit.
Distances des sections dont on a pris la hauteur, comptées depuis l’endroit où l’on établissait les digues, ctà l’amont de'cet endroit.
ou hauteur de l’eaü dans chaque section.
ou vitesse moyenne conclue de la section et de la dépense du canal.
Avant établi les digues, l’une après l’autre, j’ai eu les résultats suivans.
Longueur de l’horizontale tirée par le point lé plus clevé du regonllement , comptée depuis la digue jusqu’à la rencontre de la surface du courant à l’amont d< la digue
ou hauteur de la surface du regonflement par rapport au sommet de la digue, prise à io pouces à l’amont de la digue
ou hauteur de la digue au-dessus du fond où elle était établie
ou
étendue du remou
à la paroi à droite du • courant
au G1 de l’eau
à la paroi à gauche du courant
1 S 4 ;ü ts‘ 8. 5 . 2
ro. 3 . 6
ex-
Pendant que le remou occasioné par la digue de la i. ère périence était invariablement établi, j’ai pris la hauteur de la section à 9 pieds à l’amont de la digue, et je l’ai trouvée de 1 p ouc %, ll s n -Ayant ensuite ôté la digue, et donne au remou le temps de disparaître, j’ai retrouvé la meme hauteur dans la section dont il s’agit.
12. Par la simple inspection de ces tableaux , et des profils des canaux dans lesquels ces expériences ont été faites , on voit:
ï.° Que le remou s*est toujours tenu plus bas, que le point où l’horizontale , tirée par l’endroit le plus éleve de la surface du regonllement, allait rencontrer la surface du courant, a l’amont de la digue.
2. 0 Par les trois premiers tableaux relatifs au canal n.° 1, on voit qu’à mesure que la hauteur de la section et la vitesse moyenne du courant augmentaient, l’étendue du remou, pour une meme digue, diminuait: c’est ce que l’on peut observer plus, aisément par la table suivante , qui contient les trois premières expériences de chacun des trois premiers tableaux, avec la dépense correspondante du canal, la vitesse moyenne du courant, la hauteur des digues, et 1 étendue du remou au fil de l’eau.
Les digues portées dans cette table ont, trois à trois , la même hauteur, à quelques douzièmes de ligne près : et l’on vo.t que l’étendue du remou , pour une même digue , est moindre a mesure que la hauteur de la section, et la vitesse moyenne du courant sont plus grandes.
3 .° L’étendue du remou est moindre au fil de leau , que près les parois du canal.
4. 0 On voit par les expériences rapportées à la suite de chaque tableau , que les sections du courant prises à peu de distance et à l’amont de l’origine du remou, ne souffrent aucune altération sensible , et conservent les mêmes hauteurs qu’elles ont, lorsque la digue n’existe pas, et que le cours de l’eau dans le canal est tout-à-fait libre.
5.° Enfin dans ces expériences la surface de 1 eau,.sur toute la longueur du regonflement, a toujours été convexe par rapport à l’observateur ; cette convexité, très-légère dans la partie intermédiaire de cette longueur , augmentait rapidement près de deux extrémités du regonflement, ou elle devenait très-considerabïe. Le raccordement delà surface naturelle du courant, au fil de l’eau, avec la surface convexe à l’origine du regonflement, se faisait sur une longueur insensible, de sorte que l’origine du regonflement, au fil de l’eau, était a l’endroit très-apparent et très-marque, où la surface convexe s’élevait subitement et comme par ressaut, au-dessus de la surface naturelle du courant.